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Messages - Florinda

Pages: [1] 2 3 ... 486
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Dans le cadre du 33ème Festival du musique Fajr à Téhéran

17 janvier - le Trio Chausson

https://www.triochausson.com/

18 janvier - Manu Katché

http://www.manu-katche.com/actualites.htm

Le batteur Manu Katché dévoile son futur album à Téhéran
Fini le jazz et les cuivres: le batteur compositeur Manu Katché passe à l’électro-soul avec un groupe réduit, et c’est en Iran qu’il lève le voile sur son futur album. “J’ai fait beaucoup de jazz pendant plusieurs années et puis tout d’un coup, prenant de l’âge, j’ai juste eu envie de m’amuser un peu et je me suis dirigé vers ce que vous venez d’entendre et qui est en train d’être enregistré en studio”, a lancé – en anglais – le musicien français de 59 ans au public venu l’écouter jeudi soir au 33e Fajr Music Festival de Téhéran.
Pour ce concert unique, joué à guichet fermé dans la salle aux strapontins rouges et dorures impériales du Vahdat Hall, Manu Katché présente le nouveau groupe qu’il forme avec le bassiste Jérôme Regard et le guitariste Patrick Manouguian: “The Scope”.
Le programme de la soirée n’a été joué “nulle part ailleurs, c’est une grande première donc ça va être intéressant”, a confié Manu Katché dans un entretien accordé à l’AFP avant de monter sur scène.
“Pour moi c’est un vrai privilège parce que je ne suis pas certain qu’il y ait beaucoup de musiciens français qui soient venus ici jouer. J’espère que ça va monter et qu’il y aura un bel échange”, dit-il.
La sauce prend rapidement. Les quelque 750 spectateurs se laissent emporter par une musique entêtante, envoûtante, virant à l’électro-pop avec par moments des accents psychédéliques.
Ayant joué avec le gotha de la chanson française (Jean-Jacques-Goldman, Michel Jonasz, Véronique Sanson, Laurent Voulzy et bien d’autres), Manu Katché a acquis une renommée internationale après avoir accompagné le chanteur britannique Peter Gabriel pour son Album “So” en 1986 et a multiplié les collaborations avec les grand noms de la pop mondiale avant de se lancer dans le jazz en tant que compositeur et interprète.

https://bx1.be/depeches/le-batteur-manu-katche-devoile-son-futur-album-a-teheran/

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Salon de thé / Re : Rubrique mode/haute couture iranienne
« le: janvier 15, 2018, 04:38:42 pm »
Rencontre avec Paria Farzaneh, la révélation mode de cette saison à Londres
Vogue Hommes - 9 janvier 2018

À tout juste 23 ans, fraîchement diplômée de l'université de Ravensbourne, Paria Farzaneh vient de présenter une première collection qui a retenu l'attention de la sphère mode londonienne. Entre Londres et Téhéran, inspirée par la richesse de ses racines iraniennes et le bouillonnement de la capitale britannique où elle vit et crée, la créatrice a imaginé une collection masculine fusionnant son amour pour les deux cultures. En résulte l'alliance de l'héritage tailoring et streetwear 90s made in UK entré en collision avec les tissus artisanaux perses et iraniens qui ponctuent d'orientalisme son vestiaire. Au lendemain de sa présentation explorant le vêtement iranien des années soixante-dix à nos jours, Vogue Hommes l'a rencontrée.

Qui est l'homme de Paria Farzaneh ?
Aujourd'hui, beaucoup d'hommes s’habillent en fonction de leurs professions ainsi que des rôles qu'ils jouent en société. A leurs yeux, c’est un moyen de construire leurs identités, de se définir. Or, c’est exactement cet aspect que je souhaite changer avec mes vêtements. Je veux que ma marque soit basée sur l’accessibilité et que l’homme Paria Farzaneh soit un individu conscient de ses propres choix et de sa véritable nature.

Comment décririez-vous votre travail en trois inspirations ?
Ça varie de saison en saison. Avec pour constante une forte influence venue de la culture iranienne et perse et de ses individus.

Et en trois mots ?
Mémoire, identité et travail.

L'icône mode qui vous inspire ?
Personne en particulier. Je suis inspirée par les icônes que je rencontre lors des différentes visites que j'ai pu faire en Iran.

