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Sujets - Parvaneh

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28 MARS 2018 - 22 JUILLET 2018

L’EMPIRE DES ROSES

CHEFS-D’OEUVRE DE L’ART PERSAN DU 19E SIÈCLE




Le musée du Louvre-Lens présente la toute première rétrospective au monde consacrée à l’art fastueux de la dynastie des Qajars. Ces brillants souverains régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Cette période est l’une des plus fascinantes de l’histoire du pays, qui s’inscrit alors dans le concert des nations, s’ouvre largement aux innovations et cherche à préserver son identité tout en assimilant la Modernité.
Originale et surprenante, la création artistique de cette époque est particulièrement riche et foisonnante, stimulée par une production de cour extrêmement virtuose. C’est ce que l’exposition met en lumière, à travers plus de 400 œuvres issues de très nombreuses collections privées et de grandes institutions européennes, nord-américaines et moyen-orientales, dont une grande part est présentée en exclusivité mondiale. Synthèse inédite et complète de l’art qajar, elle rassemble peintures, dessins, bijoux, émaux, tapis, costumes, photographies ou encore armes d’apparat, dans une scénographie immersive et colorée imaginée par M. Christian Lacroix.

 

L’Iran qajar : une histoire aussi riche que méconnue
Si les historiens se sont intéressés aux civilisations anciennes qui ont fleuri sur ce territoire grand comme trois fois la France, bien peu parmi eux se sont penchés sur les 18e et 19e siècles, dont l’étude par les spécialistes de l’art islamique est encore récente. Il s’agit pourtant d’une période charnière, aujourd’hui considérée comme une référence majeure pour les artistes iraniens contemporains.
En 1786, Agha Muhammad, un général d’armée, eunuque et chef de tribu, parvient à s’emparer du pouvoir et à se proclamer Shah, c’est-à-dire souverain d’Iran. Dès 1783, il s’installe dans une petite bourgade dont il fait sa capitale : Téhéran.

Après son assassinat en 1797, son neveu Fath Ali Shah monte sur le trône. La dynastie des Qajars se met alors en place et, avec elle, s’ouvre un 19e siècle mouvementé, sur le plan tant politique qu’artistique. Six souverains se succèdent jusqu’à Ahmad Shah, destitué en 1925 par Reza Khan, qui fondera la dynastie Pahlavi.

Durant cette période exceptionnelle, le développement artistique d’une production destinée à la cour met à l’honneur les techniques traditionnelles, comme la peinture, la verrerie ou l’art du métal, et les porte à un haut degré d’excellence. Les souverains qajars eux-mêmes pratiquent dessin et calligraphie en experts. Parallèlement, de nouvelles techniques font leur apparition, dont la photographie, qui joue un rôle fondamental dès son introduction par Nasseredin Shah dans les années 1840. Si les grandes thématiques iconographiques demeurent, les styles changent considérablement, et marquent encore en profondeur l’art iranien contemporain.

Le parcours de l’exposition
La section introductive de l’exposition emmène le visiteur sur les pas de quelques voyageurs européens, suivant en particulier le cheminement du peintre Jules Laurens ou de l’architecte Pascal Coste. Les publications que ces deux personnages tirent de leurs voyages sont à l’origine de l’essor des études européennes sur l’art et l’architecture de l’Iran, au 19e siècle. Cette introduction met ainsi en parallèle dessins, relevés, peintures et ouvrages de ces deux importants voyageurs.
La deuxième section brosse un panorama historique et politique de la période qajare. Après une galerie de portraits des différents souverains, le visiteur est invité à se pencher sur les liens étroits que la dynastie entretient, dès le début du siècle, avec ses homologues européens. La redécouverte de l’histoire nationale est aussi, comme en Europe, à l’origine de la naissance du nationalisme, tandis que la société iranienne est très marquée par les divers mouvements religieux, qui se mêlent aux contestations politiques.

La troisième section aborde les arts de la cour et leur codification selon une esthétique propre à la dynastie. Les Shahs, conscients de l’enjeu que peut représenter, sur le plan politique, la production artistique, sont eux-mêmes artistes. Utilisant savamment leur image, ils façonnent un nouvel écrin à leur pouvoir parfois chancelant, créant une cour luxueuse et raffinée, dans un décor architectural renouvelé. Panneaux de céramique, grandes peintures à l’huile, tapis, bijoux, costumes et instruments de musique participent de cette évocation.

