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Messages - Parvaneh

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28 MARS 2018 - 22 JUILLET 2018

L’EMPIRE DES ROSES

CHEFS-D’OEUVRE DE L’ART PERSAN DU 19E SIÈCLE




Le musée du Louvre-Lens présente la toute première rétrospective au monde consacrée à l’art fastueux de la dynastie des Qajars. Ces brillants souverains régnèrent sur l’Iran de 1786 à 1925. Cette période est l’une des plus fascinantes de l’histoire du pays, qui s’inscrit alors dans le concert des nations, s’ouvre largement aux innovations et cherche à préserver son identité tout en assimilant la Modernité.
Originale et surprenante, la création artistique de cette époque est particulièrement riche et foisonnante, stimulée par une production de cour extrêmement virtuose. C’est ce que l’exposition met en lumière, à travers plus de 400 œuvres issues de très nombreuses collections privées et de grandes institutions européennes, nord-américaines et moyen-orientales, dont une grande part est présentée en exclusivité mondiale. Synthèse inédite et complète de l’art qajar, elle rassemble peintures, dessins, bijoux, émaux, tapis, costumes, photographies ou encore armes d’apparat, dans une scénographie immersive et colorée imaginée par M. Christian Lacroix.

 

L’Iran qajar : une histoire aussi riche que méconnue
Si les historiens se sont intéressés aux civilisations anciennes qui ont fleuri sur ce territoire grand comme trois fois la France, bien peu parmi eux se sont penchés sur les 18e et 19e siècles, dont l’étude par les spécialistes de l’art islamique est encore récente. Il s’agit pourtant d’une période charnière, aujourd’hui considérée comme une référence majeure pour les artistes iraniens contemporains.
En 1786, Agha Muhammad, un général d’armée, eunuque et chef de tribu, parvient à s’emparer du pouvoir et à se proclamer Shah, c’est-à-dire souverain d’Iran. Dès 1783, il s’installe dans une petite bourgade dont il fait sa capitale : Téhéran.

Après son assassinat en 1797, son neveu Fath Ali Shah monte sur le trône. La dynastie des Qajars se met alors en place et, avec elle, s’ouvre un 19e siècle mouvementé, sur le plan tant politique qu’artistique. Six souverains se succèdent jusqu’à Ahmad Shah, destitué en 1925 par Reza Khan, qui fondera la dynastie Pahlavi.

Durant cette période exceptionnelle, le développement artistique d’une production destinée à la cour met à l’honneur les techniques traditionnelles, comme la peinture, la verrerie ou l’art du métal, et les porte à un haut degré d’excellence. Les souverains qajars eux-mêmes pratiquent dessin et calligraphie en experts. Parallèlement, de nouvelles techniques font leur apparition, dont la photographie, qui joue un rôle fondamental dès son introduction par Nasseredin Shah dans les années 1840. Si les grandes thématiques iconographiques demeurent, les styles changent considérablement, et marquent encore en profondeur l’art iranien contemporain.

Le parcours de l’exposition
La section introductive de l’exposition emmène le visiteur sur les pas de quelques voyageurs européens, suivant en particulier le cheminement du peintre Jules Laurens ou de l’architecte Pascal Coste. Les publications que ces deux personnages tirent de leurs voyages sont à l’origine de l’essor des études européennes sur l’art et l’architecture de l’Iran, au 19e siècle. Cette introduction met ainsi en parallèle dessins, relevés, peintures et ouvrages de ces deux importants voyageurs.
La deuxième section brosse un panorama historique et politique de la période qajare. Après une galerie de portraits des différents souverains, le visiteur est invité à se pencher sur les liens étroits que la dynastie entretient, dès le début du siècle, avec ses homologues européens. La redécouverte de l’histoire nationale est aussi, comme en Europe, à l’origine de la naissance du nationalisme, tandis que la société iranienne est très marquée par les divers mouvements religieux, qui se mêlent aux contestations politiques.

La troisième section aborde les arts de la cour et leur codification selon une esthétique propre à la dynastie. Les Shahs, conscients de l’enjeu que peut représenter, sur le plan politique, la production artistique, sont eux-mêmes artistes. Utilisant savamment leur image, ils façonnent un nouvel écrin à leur pouvoir parfois chancelant, créant une cour luxueuse et raffinée, dans un décor architectural renouvelé. Panneaux de céramique, grandes peintures à l’huile, tapis, bijoux, costumes et instruments de musique participent de cette évocation.

