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Français => Salon de thé => Discussion démarrée par: Parvaneh le janvier 08, 2018, 05:41:40 pm

Titre: Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le janvier 08, 2018, 05:41:40 pm
28 MARS 2018 - 22 JUILLET 2018

L’EMPIRE DES ROSES

CHEFS-D’OEUVRE DE L’ART PERSAN DU 19E SIÈCLE




Le musée du Louvre-Lens présente la toute première rétrospective au monde consacrée à l’art fastueux de la dynastie des Qajars. Ces brillants souverains régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Cette période est l’une des plus fascinantes de l’histoire du pays, qui s’inscrit alors dans le concert des nations, s’ouvre largement aux innovations et cherche à préserver son identité tout en assimilant la Modernité.
Originale et surprenante, la création artistique de cette époque est particulièrement riche et foisonnante, stimulée par une production de cour extrêmement virtuose. C’est ce que l’exposition met en lumière, à travers plus de 400 œuvres issues de très nombreuses collections privées et de grandes institutions européennes, nord-américaines et moyen-orientales, dont une grande part est présentée en exclusivité mondiale. Synthèse inédite et complète de l’art qajar, elle rassemble peintures, dessins, bijoux, émaux, tapis, costumes, photographies ou encore armes d’apparat, dans une scénographie immersive et colorée imaginée par M. Christian Lacroix.

 

L’Iran qajar : une histoire aussi riche que méconnue
Si les historiens se sont intéressés aux civilisations anciennes qui ont fleuri sur ce territoire grand comme trois fois la France, bien peu parmi eux se sont penchés sur les 18e et 19e siècles, dont l’étude par les spécialistes de l’art islamique est encore récente. Il s’agit pourtant d’une période charnière, aujourd’hui considérée comme une référence majeure pour les artistes iraniens contemporains.
En 1786, Agha Muhammad, un général d’armée, eunuque et chef de tribu, parvient à s’emparer du pouvoir et à se proclamer Shah, c’est-à-dire souverain d’Iran. Dès 1783, il s’installe dans une petite bourgade dont il fait sa capitale : Téhéran.

Après son assassinat en 1797, son neveu Fath Ali Shah monte sur le trône. La dynastie des Qajars se met alors en place et, avec elle, s’ouvre un 19e siècle mouvementé, sur le plan tant politique qu’artistique. Six souverains se succèdent jusqu’à Ahmad Shah, destitué en 1925 par Reza Khan, qui fondera la dynastie Pahlavi.

Durant cette période exceptionnelle, le développement artistique d’une production destinée à la cour met à l’honneur les techniques traditionnelles, comme la peinture, la verrerie ou l’art du métal, et les porte à un haut degré d’excellence. Les souverains qajars eux-mêmes pratiquent dessin et calligraphie en experts. Parallèlement, de nouvelles techniques font leur apparition, dont la photographie, qui joue un rôle fondamental dès son introduction par Nasseredin Shah dans les années 1840. Si les grandes thématiques iconographiques demeurent, les styles changent considérablement, et marquent encore en profondeur l’art iranien contemporain.

Le parcours de l’exposition
La section introductive de l’exposition emmène le visiteur sur les pas de quelques voyageurs européens, suivant en particulier le cheminement du peintre Jules Laurens ou de l’architecte Pascal Coste. Les publications que ces deux personnages tirent de leurs voyages sont à l’origine de l’essor des études européennes sur l’art et l’architecture de l’Iran, au 19e siècle. Cette introduction met ainsi en parallèle dessins, relevés, peintures et ouvrages de ces deux importants voyageurs.
La deuxième section brosse un panorama historique et politique de la période qajare. Après une galerie de portraits des différents souverains, le visiteur est invité à se pencher sur les liens étroits que la dynastie entretient, dès le début du siècle, avec ses homologues européens. La redécouverte de l’histoire nationale est aussi, comme en Europe, à l’origine de la naissance du nationalisme, tandis que la société iranienne est très marquée par les divers mouvements religieux, qui se mêlent aux contestations politiques.