La dernière section évoque les artistes, l’évolution de leur statut au cours du siècle, ainsi que leur rencontre avec la Modernité. Elle apporte ainsi un éclairage sur quelques dynasties d’artistes, ainsi que sur les principales thématiques privilégiées dans la peinture, la céramique ou l’art du métal. Leurs recherches de l’excellence des techniques traditionnelles ou d’une Modernité iranienne répondent aussi aux demandes des Shahs, fascinés par les innovations européennes, comme la photographie ou la lithographie, qui révolutionnent les arts iraniens. Des œuvres exceptionnelles, dont un immense chandelier en cristal de Baccarat, viennent ponctuer cette fin de parcours.

Une scénographie de M. Christian Lacroix
Passionné d’histoire de l’art, le designer Christian Lacroix a imaginé la scénographie de l’exposition comme une déambulation à travers les salles d’un opulent palais qajar.
Pour entrer dans la galerie, le visiteur franchit une porte monumentale reprenant la triple arcade des Ruines du palais d’Ashraff, tableau peint au 19e siècle par Jules Laurens et prêté par la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. Il est immédiatement accueilli par un splendide costume de scène créé par Christian Lacroix en 2001 pour le ballet Shéhérazade de Bianca Li à l’Opéra national de Paris.
À l’intérieur de la galerie d’exposition, la succession des salles est inspirée du château de plaisance de Souleymanieh, construit par Fath Ali Shah, dont la Bibliothèque municipale de l’Alcazar à Marseille conserve des plans dessinés en 1840 par l’architecte Pascal Coste.

Les salles sont ainsi regroupées en quatre modules architecturaux – correspondant aux quatre grandes sections de l’exposition – séparés entre eux par des ruelles intérieures. Chaque module décline à travers ses espaces différents tons d’une même couleur, caractéristique à la fois de l’art qajar et de l’univers de Christian Lacroix : le bleu, le rouge, le vert et le jaune. Des murs parés de soie et des allées recouvertes d’un tapis dessiné par le créateur évoquent la somptuosité des productions textiles iraniennes. En contraste, des chaises de style Napoléon III prêtées par le Mobilier national et des vitrines d’exposition du début du 20e siècle rappellent que les derniers souverains qajars furent influencés par l’art du Second Empire.

Commissariat
Commissaire : Gwenaëlle Fellinger, conservateur du patrimoine, département des Arts de l’Islam du musée du Louvre.
Commissaire associée : Hana Chidiac, responsable de l’unité patrimoniale Afrique du Nord et Proche-Orient du musée du quai Branly – Jacques Chirac.
L’exposition, ainsi que le colloque qui l’accompagne, bénéficient de l’aide généreuse du fonds Elahé Omidyar Mir-Djalali institué par le Roshan Cultural Heritage Institute, au sein du fonds de dotation du musée du Louvre.



https://www.louvrelens.fr/exhibition/lempire-des-roses/






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Table ronde / Iran : les cours d'anglais bannis des écoles primaires
« le: janvier 07, 2018, 03:47:23 pm »
Et ils apprendront quelle langue à la place ?

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L'enseignement de l'anglais interdit en primaire en Iran

07/01 | 15:42 | Par Les Echos

L'enseignement de l'anglais a été interdit dans les classes de l'école primaire en Iran après la décision du guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, que cette pratique favorisait une « invasion culturelle » occidentale.


http://live.lesechos.fr/91/0301113648591.php#xtor=RSS-8

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Publié le 30/12/2017 (ladepeche.fr)

Manifestation à Téhéran malgré la mise en garde du gouvernement


La police a dispersé samedi avec des gaz lacrymogènes des jeunes manifestant contre le pouvoir à Téhéran après la mise en garde du gouvernement contre les "rassemblements illégaux", au troisième jour d'un mouvement de protestation contre les difficultés économiques et le régime.

Des dizaines d'étudiants se sont rassemblés samedi à la mi-journée devant l'entrée principale de l'université de Téhéran pour protester contre le pouvoir, avant que les forces de l'ordre ne les dispersent avec des gaz lacrymogènes.