Vous vivez à Londres mais vous êtes d'origine iranienne. Sous quelle forme se manifeste la rencontre entre ces deux cultures dans votre travail ?
J'opère en observant un large spectre d'individus en Iran, -comme un portrait sociologique- et je les compare ensuite à ce que je vois à Londres. Il y a plusieurs leitmotivs récurrents dans la garde-robe des hommes de ce pays : les hommes âgés portent des costumes, les travailleurs des uniformes et les ados essaient souvent de s’impressionner et frimer entre eux. C'est très différent en Iran, mais je remarque par contre que les ados ont la même attitude qu'à Londres.

Qu'est ce qui vous inspire dans vos racines iraniennes ?
La singularité des Iraniens et la façon dont la société fonctionne, pimentée par le riche héritage de l'esthétique perse.

Pouvez-nous nous raconter l'histoire de votre collection automne-hiver 2018-2019 ?
Ces douze silhouettes sont très personnelles, elles représentent mes souvenirs de différentes professions et leurs uniformes, des stéréotypes iraniens des vingt dernières années : le costume militaire, l'employé de bureau etc. J'ai vu des membres de ma famille porter ces vêtements et faire leurs vies avec, chaque look correspond à une personne, et en filigrane, chacun de ses uniformes représente un rôle masculin. Les badges de l'armée et certains des tissus viennent directement d'Iran, d'une petite ville nommée Yazd.

Quel est votre état d'esprit concernant ce qu'il se passe actuellement en Iran ?
Je demeure éternellement fière de mon pays et j'espère que l'Iran saura surmonter les difficultés qu'il est en train de rencontrer. Entre censure culturelle et chaos politique, il y a un peuple, qui forme malgré ces obstacles une magnifique nation qui a enduré beaucoup, mais qui a beaucoup à offrir. C'est ce que je veux souligner dans mon travail.

Quelle est la chose que vous aimez le plus en Iran ?
La ténacité de son peuple et l'amour qu'il porte à sa culture.

Et à Londres ?
Vous pouvez être qui vous souhaitez dans une liberté absolue.

Vous venez de lancer votre marque. Que pensez-vous de la position de jeune designer et ses défis, en 2018 ?
Internet est notre meilleur ami mais aussi notre pire ennemi. La mode est devenue partie prenante de la culture mainstream au cours des dernières années et la moindre information est relayée. Je pense que notre plus grand défi en tant que designers est de rester authentique et loyal à notre vision, ne pas se détourner en étant trop influencé par ce que les autres font, ce qui est plus difficile que jamais.

Qu'est-ce qui vous démarque dans le prêt-à-porter masculin ?
Je suis chanceuse de venir d'Iran et d'avoir l'histoire de la nation à raconter à travers le vêtement. C'est un pays unique et j'espère bien lui rendre hommage, et non pas me l’approprier.

Si vous ne pouviez faire passer qu'un seul statement avec vos créations, quel serait-il ?
Soyez libre.

Trois choses qui vous obsèdent actuellement ?
David Lynch, le thé à la menthe poivrée et Yann Tiersen.

Trois comptes Instagram que vous aimez suivre :
@crownsandowls,  @williamcult, @mortezaniknahad.

plus quelques photos :
http://www.vogue.fr/vogue-hommes/fashion-week/story/rencontre-avec-paria-farzaneh-la-revelation-mode-de-cette-saison-a-londres/796

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Cuisine / Re : Safran
« le: janvier 15, 2018, 10:37:10 am »
Le site "Le fleuron des épices" est dédié à la vente de safran en-ligne !

https://www.lefleurondesepices.com/

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Culture et Littérature / Paris/Ile-de-France : événements culturels
« le: janvier 14, 2018, 10:51:36 pm »
Vendredi 19 janvier de 14h30 à 17h30, Paris 10ème



Ce séminaire croisera les regards d'historiens, de sociologues et de sémiologues sur les questions de la mode, de la presse de mode, du genre, du corps et de la sexualité en Iran.
Cette séance sera l'occasion de s'intéresser au rôle normatif et transgressif joué par le vêtement en Iran et à sa dimension politique, et de voir comment la diffusion et la médiatisation de la mode, et le dévoilement des corps qu'elle peut impliquer, posent de nombreuses questions liées à la condition et à l'identité féminines en Iran.
Les intervenantes :