La dernière section évoque les artistes, l’évolution de leur statut au cours du siècle, ainsi que leur rencontre avec la Modernité. Elle apporte ainsi un éclairage sur quelques dynasties d’artistes, ainsi que sur les principales thématiques privilégiées dans la peinture, la céramique ou l’art du métal. Leurs recherches de l’excellence des techniques traditionnelles ou d’une Modernité iranienne répondent aussi aux demandes des Shahs, fascinés par les innovations européennes, comme la photographie ou la lithographie, qui révolutionnent les arts iraniens. Des œuvres exceptionnelles, dont un immense chandelier en cristal de Baccarat, viennent ponctuer cette fin de parcours.

Une scénographie de M. Christian Lacroix
Passionné d’histoire de l’art, le designer Christian Lacroix a imaginé la scénographie de l’exposition comme une déambulation à travers les salles d’un opulent palais qajar.
Pour entrer dans la galerie, le visiteur franchit une porte monumentale reprenant la triple arcade des Ruines du palais d’Ashraff, tableau peint au 19e siècle par Jules Laurens et prêté par la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. Il est immédiatement accueilli par un splendide costume de scène créé par Christian Lacroix en 2001 pour le ballet Shéhérazade de Bianca Li à l’Opéra national de Paris.
À l’intérieur de la galerie d’exposition, la succession des salles est inspirée du château de plaisance de Souleymanieh, construit par Fath Ali Shah, dont la Bibliothèque municipale de l’Alcazar à Marseille conserve des plans dessinés en 1840 par l’architecte Pascal Coste.

Les salles sont ainsi regroupées en quatre modules architecturaux – correspondant aux quatre grandes sections de l’exposition – séparés entre eux par des ruelles intérieures. Chaque module décline à travers ses espaces différents tons d’une même couleur, caractéristique à la fois de l’art qajar et de l’univers de Christian Lacroix : le bleu, le rouge, le vert et le jaune. Des murs parés de soie et des allées recouvertes d’un tapis dessiné par le créateur évoquent la somptuosité des productions textiles iraniennes. En contraste, des chaises de style Napoléon III prêtées par le Mobilier national et des vitrines d’exposition du début du 20e siècle rappellent que les derniers souverains qajars furent influencés par l’art du Second Empire.

Commissariat
Commissaire : Gwenaëlle Fellinger, conservateur du patrimoine, département des Arts de l’Islam du musée du Louvre.
Commissaire associée : Hana Chidiac, responsable de l’unité patrimoniale Afrique du Nord et Proche-Orient du musée du quai Branly – Jacques Chirac.
L’exposition, ainsi que le colloque qui l’accompagne, bénéficient de l’aide généreuse du fonds Elahé Omidyar Mir-Djalali institué par le Roshan Cultural Heritage Institute, au sein du fonds de dotation du musée du Louvre.



https://www.louvrelens.fr/exhibition/lempire-des-roses/






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Les écoliers iraniens privés de cours d'anglais


Les cours d'anglais à l'école primaire vont être interdits. Le régime chiite veut lutter contre ce qu'il estime être une « invasion culturelle ».
 
La décision est radicale. L'Iran va supprimer les cours d'anglais à l'école primaire, a annoncé samedi un haut responsable iranien en charge de l'éducation. « Enseigner l'anglais dans les écoles primaires publiques et non publiques est contraire aux lois et règlements, s'est justifié Mehdi Navid-Adham à la télévision d'Etat. Selon lui, la priorité doit être donnée à la « promotion du farsi (la langue du pays) et à la culture iranienne ».


Manifestations
Officiellement, cette mesure n'a pas de lien direct avec les manifestations qui ont éclaté ces dernières semaines dans plus de 80 villes du pays. Dans les cortèges, des slogans hostiles au régime ont été proférés - certains d'entre eux en anglais. Selon un dernier bilan, au moins 21 personnes ont été tuées et plus de 1.000 personnes ont été arrêtées, dont 450 à Téhéran.  La reprise en main vigoureuse du régime semble avoir cependant calmé les ardeurs des manifestants.


L'apprentissage d'une langue étrangère (anglais, arabe, etc) est obligatoire à partir de l'âge de 12 ans en Iran. Mais de plus en plus d'écoles primaires proposent des cours d'anglais à leurs élèves. Aussi les familles aisées et éduquées ne se privent-elles pas d'inscrire leurs enfants à des cours d'anglais privés dans des instituts spécialisés.