Des centaines d'étudiants prorégime criant des slogans contre les "séditieux" ont pris un peu plus tard le contrôle du lieu, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Mais en fin d'après-midi, des centaines de personnes ont manifesté ailleurs dans le quartier de l'université, scandant des slogans hostiles au pouvoir, avant d'être dispersées par la police anti-émeute largement déployée.

Des médias ont fait état de poubelles incendiées et autres destructions à Téhéran, dénonçant les "fauteurs de trouble".

Des vidéos diffusées sur la messagerie cryptée Telegram montrent des milliers de manifestants criant notamment "mort au dictateur", présentant ces protestations comme ayant eu lieu notamment dans les villes de Khorramabad, Zanjan ou Ahvaz, dans l'ouest du pays.

Ces images étaient cependant invérifiables dans l'immédiat et les médias locaux ont gardé le silence sur de nouveaux rassemblements samedi en province.

Sur Twitter, le ministre des Télécommunications, Mohammad-Javad Jahormi, a accusé Telegram, très suivi en Iran, d'encourager le "soulèvement armé".

'Rassemblements illégaux'

Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli avait demandé à la population de ne pas participer aux "rassemblements illégaux".

Face aux maux économiques du pays, isolé et soumis pendant des années à des sanctions internationales pour ses activités nucléaires sensibles, des protestations sociales ont eu lieu jeudi et vendredi dans plusieurs villes de province dont celle de Machhad, la deuxième d'Iran.

Des protestataires ont scandé des slogans hostiles au pouvoir dont le président Hassan Rohani.

Le nombre des manifestants était limité à quelques centaines mais c'est la première fois qu'autant de villes sont touchées par un tel mouvement depuis 2009, lorsqu'un mouvement de contestation contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad avait été violemment réprimé.

D'ailleurs, le pouvoir a mobilisé samedi des dizaines de milliers de personnes dans le pays pour marquer l'anniversaire du grand rassemblement prorégime qui avait sonné en 2009 la fin de ce mouvement.

Lors des rassemblements à Téhéran et dans d'autres villes d'Iran, les manifestants arboraient des portraits du numéro un Ali Khamenei et portaient des pancartes avec l'inscription "Mort à la sédition".

Pour la première fois samedi, la télévision d'Etat a diffusé des images des manifestations de jeudi et vendredi, jugeant nécessaire d'entendre "les revendications légitimes" de la population:shocked: Mais elle a aussi dénoncé les médias et les groupes "contre-révolutionnaires" à l'étranger qui cherchent, selon elle, à exploiter ces rassemblements.

Des dizaines de personnes ont été arrêtées depuis jeudi, mais la plupart ont été libérées selon la télévision. La police est intervenue dans certaines villes, notamment avec des canons à eau.

'Droit d'être entendus'

Les arrestations ont été condamnées par les Etats-Unis, dont le président Donald Trump est hostile à Téhéran. "Le gouvernement iranien devrait respecter leurs droits, notamment leur droit de s'exprimer", a tweeté M. Trump au sujet des protestataires.

Le ministère des Affaires étrangères à Téhéran a répliqué que le peuple iranien n’accordait "aucune valeur (...) aux déclarations opportunistes" de Washington.

Ces derniers jours, certains manifestants ont même scandé des slogans en faveur de la monarchie:cheesy: renversée par la révolution islamique en 1979. D'autres ont demandé au régime d'abandonner son soutien militaire et financier à des mouvements régionaux alliés pour s'occuper de sa propre population.

Samedi, le quotidien réformateur Arman titrait "Signal d'alarme" alors que les appels au gouvernement se multiplient pour mettre fin aux maux économiques.

La promesse de relancer l'économie, affaiblie par des sanctions internationales, a été au cœur des campagnes présidentielles de M. Rohani, un religieux modéré réélu en mai pour un deuxième mandat.

S'il a pu parvenir à la levée de certaines sanctions économiques après l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et qu'il a réussi à maîtriser l'inflation à environ 10%, le taux de chômage demeure élevé (12%) selon des chiffres officiels.

Hesamoddin Ashna, conseiller culturel de M. Rohani, a estimé sur Twitter que, vu les "défis importants" auxquels était confronté le pays, "le chômage, l'inflation, la corruption", les gens avaient le "droit d'être entendus".


https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/30/2713510-iran-met-garde-contre-rassemblements-illegaux-apres-protestations.html

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France 2, émission chrétiens Orientaux, « Le monastère arménien de Saint Thaddée en Iran : le pèlerinage millénaire »

Selon la Tradition de l’Eglise Apostolique Arménienne, l’apôtre saint Thaddée a été le premier évangélisateur de l’Arménie. Persécuté et martyrisé, il a été enterré dans les montagnes situées au Nord de l’Iran d’aujourd’hui.