- Rezvan Farsijani, Costumière /styliste, spécialiste de la mode du Moyen-Orient
Introduction sur la mode en Iran
 
- Asal Bagheri, Sémiologue, MCF, Université Paris Descartes,
Le vêtement et ses enjeux sociaux dans le cinéma iranien
 
- Nilufar Khalessi, Journaliste et consultante, fondatrice de Les Persiennes.
La Presse de Mode en Iran de nos jours
 
- Azadeh Kian, Professeur, Université Paris Diderot 
La fabrique du genre, des corps et des sexualités en Iran

Lieu :
La Colonie
128 rue de LaFayette
75010 Paris
http://www.lacolonie.paris/agenda/histoire-et-mode-en-iran

Site de l'évenement et lien pour s'inscrire :
http://histoiredemode.hypotheses.org/4358

5
Mercredi 6 décembre à 16h, à Dijon

Conférence sur le Shah Abbas roi de Perse vu par Pietro Della Valle, suivie d'un échange



Pietro della Valle, gentilhomme romain, a voyagé dans tout le Moyen-Orient jusqu’en Inde pendant presque 12 ans, entre 1614 et 1626.
Il nous a laissé un écrit sur le roi de Perse, Shah Abbas, 5ème roi de la dynastie de Safavides qui a régné de 1589 à 1629, intitulé Delle condizioni di Shah Abbàs, rè di Persia.
Nous essayerons de comprendre quelles étaient le intentions de Pietro della valle en écrivant ce récit sur un roi qui fut admiré de tous ses contemporains.

Bibliothèque centre-ville - La Nef
1 place du Théâtre
Dijon

Durée ; 1h30, suivi d'un échange
Gratuit

https://www.dijon.fr/Agenda/Conference-Shah-Abbas-roi-de-Perse-vu-par-Pietro-della-Valle

6
Culture et Littérature / "Jean Rouch, Regards Persans" TV5 monde
« le: décembre 05, 2017, 01:33:06 pm »
Mercredi 6 déc. à 21h53 sur TV5 Monde



JEAN ROUCH, REGARDS PERSANS
Jean Rouch, cinéaste et ethnologue français, voyage à plusieurs reprises dans l'Iran des années 1970. Il tourne un film inédit à Ispahan et découvre un rituel populaire ancestral : le Tazieh. Il marque le pays de son empreinte et son regard influence encore aujourd'hui toute une génération de réalisateurs iraniens.

Réalisation : Mina Rad, Julien Coquet (France, 2017)

http://www.tv5monde.com/programmes/fr/programme-tv-jean-rouch-regards-persans/35579/

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5 décembre 2017 de 14h30 à 16h, à Garches

REGARDS SUR LA PERSE, PERSEPOLIS ET ISPAHAN


par Abdel Hamou

Cercle de Documentation et d’Information (CDI) de Garches
86 Grande Rue
92380 GARCHES

http://www.cdi-garches.com/evenement/regards-sur-la-perse-persepolis-et-ispahan/

8
Histoire, Géographie et Voyage / Série documentaire "La route de la soie"
« le: décembre 01, 2017, 11:17:02 am »
“Marco Polo ? Un excellent Guide du routard sur la route de la soie”

De Venise à Xi’an, le grand reporter Alfred de Montesquiou a parcouru la route de la soie sur les traces de Marco Polo en faisant dialoguer les cultures. Et, en réalisant avec Xavier Lefebvre, “La route de la soie et autres merveilles”, il a aussi réalisé un rêve d’enfant. Une étonnante série documentaire à suivre sur Arte.

Après des années passées sur le terrain, Alfred de Montesquiou, grand reporter à Paris Match depuis 2010, prix Albert-Londres 2012 pour ses reportages en Libye et sur la chute de Kadhafi, est à un moment de sa vie où il aspire à « retrouver la part lumineuse du Moyen-Orient ». Arabophone, d’un contact très spontané, il revendique « la rencontre avec les gens, qui prime sur toutes les théories et les a priori ».
En parcourant pour Arte la « route de la soie », il est parti sur les traces de Marco Polo de Venise à Xi’an. Une étonnante série documentaire de 15 x 26 mn sur « le dialogue des cultures qui génère intelligence, beauté, tolérance et innovation » .