Les enseignants iraniens ont accueilli l'interdiction avec scepticisme. « Cela montre à quel point les responsables en charge de l'éducation sont déconnectés de la réalité », a réagi Fatemeh, un enseignant d'une école primaire de Qarchak, près de Téhéran, cité par le Financial Times .

Relations glaciales avec Londres et Washington
La critique de l'anglais est fréquente en Iran. Il faut dire que la puissance chiite entretient des relations diplomatiques glaciales avec Washington et Londres depuis la révolution islamique de 1979. Les troubles politiques ou économiques sont souvent attribués par les responsables du régime aux manoeuvres supposées des Etats-Unis ou du Royaume-Uni.

A côté du président Hassan Rohani, jugé pragmatique, le véritable homme fort du régime, l'ayatollah Ali Khamenei, lance régulièrement des flèches contre le système éducatif, qui n'est pas assez « islamique » à ses yeux. En 2016, il s'était indigné, dans un discours adressé aux enseignants, du développement des cours d'anglais dans les écoles maternelles, mettant en garde contre les dangers de l'hégémonie culturelle des pays occidentaux.


https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0301115907529-les-ecoliers-iraniens-prives-de-cours-danglais-2143043.php#xtor=CS1-26

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Table ronde / Iran : les cours d'anglais bannis des écoles primaires
« le: janvier 07, 2018, 03:47:23 pm »
Et ils apprendront quelle langue à la place ?

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L'enseignement de l'anglais interdit en primaire en Iran

07/01 | 15:42 | Par Les Echos

L'enseignement de l'anglais a été interdit dans les classes de l'école primaire en Iran après la décision du guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, que cette pratique favorisait une « invasion culturelle » occidentale.


http://live.lesechos.fr/91/0301113648591.php#xtor=RSS-8

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Culture et Littérature / Re : Film - Les Pieds dans le Tapis
« le: janvier 05, 2018, 09:09:32 am »
Le film passe ce soir sur ARTE à 20h55

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On verra bien.....


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Iran: le chef des Gardiens de la révolution annonce «la fin de la sédition»   

 
Par  Le Figaro   Mis à jour le 03/01/2018


Le chef des Gardiens de la révolution, le général Mohammad Ali Jafari, a assuré mercredi être en mesure d'annoncer "la fin de la sédition", en référence aux protestations contre le pouvoir et les difficultés économiques qui secouent l'Iran depuis près d'une semaine.

"Dans ce mouvement de sédition, il y a eu au maximum des rassemblements de 1.500 personnes, et le nombre des fauteurs de trouble n'a pas dépassé 15.000 personnes sur l'ensemble du pays", a-t-il ajouté, dans des propos publiés par le site internet des Gardiens de la révolution.

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Sur Twitter :


La Lettre d'Iran‏
@La_Lettre_Iran


#IranProtests : conséquence de la situation en Iran, plusieurs projets de coopération avec l'étranger (scientifiques, universitaires, entreprises) actuellement stoppés.

01:08 - 3 janv. 2018

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Huffingport du 02/01/2018


Iran: Pourquoi ces slogans pro-monarchie apparus dans les manifestations en disent long sur la contestation


Des manifestants ont exprimé leur respect envers le fondateur de la dernière dynastie ayant régné sur le pays.

 L'Iran vit son mouvement de contestation le plus important depuis près de 10 ans. Initiées le 28 décembre à Machhad, la deuxième ville du pays, les manifestations ont gagné une quarantaine de localités, dont beaucoup de petites villes de province. Au moins 21 personnes, dont 16 manifestants, ont été tuées en cinq jours de protestation.

Le mouvement est né en opposition aux mesures d'austérité du président Hassan Rohani depuis son arrivée au pouvoir en 2013, comme les réductions des budgets sociaux ou les augmentations des prix des carburants annoncées il y a quelques semaines. Les Iraniens n'ont par ailleurs pas vu le résultat de la levée des sanctions internationales économiques et financières en 2016 et de la signature des accords sur le nucléaire de 2015, dont ils espéraient qu'elles amélioreraient leur situation économique.

Dans les rangs des manifestants, les slogans antigouvernementaux se font entendre, comme "mort à Rohani" mais aussi "pas Gaza, pas le Liban, ma vie en Iran", semblant ainsi critiquer les engagements du gouvernement dans d'autres causes régionales plutôt que sur le front domestique. Mais le mouvement a en fait rapidement agrégé différentes tendances politiques, diversifiant aussi les slogans criés dans les rues du pays.