Dès les premiers siècles sa tombe est devenue l’un des principaux lieux de pèlerinage du peuple arménien. Le magnifique monastère a eu un fort rayonnement jusqu’au génocide de 1915. Il était considéré comme une deuxième Etchmiadzine (la ville sainte).

Depuis 60 ans, malgré la disparition des moines, le pèlerinage a repris dans ce monastère classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Pendant trois jours, les arméniens d’Iran, d’Arménie et du monde entier viennent camper autour du lieu saint. Les croyants viennent prier, confier leurs joies et leurs peines à l’Apôtre. Mais ils vivent aussi une fraternité dans un climat exceptionnel où les femmes peuvent retirer le voile islamique et vivre les traditions arméniennes. C’est une véritable terre chrétienne en terre d’Islam.

Avec la participation de Mgr Krikor Tchifdjian, évêque arménien de Tabriz (Iran), Kéram Kévonian (association Terre et Culture), Père Houssik Sargsyan et les fidèles arméniens d’Iran.

https://www.oeuvre-orient.fr/2017/12/11/france-2-emission-chretiens-orientaux-monastere-armenien-de-saint-thaddee-iran-pelerinage-millenaire/



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N° 2364 - 21 Décembre 2017




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Bon plan - Air France Joon : 7 nouvelles destinations à partir de 39 €


La filiale à bas coût d'Air France Joon, qui lance ses premiers vols aujourd'hui vers Berlin, Lisbonne, Porto et Barcelone, a annoncé l'ouverture de 7 nouvelles lignes dès le printemps 2018.

En Europe, dès le 25 mars 2018, elle desservira Rome, Naples, Oslo et Istanbul. Pour l'occasion, la compagnie propose 25 000 sièges à partir de 39 € (99 € pour Istanbul) à acheter jusqu'au 6 décembre 2017, pour des vols du 25 mars au 6 mai et du 14 mai au 24 juin 2018.

Hors Europe, trois nouvelles lignes sont programmées : Le Caire (Egypte) dès le 25 mars 2018 à partir de 149 €, Le Cap (Afrique du Sud) dès le 1er avril 2018 à partir de 279 € et Téhéran (Iran) dès le 2 avril 2018 à partir de 149 €.

Elle s'ajoutent aux liaisons vers Fortaleza (Brésil) à partir de 249 € et Mahé (Seychelles) à partir de 299 €.



http://www.routard.com/actualite-du-voyage/cid136513-air-france-joon-7-nouvelles-destinations-a-partir-de-39-eur.html

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mercredi 20 décembre à 15:30 - 18:00

Amphithéâtre de Gestion Oury (Centre Sorbonne) 14 rue Cujas 75005 Paris


Billets/S'enregistrer/ + le programme : https://www.eventbrite.co.uk/e/la-levee-des-sanctions-economiques-en-iran-tickets-40902251736?aff=efbeventtix

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Table ronde / La une du Figaro du lundi 27 novembre
« le: novembre 27, 2017, 08:46:14 am »
Liban, Syrie, Irak : comment l'Iran étend son emprise


L'Iran est devenu une puissance régionale dont l'influence s'étend de la frontière afghane jusqu'à la Méditerranée. Sa rivalité avec l'Arabie saoudite fracture les pays du Levant.

Au levant, il y aura un avant et un après Abu Kamal. Cette ville - la dernière de Syrie aux mains de Daech le long de l'Euphrate à la frontière avec l'Irak - a été reprise, mi-novembre, par l'armée de Bachar el-Assad et ses alliés iraniens des gardiens de la révolution, épaulés par des miliciens chiites libanais et irakiens. Ainsi s'ouvrait pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique d'Iran en 1979 un corridor territorial reliant Téhéran, Bagdad, Damas et Beyrouth.