La troisième section aborde les arts de la cour et leur codification selon une esthétique propre à la dynastie. Les Shahs, conscients de l’enjeu que peut représenter, sur le plan politique, la production artistique, sont eux-mêmes artistes. Utilisant savamment leur image, ils façonnent un nouvel écrin à leur pouvoir parfois chancelant, créant une cour luxueuse et raffinée, dans un décor architectural renouvelé. Panneaux de céramique, grandes peintures à l’huile, tapis, bijoux, costumes et instruments de musique participent de cette évocation.

La dernière section évoque les artistes, l’évolution de leur statut au cours du siècle, ainsi que leur rencontre avec la Modernité. Elle apporte ainsi un éclairage sur quelques dynasties d’artistes, ainsi que sur les principales thématiques privilégiées dans la peinture, la céramique ou l’art du métal. Leurs recherches de l’excellence des techniques traditionnelles ou d’une Modernité iranienne répondent aussi aux demandes des Shahs, fascinés par les innovations européennes, comme la photographie ou la lithographie, qui révolutionnent les arts iraniens. Des œuvres exceptionnelles, dont un immense chandelier en cristal de Baccarat, viennent ponctuer cette fin de parcours.

Une scénographie de M. Christian Lacroix
Passionné d’histoire de l’art, le designer Christian Lacroix a imaginé la scénographie de l’exposition comme une déambulation à travers les salles d’un opulent palais qajar.
Pour entrer dans la galerie, le visiteur franchit une porte monumentale reprenant la triple arcade des Ruines du palais d’Ashraff, tableau peint au 19e siècle par Jules Laurens et prêté par la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. Il est immédiatement accueilli par un splendide costume de scène créé par Christian Lacroix en 2001 pour le ballet Shéhérazade de Bianca Li à l’Opéra national de Paris.
À l’intérieur de la galerie d’exposition, la succession des salles est inspirée du château de plaisance de Souleymanieh, construit par Fath Ali Shah, dont la Bibliothèque municipale de l’Alcazar à Marseille conserve des plans dessinés en 1840 par l’architecte Pascal Coste.

Les salles sont ainsi regroupées en quatre modules architecturaux – correspondant aux quatre grandes sections de l’exposition – séparés entre eux par des ruelles intérieures. Chaque module décline à travers ses espaces différents tons d’une même couleur, caractéristique à la fois de l’art qajar et de l’univers de Christian Lacroix : le bleu, le rouge, le vert et le jaune. Des murs parés de soie et des allées recouvertes d’un tapis dessiné par le créateur évoquent la somptuosité des productions textiles iraniennes. En contraste, des chaises de style Napoléon III prêtées par le Mobilier national et des vitrines d’exposition du début du 20e siècle rappellent que les derniers souverains qajars furent influencés par l’art du Second Empire.

Commissariat
Commissaire : Gwenaëlle Fellinger, conservateur du patrimoine, département des Arts de l’Islam du musée du Louvre.
Commissaire associée : Hana Chidiac, responsable de l’unité patrimoniale Afrique du Nord et Proche-Orient du musée du quai Branly – Jacques Chirac.
L’exposition, ainsi que le colloque qui l’accompagne, bénéficient de l’aide généreuse du fonds Elahé Omidyar Mir-Djalali institué par le Roshan Cultural Heritage Institute, au sein du fonds de dotation du musée du Louvre.



https://www.louvrelens.fr/exhibition/lempire-des-roses/



(https://www.louvrelens.fr/wp-content/uploads/2017/11/Portrait-Asker-Khan-ambassadeur-Iran-542x800.jpg)

(https://www.louvrelens.fr/wp-content/uploads/2017/11/Reliure-decor-de-rose-et-de-rossignol-521x800.jpg)
Titre: Re : Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le mars 29, 2018, 04:07:06 pm
https://youtu.be/9gyTXNSylMk (https://youtu.be/9gyTXNSylMk)


(https://i1.wp.com/scribeaccroupi.fr/wp-content/uploads/2018/03/IMG_1509.jpg?resize=768%2C512)



Titre: Re : Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le avril 16, 2018, 12:37:01 pm
Louvre-Lens : l’art d’être perse


Paris Match| Publié le 16/04/2018



Le Louvre-Lens rallume les derniers feux des Qajars, cette dynastie iranienne qui a fini par s’endormir sur ses somptueux lauriers. Un voyage entre splendeur et décadence.