"L'aspiration à plus de sécularisme"

Ainsi a-t-on pu entendre, dès le 28 décembre à Machhad, des "paix à ton âme Reza Shah" ou des "Pahlavi! Pahlavi!". Reza Shah Pahlavi, mort en 1944, est le fondateur de la dynastie des Pahlavi, la dernière ayant régné sur l'Iran avant le passage à la république islamique. Reza Shah est le père de Mohammad Reza Pahlavi, dernier Shah d'Iran, qui a quitté le pays en 1979 après les manifestations massives contre son régime.

La référence à la monarchie peut surprendre. Est-elle le signe d'une volonté de retour en arrière de la part des manifestants? Pas vraiment, d'après la sociologue Amélie Myriam Chelly, auteure d'une tribune dans Le Monde. Si d'après elle "les tendances royalistes existent en Iran", cette référence "ne doit pas être entendue comme une volonté de revenir à la monarchie", mais comme l'expression de "l'aspiration de couches sociales de plus en plus diverses à plus de sécularisme".

Extrêmement antireligieux, Reza Shah a en effet interdit le port du voile dans les lieux publics et confisqué de nombreuses prérogatives aux mollahs, personnalités religieuses de premier plan, rappelle notamment la sociologue.

D'après des vidéos diffusées par les médias iraniens et sur les réseaux sociaux, les manifestants se sont attaqués à des bâtiments publics, des banques, mais aussi des centres religieux et des bassidjis (les milices islamiques). "La population s'en est pris, entre autres, à des mollahs, considérés comme les acteurs de la confiscation des biens de la population, à des hosseinyeh, à savoir des centres cultuels de procession chiites", explique Amélie Myriam Chelly.

L'héritier du trône soutient les manifestants

"De tels slogans constituent une nouveauté absolue. Ils montrent non seulement un rejet de la République islamique mais aussi de la religion islamique voire de l'islam en général", analyse Stéphane Dudoignon, chercheur au CNRS, interrogé par Le Monde. "Le rejet actuel dépasse la personne du président et concerne l'ensemble de la République islamique", insiste-t-il, voyant dans cette "révolution" le témoignage d'un "effritement idéologique et sociologique" du régime.

Le fils aîné du dernier Shah d'Iran, héritier du trône, a d'ailleurs réagi aux manifestations sur Twitter. Depuis les États-Unis où il vit, Reza Pahlavi a demandé à la communauté internationale "d'aider le peuple iranien".

"La théocratie, comme le communisme, est une idéologie politique ratée. Elle n'est pas économiquement viable. Elle nécessite trop de sang versé pour se maintenir au pouvoir, tout en perdant sa légitimité à travers ces actes. Et elle nécessite de faire de ses alliés naturels ses ennemis pour faire diversion".


"Le régime, qui emprisonne, torture, frappe et tue des manifestants pacifiques, bloque également des applications, coupe Internet et brouille les satellites. À nos amis de la communauté internationale: tenez le régime pour responsable et aidez les Iraniens à communiquer entre eux et avec le monde"


http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/02/iran-pourquoi-ces-slogans-pro-monarchie-apparus-dans-les-manifestations-en-disent-long-sur-la-contestation_a_23321574/

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Merci pour ton témoignage.

Le ministre des affaires étrangères a reporté son déplacement prévu en fin de semaine à Téhéran.

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Par  Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 02/01/2018

Iran: Macron dit sa «préoccupation» et reporte la visite de Le Drian

Le président français Emmanuel Macron a exprimé mardi, dans un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, sa "préoccupation" face "au nombre de victimes liées aux manifestations" des derniers jours en Iran et a appelé Téhéran à "la retenue et à l'apaisement", a indiqué l'Elysée. Dans ce contexte, les deux dirigeants ont décidé de reporter à une date ultérieure la visite que devait effectuer le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, à Téhéran à la fin de la semaine, a précisé l'Elysée.