Dans une course effrénée, les alliés kurdes des États-Unis dans le nord de la Syrie ont tenté, en vain, de bloquer l'avancée de leurs adversaires. Tandis que les djihadistes sunnites s'enfuyaient dans le désert irakien d'al-Anbar, la création de ce «croissant chiite», redouté dès 2004 par le roi Abdallah de Jordanie, voyait le jour dans les sables du désert. Au grand dam de l'Arabie saoudite, leader du monde sunnite, qui affronte par procuration son ennemi chiite iranien en Irak et en Syrie, mais aussi au Liban au Yémen et à Bahreïn. Une guerre politique pour le contrôle du Moyen-Orient, qui instrumentalise les tensions religieuses entre les frères ennemis de l'islam.

Dans cette guerre qui se joue dans des États faibles, le modèle iranien est incontestablement plus efficace


http://www.lefigaro.fr/international/2017/11/26/01003-20171126ARTFIG00160-au-levant-l-iran-impose-son-croissant-chiite.php

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Iran, le réveil d'un géant

Sur France 5 Mercredi 29 novembre 2017 à 20:50

Inédit :

Isolé pendant près de 40 ans, l'Iran semble aujourd'hui prêt à renouer avec le monde. L'écrasante majorité des Iraniens veut que le pays s'ouvre et fasse valoir son incroyable potentiel : des réserves de gaz et de pétrole sous-exploitées, une population jeune et éduquée, une culture et un patrimoine riches. Mais au coeur du pouvoir iranien, un puissant corps d'élite s'oppose à l'ouverture et au dialogue. Les Gardiens de la révolution, placés sous l'autorité du Guide suprême, sont l'un des piliers de la République islamique. Si la réélection des modérés au pouvoir annonce des jours meilleurs, la patience est de mise.


http://www.programme-tv.net/programme/culture-infos/11262430-iran-le-reveil-d-un-geant/

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Mais qu'a promis le gvt français en échange de Saad Hariri et de sa famille ???


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Sputnik le 17/11/2017

Téhéran s'en prend à la partialité de Paris au Proche-Orient


Répondant à la critique de sa politique étrangère émise par Paris, Téhéran a accusé la France d’avoir une attitude partiale envers les problèmes du Proche-Orient.

En réponse aux critiques du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, l'Iran a accusé vendredi la France de «partialité», affirmant que son approche aggravait les crises au Proche-Orient, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères iranien.

«Malheureusement, il semble que la France ait un regard partial et partisan sur les crises de la région et cette approche, volontairement ou involontairement, conduit même à transformer des crises potentielles en crises réelles», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi.

«Des officiels de certains pays se rendent dans la région du Golfe et, ignorant les réalités et se trouvant sous l'influence des officiels saoudiens, font des déclarations gratuites contre l'Iran. Une telle approche ne contribuera pas à la résolution des problèmes régionaux», a ajouté la diplomatie iranienne.
Le ministère des Affaires étrangères iranien a ainsi répondu aux déclarations de Jean-Yves Le Drian qui avait déclaré la veille, lors d'une visite en Arabie saoudite, que la France s'inquiétait des «tentations hégémoniques» de Téhéran.


https://fr.sputniknews.com/international/201711171033920260-teheran-paris-partialite-crises-proche-orient/

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Israël prêt à coopérer avec Riyad pour "faire face à l'Iran"


Par  Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 16/11/2017


Israël est prêt à coopérer et à échanger des renseignements avec l'Arabie saoudite "pour faire face à l'Iran", a déclaré le chef d'état-major israélien Gadi Eisenkot dans un entretien avec le site d'informations Elaph publié aujourd'hui.

"Nous sommes prêts à échanger notre expérience et les informations provenant du renseignement avec les pays arabes modérés pour faire face à l'Iran", a déclaré au site Elaph le lieutenant-général Eisenkot, dont les propos ont été confirmés par l'armée israélienne.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/11/16/97001-20171116FILWWW00248-israel-pret-a-cooperer-avec-ryad-pour-faire-face-a-l-iran.php

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Salon de thé / Iran Air déménagera d’Orly vers Roissy
« le: novembre 13, 2017, 01:48:48 pm »
Publié le 10 novembre 2017


La compagnie aérienne Iran Air devrait changer d’aéroport parisien à la fin la saison hivernale, s’installant à Roissy-Charles de Gaulle mais conservant ses deux vols par semaine au départ de Téhéran.