L’Iran attache un prix énorme à son passé. Avec la Chine, c’est la nation la plus ancienne du monde. Des Achéménides de Darius aux Pahlavi en passant par Abbas le Grand, les dynasties successives ont écrit une éblouissante saga. Deux mille cinq cents ans de fastes entre Suse, Persépolis, Ctésiphon, Tabriz, Chiraz, Ispahan… De ce pays compliqué comme ses tapis, des familles perses, parthes, sassanides, safavides et autres sont parties conquérir Babylone, tuer des empereurs romains, disputer Bagdad aux Ottomans, voler aux Grands Moghols le trône du Paon et le Koh i-Noor. Pourtant, dans cet interminable livre d’or, certaines pages sont rarement feuilletées.

Parmi elles, l’histoire des Qajars. Au pouvoir de 1796 à 1925, ils ont fait de Téhéran la capitale mais sont restés bras ballants face au recul inexorable de leur empire. Au nord, ils cèdent aux Russes la Géorgie et le Daghestan, puis tout le Caucase ; à l’est, ils laissent les Anglais leur tailler des croupières à la frontière indienne et sur les contreforts de l’Afghanistan. Partout, ils reculent. La misère s’étend. Les remparts montagneux des frontières bordent des déserts de pierres. Dans les villes poussiéreuses en briques de paille et d’argile, manteaux, plumes, burnous et cafetans se mêlent aux haillons. Les bazars sont envahis de mules, de chameaux, de musiciens, de vauriens, de derviches, mais l’économie somnole. L’heure de la Perse est passée. Les routes, les ponts, les caravansérails, tout tombe en ruine. Il n’y a même pas de chemin pavé pour gagner le palais d’été de Téhéran sur les pentes de l’Elbourz. Malgré ce profond sommeil, une lueur scintille.

Promenade à travers les salons d’un palais qajar
Dans les palais de la dynastie, une forme d’art de cour éblouissante incendie les pupilles des diplomates et des sujets du chah. Au Golestan, l’immense jardin baigné de fontaines et bordé de palais où règnent Fath Ali (1797-1834) puis Nasir al-Din (1848-1896), les deux plus grands souverains qajars, une succession de halls, de pavillons, de salles et de galeries transportent au paradis. Les murs intérieurs tapissés de miroirs, d’éclats de verre, de vitraux, de cristaux à facettes, de glaces en lentilles ou en prismes étincellent. Constellé de pierreries et de brillants, le chah sur son trône semble refléter deux mille cinq cents ans de grandeur. Les halls aux miroirs, aux diamants, à l’ivoire, aux éclats, au cristal se succèdent sur une mer de marbre et de mosaïque blanche. Les chandeliers et les lustres resplendissent. L’art qajar flamboie. Mais il sait aussi être discret, doux et tendre quand ses peintres s’attaquent aux portraits. Si Fath Ali, si fier de ses yeux de biche et de sa barbe à la Nabuchodonosor, s’est fait peindre aussi souvent qu’il eut d’enfants (159), dans son sillage, toute la cour s’est offerte aux pinceaux des artistes de Téhéran. Le résultat est plein de charme, à mi-chemin entre les miniatures des ères précédentes et l’art occidental qui imprègne déjà le Proche-Orient. Tout comme la photographie qui emballe Nasir al-Din et se répand très vite en Iran.