Les deux dirigeants se sont entretenus au sixième jour d'un mouvement de contestation marqué par des violences meurtrières et des centaines d'arrestations dans plusieurs villes iraniennes. Au cours de cet appel, prévu avant ces évènements, M. Macron a fait "part de sa préoccupation face au nombre de victimes liées aux manifestations" et a "encouragé son homologue à la retenue et l'apaisement. Les libertés fondamentales, notamment les libertés d'expression et de manifestation, doivent être respectées", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/01/02/97001-20180102FILWWW00271-iran-macron-preoccupe-appelle-rohani-a-la-retenue.php

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Iran: deux personnes tuées dans les protestations (média officiel)


Deux personnes ont été tuées lors d'affrontements dans la ville de Doroud (ouest) samedi soir, a déclaré le vice-gouverneur de la province de Lorestan à la télévision d'Etat.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/12/31/97001-20171231FILWWW00014-iran-deux-personnes-tuees-dans-les-protestations-media-officiel.php

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Publié le 30/12/2017 (ladepeche.fr)

Manifestation à Téhéran malgré la mise en garde du gouvernement


La police a dispersé samedi avec des gaz lacrymogènes des jeunes manifestant contre le pouvoir à Téhéran après la mise en garde du gouvernement contre les "rassemblements illégaux", au troisième jour d'un mouvement de protestation contre les difficultés économiques et le régime.

Des dizaines d'étudiants se sont rassemblés samedi à la mi-journée devant l'entrée principale de l'université de Téhéran pour protester contre le pouvoir, avant que les forces de l'ordre ne les dispersent avec des gaz lacrymogènes.

Des centaines d'étudiants prorégime criant des slogans contre les "séditieux" ont pris un peu plus tard le contrôle du lieu, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Mais en fin d'après-midi, des centaines de personnes ont manifesté ailleurs dans le quartier de l'université, scandant des slogans hostiles au pouvoir, avant d'être dispersées par la police anti-émeute largement déployée.

Des médias ont fait état de poubelles incendiées et autres destructions à Téhéran, dénonçant les "fauteurs de trouble".

Des vidéos diffusées sur la messagerie cryptée Telegram montrent des milliers de manifestants criant notamment "mort au dictateur", présentant ces protestations comme ayant eu lieu notamment dans les villes de Khorramabad, Zanjan ou Ahvaz, dans l'ouest du pays.

Ces images étaient cependant invérifiables dans l'immédiat et les médias locaux ont gardé le silence sur de nouveaux rassemblements samedi en province.

Sur Twitter, le ministre des Télécommunications, Mohammad-Javad Jahormi, a accusé Telegram, très suivi en Iran, d'encourager le "soulèvement armé".

'Rassemblements illégaux'

Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Intérieur Abdolreza Rahmani Fazli avait demandé à la population de ne pas participer aux "rassemblements illégaux".

Face aux maux économiques du pays, isolé et soumis pendant des années à des sanctions internationales pour ses activités nucléaires sensibles, des protestations sociales ont eu lieu jeudi et vendredi dans plusieurs villes de province dont celle de Machhad, la deuxième d'Iran.

Des protestataires ont scandé des slogans hostiles au pouvoir dont le président Hassan Rohani.

Le nombre des manifestants était limité à quelques centaines mais c'est la première fois qu'autant de villes sont touchées par un tel mouvement depuis 2009, lorsqu'un mouvement de contestation contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad avait été violemment réprimé.

D'ailleurs, le pouvoir a mobilisé samedi des dizaines de milliers de personnes dans le pays pour marquer l'anniversaire du grand rassemblement prorégime qui avait sonné en 2009 la fin de ce mouvement.

Lors des rassemblements à Téhéran et dans d'autres villes d'Iran, les manifestants arboraient des portraits du numéro un Ali Khamenei et portaient des pancartes avec l'inscription "Mort à la sédition".

Pour la première fois samedi, la télévision d'Etat a diffusé des images des manifestations de jeudi et vendredi, jugeant nécessaire d'entendre "les revendications légitimes" de la population:shocked: Mais elle a aussi dénoncé les médias et les groupes "contre-révolutionnaires" à l'étranger qui cherchent, selon elle, à exploiter ces rassemblements.

Des dizaines de personnes ont été arrêtées depuis jeudi, mais la plupart ont été libérées selon la télévision. La police est intervenue dans certaines villes, notamment avec des canons à eau.

'Droit d'être entendus'

Les arrestations ont été condamnées par les Etats-Unis, dont le président Donald Trump est hostile à Téhéran. "Le gouvernement iranien devrait respecter leurs droits, notamment leur droit de s'exprimer", a tweeté M. Trump au sujet des protestataires.

Le ministère des Affaires étrangères à Téhéran a répliqué que le peuple iranien n’accordait "aucune valeur (...) aux déclarations opportunistes" de Washington.