D’où vous vient cette passion pour le Moyen-Orient ?
Comme reporter, j’ai vécu au Caire, à Beyrouth, à Khartoum. J’ai été basé au Maghreb. J’ai couvert la guerre en Afghanistan, au Sud Liban en 2006, à Gaza et évidemment en Irak et en Syrie. J’ai étudié l’arabe pendant des années, sans doute inspiré par mon grand-père, disciple de Louis Massignon [universitaire et islamologue français, ndlr]. J’aime à la fois cette région et cette culture. Pourtant, pendant des années, mon métier m’a conduit à n’en voir que la face sombre : la corruption, la violence, la misogynie, le viol, la torture, les guerres… J’y ai perdu des proches, et j’ai failli y mourir à deux ou trois reprises. Du coup, quand on m’a proposé ce projet de série documentaire, j’ai fait mine de réfléchir un quart d’heure, mais je jubilais intérieurement, car « la route de la soie » est un rêve d’enfant. J’ai proposé le sujet vingt fois à Match qui ne voulait pas se lancer. Trop cher, trop compliqué… Le documentaire est mon autre passion. Alors j’ai dit oui.

Cette route de 11 142 km n’a pas de tracé géographique fixe. Comment avez-vous élaboré ce gigantesque « road-documentaire » ?
« La Route de la soie », aussi appelée « Route des épices », est une route commerciale. Si elle est connue aujourd’hui, c’est qu’elle a eu comme corollaire une « route intellectuelle ». Sans s’en rendre compte, les marchands d’épices, d’émaux, de chevaux… véhiculaient dans leurs bagages des idées, des langues, de l’esthétique. Du premier au dernier jour, nous avons cherché les traces visibles, physiques et filmables du « dialogue des cultures », en comparant par exemple la légendaire cité de Samarcande sous Alexandre le Grand avec la vision imaginaire qu’en avait Marco Polo et avec le visage actuel de cette ville. Tout fait sens, de l’architecture aux échoppes du grand bazar. Une historienne a beaucoup travaillé en amont sur le projet, elle a conçu une sorte de bible très documentée [document qui met en place tous les éléments de la série documentaire, ndlr]. On a eu de longues réunions avec Arte pour définir les quinze étapes. Sur le terrain, dans chaque pays, nous avions un fixeur. On interviewait des historiens, des experts.
De mon côté, j’ai lu beaucoup, y compris durant les longs trajets en 4x4. A chaque fois que l’équipe arrivait sur un site, chacun avait son rôle. Xavier Lefebvre et Christophe Boyer commençaient à filmer les séquences sur l’histoire des lieux, tandis que je discutais avec nos interlocuteurs. Après, j’improvisais mon commentaire. Au bout d’un moment, on se sent rodé et nourri par ces voyages et ces échanges chargés d’information. Ce tournage a été jubilatoire grâce aux gens qu’on a rencontrés qui nous ont tirés vers le haut. Une sorte d’alchimie a permis d’instaurer un climat de confiance et de suivre notre fil rouge du « brassage et du dialogue des cultures ».

Quel rôle joue le récit de Marco Polo, écrit à la fin du XIIIe siècle, dans ce voyage en images huit siècles plus tard ?
Pour concevoir cette série et écrire le livre (1) qui l’accompagne, j’ai suivi la même démarche que pour mon livre Oumma : un grand reporter au Moyen-Orient paru au Seuil en 2013. Elle m’a été inspirée par l’écrivain polonais Ryszard Kapuscinski et son livre remarquable Mes Voyages avec Hérodote, dans lequel il vagabonde tout en lisant les chroniques d’Hérodote. Il compare ainsi sa vision de l’Egypte de Nasser avec celle d’Hérodote à l’époque des pharaons. Nous avons fait la même chose avec Le Devisement du monde, le récit de Marco Polo : on s’en est servi comme d’un livre de voyages, comme si c’était un Guide du routard. C’est amusant et cela donne une profondeur de champ historique.