A partir du 27 mars 2018 selon Airlineroute, la compagnie nationale iranienne quittera l’aéroport d’Orly pour s’installer à Paris-CDG. Les vols au départ de sa base à Téhéran-Imam Khomeini, opérés en Airbus A330-200 pouvant accueillir 32 passagers en classe Affaires et 206 en Economie, décolleront toujours le mardi et le vendredi à 10h15 pour atterrir à 14h00 ; les vols retour quitteront la France à 15h30 pour atterrir à 23h50. Iran Air est en concurrence entre les deux capitales avec Air France et Mahan Air.

Le réseau international d’Iran Air compte aujourd’hui 22 destinations, dont trois en Allemagne, deux en Italie, deux en Suède, Londres, Amsterdam ou Beyrouth entre autres. Elle propose également 23 routes intérieures.

La compagnie iranienne a mis en service trois des cent Airbus commandés l’année dernière, un A321 et deux A330-200, alors que son Président Exécutif Farhad Parvaresh estimait en mai que « sept ou huit » appareils seraient livrés cette année. Iran Air attend au total 38 appareils de la famille A330 (dont des A330-900neo), 46 appareils de la famille A320 et seize A350XWB. Sur le réseau régional, elle a mis en service quatre des vingt ATR 72-600 commandés fermes. Rappelons qu’elle a d’autre part repoussé à 2018 l’arrivée des 80 Boeing attendus, soit quinze 777-300ER, quinze 777-9 et cinquante 737 MAX.


http://www.air-journal.fr/2017-11-10-iran-air-demenagera-dorly-vers-roissy-5190303.html

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Les dirigeants Yéménite et Libanais se retrouvent en Arabie Saoudite et accusent l'Iran de tous leurs maux... Pain béni pour les USA.

Que va faire l'Arabie Saoudite et ses alliés ? Bombarer le Liban comme au Yémen ?!!


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Le premier ministre libanais annonce sa démission

Par  Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 04/11/2017



Le premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé samedi, à la surprise générale, sa démission en accusant le Hezbollah chiite et son allié iranien de «mainmise» sur le Liban et en affirmant avoir peur d'être assassiné.
«J'annonce ma démission du poste de premier ministre», a déclaré Hariri, qui se trouve actuellement en Arabie saoudite, dans un discours retransmis par la chaîne satellitaire Al-Arabiya.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/11/04/97001-20171104FILWWW00058-le-premier-ministre-libanais-saad-hariri-annonce-sa-demission.php

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Table ronde / Nice : "réussir son business en Iran" le 17 novembre
« le: octobre 30, 2017, 10:57:48 am »
Vous êtes intéressé par le marché iranien ? Rencontrez des experts et partagez l'expérience d'entreprise qui maîtrisent ce marché.

Conférence organisée par l'Apex et animée par Xavier Gesnouin, président du Comité Nice-Côté d'Azur des CCE.

De 14h à 16h, à l'IPAG Business School

4, Boulevard Carabacel

Inscription obligatoire

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Le Figaro du 26 octobre 2017


Il y a 50 ans, le couronnement du chah d'Iran et de Farah Diba



LES ARCHIVES DU FIGARO - Le 26 octobre 1967, le chah d'Iran prend le titre d'empereur après 26 ans de règne. Son épouse, Farah devient la chahbanou. Notre reporter Hélène de Turckheim nous raconte la cérémonie digne d'un conte des Mille et une nuits.

La splendeur et le luxe d'un conte oriental: la capitale scintille «sous les ors et le jaillissement des lumières» raconte notre envoyée spéciale à Téhéran la veille du couronnement. Toutes les rues sont transformées en «voies triomphales». Les monuments publics sont éclairés de «mosaïques de paillettes lumineuses». Dans les rues plus modestes, on découvre des portraits des souverains et des drapeaux. Après un quart de siècle de règne, Reza Pahlavi se fait donc couronner: double fête, c'est également son quarante-huitième anniversaire.
La ferveur populaire est spontanée. Les personnes interrogées trouvent une véritable signification dans ce couronnement. «Dans ce pays qui a toujours connu la monarchie, qui est fait d'une multitude de peuples et de langues, le roi symbolise l'unité et, pour les petits paysans, il est le libérateur du joug féodal» explique une universitaire à Hélène de Turckheim. Les jeunes «intellectuels» croient voir un effet de communication de la part du roi: il veut «marquer son règne par un nouveau style». Il y aura ainsi un avant et un après 26 octobre.