Ces derniers jours, certains manifestants ont même scandé des slogans en faveur de la monarchie:cheesy: renversée par la révolution islamique en 1979. D'autres ont demandé au régime d'abandonner son soutien militaire et financier à des mouvements régionaux alliés pour s'occuper de sa propre population.

Samedi, le quotidien réformateur Arman titrait "Signal d'alarme" alors que les appels au gouvernement se multiplient pour mettre fin aux maux économiques.

La promesse de relancer l'économie, affaiblie par des sanctions internationales, a été au cœur des campagnes présidentielles de M. Rohani, un religieux modéré réélu en mai pour un deuxième mandat.

S'il a pu parvenir à la levée de certaines sanctions économiques après l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et qu'il a réussi à maîtriser l'inflation à environ 10%, le taux de chômage demeure élevé (12%) selon des chiffres officiels.

Hesamoddin Ashna, conseiller culturel de M. Rohani, a estimé sur Twitter que, vu les "défis importants" auxquels était confronté le pays, "le chômage, l'inflation, la corruption", les gens avaient le "droit d'être entendus".


https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/30/2713510-iran-met-garde-contre-rassemblements-illegaux-apres-protestations.html

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France 2, émission chrétiens Orientaux, « Le monastère arménien de Saint Thaddée en Iran : le pèlerinage millénaire »

Selon la Tradition de l’Eglise Apostolique Arménienne, l’apôtre saint Thaddée a été le premier évangélisateur de l’Arménie. Persécuté et martyrisé, il a été enterré dans les montagnes situées au Nord de l’Iran d’aujourd’hui.

Dès les premiers siècles sa tombe est devenue l’un des principaux lieux de pèlerinage du peuple arménien. Le magnifique monastère a eu un fort rayonnement jusqu’au génocide de 1915. Il était considéré comme une deuxième Etchmiadzine (la ville sainte).

Depuis 60 ans, malgré la disparition des moines, le pèlerinage a repris dans ce monastère classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Pendant trois jours, les arméniens d’Iran, d’Arménie et du monde entier viennent camper autour du lieu saint. Les croyants viennent prier, confier leurs joies et leurs peines à l’Apôtre. Mais ils vivent aussi une fraternité dans un climat exceptionnel où les femmes peuvent retirer le voile islamique et vivre les traditions arméniennes. C’est une véritable terre chrétienne en terre d’Islam.

Avec la participation de Mgr Krikor Tchifdjian, évêque arménien de Tabriz (Iran), Kéram Kévonian (association Terre et Culture), Père Houssik Sargsyan et les fidèles arméniens d’Iran.

https://www.oeuvre-orient.fr/2017/12/11/france-2-emission-chretiens-orientaux-monastere-armenien-de-saint-thaddee-iran-pelerinage-millenaire/



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N° 2364 - 21 Décembre 2017




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Bon plan - Air France Joon : 7 nouvelles destinations à partir de 39 €


La filiale à bas coût d'Air France Joon, qui lance ses premiers vols aujourd'hui vers Berlin, Lisbonne, Porto et Barcelone, a annoncé l'ouverture de 7 nouvelles lignes dès le printemps 2018.

En Europe, dès le 25 mars 2018, elle desservira Rome, Naples, Oslo et Istanbul. Pour l'occasion, la compagnie propose 25 000 sièges à partir de 39 € (99 € pour Istanbul) à acheter jusqu'au 6 décembre 2017, pour des vols du 25 mars au 6 mai et du 14 mai au 24 juin 2018.

Hors Europe, trois nouvelles lignes sont programmées : Le Caire (Egypte) dès le 25 mars 2018 à partir de 149 €, Le Cap (Afrique du Sud) dès le 1er avril 2018 à partir de 279 € et Téhéran (Iran) dès le 2 avril 2018 à partir de 149 €.

Elle s'ajoutent aux liaisons vers Fortaleza (Brésil) à partir de 249 € et Mahé (Seychelles) à partir de 299 €.



http://www.routard.com/actualite-du-voyage/cid136513-air-france-joon-7-nouvelles-destinations-a-partir-de-39-eur.html

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mercredi 20 décembre à 15:30 - 18:00

Amphithéâtre de Gestion Oury (Centre Sorbonne) 14 rue Cujas 75005 Paris


Billets/S'enregistrer/ + le programme : https://www.eventbrite.co.uk/e/la-levee-des-sanctions-economiques-en-iran-tickets-40902251736?aff=efbeventtix

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Sport / Re : Coupe du monde de foot 2018
« le: décembre 03, 2017, 01:14:44 pm »
oui  :sad:

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