http://www.parismatch.com/Culture/Art/Louvre-Lens-l-art-d-etre-perse-1495718


(http://resize1-parismatch.ladmedia.fr/r/940,860/img//var/news/storage/images/media/images/sc_oe0684_jpg/24482930-1-fre-FR/SC_OE0684_jpg_inside_full_content_pm_v8.jpg)
Couronne en cuivre et émail peint, d’Aqa Muhammad Shah, fondateur de la dynastie des Qajars, vers 1788 (palais du Golestan, Téhéran).
© DR
Titre: Re : Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le avril 25, 2018, 04:28:22 pm
https://youtu.be/bUrUlnVjar0 (https://youtu.be/bUrUlnVjar0)
Titre: Re : Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le mai 25, 2018, 07:19:45 pm
8 juin : Princes, princesses, perles et moustaches

Bal costumé & ateliers de préparation



Sur une proposition originale de Raphaëlle Delaunay
La mode de la cour Qajare est extrêmement raffinée : somptueuses parures, joailleries… Les hommes portent la moustache et la barbe, mais aussi de magnifiques tenues d’apparat. Les femmes, élégantes, suivent la mode en portant également la moustache, allant jusqu’à en dessiner une lorsque celle-ci n’est pas assez prononcée ! S’inspirant de danses traditionnelles croisées à son propre parcours, la chorégraphe Raphaëlle Delaunay (également accueillie cette saison avec Soma) proposera une soirée chatoyante, pleine de bonne humeur et accessible à tous, petits et grands !

Dress-code : perles et moustaches

Durée : 1h30

Les ateliers de préparation du bal costumé
Pour préparer au mieux sa tenue de bal, le musée du Louvre-Lens propose des visites-ateliers en famille, pour s’immerger dans les fastes de la mode qajare. Les joyaux, tissus et portraits d’apparat serviront de modèles pour la création d’accessoires à arborer fièrement le 8 juin.

Les dimanches 13, 20 et 27 mai à 15h30 (prévoir 1h30).

(https://www.louvrelens.fr/wp-content/uploads/2017/11/DAI-MAO-798-recadre-800x600.jpg)
Titre: Re : Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le juin 08, 2018, 01:30:00 pm
S'il y en a parmi vous qui ont la flemme d'aller voir l'exposition au musée du Louvre Lens, je ne puis que vous encourager vivement d'y aller ! Elle est tout simplement magnifique et je dirais grandiose !  :smiley:

Il a y des visites guidées. Celle de 15h00 était très bien faite par une guide expliquant très bien l'histoire politico-religieuse, l'histoire des objets.

N.B. : si vous voulez la visite guidée, n'oubliez pas de le préciser en achetant le billet.

La boutique propose des objets, livres sur l'exposition et bien plus. Il y a même les produits de la collection Fragonard sur la Perse !

J'ai appris d'un couple gérant des chambres d'hôtes à Lens a eu 2/3 fois toutes leurs chambres réservées par des familles iraniennes.

Il y a une navette gratuite de la gare de Lens au musée.

J'espère que je vous ai convaincus d'y aller.



Titre: Re : Art persan au Louvre Lens du 28/03 au 22/07/2018 "l'Empire des Roses"
Posté par: Parvaneh le juillet 20, 2018, 05:00:20 pm
L’exposition "L'Empire des roses" est gratuite pour tous les samedi 21, dimanche 22 et lundi 23 juillet

Je recommande une nouvelle fois de voir cette expo. Elle est vraiment merveilleuse. Unique !


Inaugurée le 28 mars, l’exposition « L’Empire des roses. Chefs-d’œuvre de l’art persan du 19e siècle » fermera ses portes le lundi 23 juillet à 18h.
Pour accompagner ces derniers jours, de nombreuses visites guidées sont proposées, ainsi que des ateliers créatifs gratuits pour les familles.
L’occasion d’apprécier une dernière fois près de 400 œuvres venues du monde entier, souvent inédites, et présentées dans une scénographie imaginée par Monsieur Christian Lacroix.



https://www.facebook.com/events/848687135327648/