La chahbanou

Le Chah décide d'un geste très symbolique de couronner sa troisième épouse Farah Diba. Une première! Désormais l'impératrice pourra éventuellement être à la tête du pays. La couronne, pesant près de 2 kilos, est conçue par le joaillier Van Cleef et Arpels (105 perles, 34 rubis, 2 spinelles, 38 émeraudes et 1.469 brillants); la tenue de sacre de la reine a été dessinée par la maison de haute couture Dior. Les invités doivent porter des robes longues, des chapeaux sans bord et des gants longs. Les couleurs pastel sont de rigueur.
Le point culminant de la cérémonie reste le couronnement: «on plonge dans l'iréél» s'étonne notre journaliste. Ce couronnement s'apparente à un conte de fées, rappelle les légendes de la Perse ancienne. Découvrez le reportage d'Hélène de Turckheim où se mêle surprise et émerveillement.

Il y a en Iran une coutume qu'on appelle le «Tchechmer Rochan» . Quand quelque chose se produit pour un Iranien, il donne une belle fête, puis il invite ses amis pour partager sa joie.
C'était un peu cela le couronnement. Somptueux et familiers, à la fois, les souverains fêtaient avec les leurs leur nouvelle prospérité.

Contrairement à ce qui se passe en Angleterre (et visiblement le protocole iranien a pris souvent modèle sur le couronnement d'Elizabeth II, ce ne sont pas les gens de la rue qui se sont levés le plus tôt aujourd'hui. À 7 heures du matin, alors qu'arrivaient au palais du Golestan les premiers des 2.500 invités (le protocole avait prévu quatre heures de mise en place), les rues étaient encore vides, les volets partout fermés. Il est vrai que jusqu'à 2 heures les habitants de Téhéran avaient vécu une nuit complètement folle. Des embouteillages monstres, des processions d'énormes Cadillacs charriant depuis les campagnes des douzaines de femmes drapées dans leur tchador, des gens qui chantaient dans les rues, des radios hurlant au maximum sur les toits, des taxis, des pétarades. Au Palais, l'atmosphère était à un peu plus grande qu'un grand salon parisien, aux murs gris perle, couverts de miroirs, les papotages, les baisers entre amis qui se retrouvaient, ajoutaient encore à cette impression de fête familiale. Dans le parc, en attendant l'arrivée des souverains, les femmes en robe longue, les hommes en habit montaient et descendaient le long des hautes tribunes, prenaient le frais sous les arbres, fumaient près des bassins. Il ne manquait que le passage des habituels porteurs de plateaux de thé.

Des émeraudes grosses comme des œufs

À l'intérieur, le peintre Yves Brayer, en tenue d'académicien, prend des croquis sur son carnet. Le premier ministre, pour une fois sans orchidée à son revers, met au point sa caméra japonaise. Entre Karim et Saddrutin, la Bégum se fait surtout remarquer par sa jupe courte (robe de mousseline beige brochée d'or et bordée de vison), la seule de l'assistance. Les invitées auxquelles la reine avait imposée une grande discrétion de coloris (pourtant le vert et le jaune dominent), se sont rattrapées sur les broderies. Tout ce que la haute couture parisienne a fait de plus scintillant se reconnaît sur les gradins. Plusieurs exemplaires des mêmes robes se tournent rageusement le dos et on a même compté une bonne quarantaine d'identiques couvre-chefs en forme de fez, terminés par un gland fleuri.

Dans la tribune royale, des bijoux comme on en voit jamais dans les cours occidentales. Des émeraudes grosses comme des murs sur la tiare de la princesse Ashraf, de sa soeur, la princesse Shams et de leur nièce, la princesse Shahanaz, fille aînée du chah. Même l'adorable petite Farahnaz, âgée de 4 ans, porte un fin collier de brillants qui retient son chignon bouclé. Plus modeste, la mère de Farah s'est contentée d'un léger diadème d'émeraudes, mais les diamants de son collier sont gros comme des noix. Très maîtresse d'elle-même, Mme Farideh Diba... Beaucoup d'allure et portant haut le menton, elle paraît beaucoup moins émue qu'on ne s'y attendait.

L'émotion serait plutôt du côté de la fille aînée du roi qui ne cesse d'essuyer ses larmes et son rimmel.
L'émotion serait plutôt du côté de la fille aînée du roi qui ne cesse d'essuyer ses larmes et son rimmel que pour s'occuper de sa petite sœur qui bâille, bat des pieds, se lève, danse sur place et se fait faire les gros yeux par sa mère. Car la reine a l'œil à tout.

Très troublée au début (ses mains jointes tremblent quand elle apparaît vêtue de sa seule robe blanche barrée d'une décoration bleue et de ses somptueuses émeraudes) elle retrouve vite le sourire et la majesté dès que le chah a pris place auprès d'elle. Un clin d'œil à son époux qui semble, lui, extrêmement ému, un haussement de sourcils à son fils qui s'affaisse sur son trône un geste vers son chambellan; elle veille à la perfection de l'ensemble qu'elle a mis au point elle-même avec la plus extrême précision.

Parmi les fleurs et les jets d'eau

Et tout à coup, on plonge dans l'irréel. Le chah, sur son trône d'or et de pierreries, avec sa haute couronne, sa cape de cachemire, son épée de rubis et son sceptre de brillants dans la main droite: c'est une image sortie du XVIIe siècle. La chahbanou, agenouillée devant son roi, sur un coussin d'or, tandis qu'il lui sourit, c'est une enluminure au Moyen Age. Dans sa cape de velours vert, sous sa haute couronne d'émeraudes et de rubis, l'impératrice ressemble à une icône byzantine. La sortie de la salle avec l'arrêt buffet devant une coupe de champagne redevient un événement mondial, plutôt bourgeois. Devant un des miroirs de l'escalier de glaces, Farah rajuste sa couronne avec des gestes «pour chapeau».

La foule des invités massés sur les gradins applaudit dehors, tandis que sur le long podium couleur fuchsia passe lentement le cortège, au son des cornes et des tambourins anciens. Un peu théâtrale mais si joliment mise en scène, cette lente procession qui passe sous les arbres, parmi les fleurs et les jets d'eau. Et derrière, jouant au petit soldat, au pas rythmé de ses aides de camp, l'adorable petit futur roi. C'est lui le grand triomphateur de ce couronnement, celui pour qui son peuple a hurlé le plus et voulu couper les barrages. Dans le carrosse noir qui l'emporte au milieu de la foule, ses écuyers ouvrent de temps en temps la portière pour qu'on puisse mieux le voir et le photographier. Inlassablement, il agite sa petite main gantée, en suçant des bonbons, mais sans jamais perdre son air si grave et semblant presque conscient de ce que cette journée va signifier pour lui. On est tout attendri et un peu effrayé aussi du poids que l'avenir dépose sur les épaules d'un si petit enfant.

Par Hélène de Turckheim


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Le discours du chah

À l'issue du couronnement proprement dit, et après avoir reçu les félicitations et les voeux des principaux personnages de son royaume, le chah prend à son tour la parole:

«Je remercie Dieu qui m'a donné la possibilité de rendre à mon peuple et à mon pays tous les services qu'il était en mon pouvoir de leur rendre, a déclaré l'empereur dans son allocution. Je demande également à Dieu que, dans I'avenir, je puisse continuer à servir mon peuple comme je l'ai fait jusqu'à maintenant. Le seul but de ma vie, c'est l'honneur et la gloire de mon peuple et de mon pays. Je n'ai qu'une seule espérance: garder l'indépendance et la souveraineté de l'Iran et faire progresser le peuple iranien. Pour atteindre ce but, je serai prêt, s'il le fallait, à offrir ma vie.» En cet instant où je pose sur ma tête la couronne du plus ancien empire du monde et que, pour la première fois dans l'histoire, la chahbanou d'Iran a ceint, elle aussi, la couronne, je me sens de plus en plus près de mon noble peuple si fier de ses traditions nationales et je souhaite que ce peuple soit toujours protégé par la bénédiction divine.
«Que Dieu tout-puissant, a conclu le chah, me permette de donner aux prochaines générations un pays heureux et une société prospère et que mon fils, le prince héritier, demeure lui aussi, sous la protection divine dans l'accomplissement de la tâche importante qu'il aura à porter sur ses épaules.»

http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/10/25/26010-20171025ARTFIG00276-il-y-a-50-ans-le-couronnement-du-chah-d-iran-et-de-farah-diba.php

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