Avez-vous eu des coups de cœur durant ce périple ?
J’aime beaucoup l’épisode des grottes de Mogao dans la province de Gansu. J’ai un coup de cœur également pour le volet sur Kashgar et la vallée verdoyante de Tashkurgan, joyau couleur émeraude niché à 4 000 mètres d’altitude, flanqué de montagnes et de falaises. J’ai toujours rêvé de parcourir cette route mythique de 1 300 km, baptisée aujourd’hui la « Karakoram Highway » qui relie Kashgar en Chine à Gilgit au Pakistan. Dans Le Devisement du monde, Marco Polo raconte qu’il y a souffert du mal d’altitude et qu’il fallait saigner les naseaux des chevaux, sinon ils crevaient de syncope et d’asphyxie. L’exploratrice suisse Ella Maillart l’a aussi parcourue dans les années 20 pour découvrir Kashgar, comme elle l’a écrit dans Des oasis interdites. Elle a failli y mourir, tellement c’est dur. Dans les années 60 et 70, les Chinois ont finalement pavé cette « autoroute » au prix d’efforts humains gigantesques, puisque 1 200 hommes ont péri durant les travaux. Physiquement, on est en Chine, mais aussi à quelques kilomètres du Pakistan, à 10 km de l’Inde, tout près du Kirghizistan et du Tadjikistan. Les gens pratiquent le culte zoroastrien, ils font « la danse de l’aigle » [en imitant le vol des aigles avec leurs bras, ndlr]. J’ai interviewé une fille tadjike aux traits européens, on aurait dit une jeune Anglaise. C’est un endroit grisant et un magnifique exemple de l’interpénétration des peuples. Autre coup de cœur : l’Iran. Montrer la beauté de l’Iran, l’intelligence de ce peuple, leur culture, tout ce qu’on a à gagner à les côtoyer, c’est important en cette période hésitante où Trump est capable de dire « pourquoi ne pas aller bombarder l’Iran ? » C’est vital de dialoguer avec l’Iran et la culture perse plurimillénaire et majeure. Il y a une telle beauté que la démonstration se fait à l’écran. Pas besoin de discours.

Y a-t-il des endroits où vous avez essuyé des refus ?
Non, rien de grave. Sur la « route de la soie », il  y a du « good will » (de la bienveillance) entre les gens. Nous n’avons pas eu de soucis, à part une embrouille en Chine lorsque nous avons voulu filmer le « mausolée de la princesse parfumée » (mausolée d’Abakh Khoja) : les types sont devenus hystériques et n’ont pas voulu qu’on tourne. On a compris que c’était un haut lieu de l’indépendantisme ouïghour. Nous avons aussi été très embêtés à Téhéran par les « gardiens de la Révolution » parce qu’on filmait la gare. J’imagine qu’ils nous ont pris pour des espions. Ils ne nous ont pas arrêtés, mais il a fallu détruire les images de la gare. Tous les pays dans lesquels nous sommes passés sont fiers de leur passé et de figurer sur cette « route de la soie », et ils ont envie de diffuser la série sur leurs chaînes nationales. Où pensez-vous qu’il a fallu faire le plus attention en terme de liberté d’expression et de mouvement ? Avec les ayatollahs iraniens, l’armée chinoise ou la police secrète ouzbek ? Les gens les plus difficiles ont été le clergé catholique à la basilique Saint-Marc à Venise. Ils contrôlaient tout ce qu’on faisait et surveillaient nos caméras, nous interdisant les plans larges. Ils nous ont fait payer pour filmer à l’intérieur : sur tout le trajet, ce fut le seul cas.

(1) La Route de la soie, d’Alfred de Montesquiou, Arte Editions-Chêne, 29 euros.
A voir
La Route de la soie et autres merveilles, série documentaire écrite par Alfred de Montesquiou et réalisée par Xavier Lefebvre. Du 27 novembre jusqu’au 15 décembre, du lundi au vendredi à 17h30. Replay : disponible 60 jours.

http://www.telerama.fr/television/marco-polo-un-excellent-guide-du-routard-sur-la-route-de-la-soie,-alfred-de-montesquiou,n5377001.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

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Culture et Littérature / Re : formation de persan -niveau débutant
« le: décembre 01, 2017, 10:39:13 am »
Strasbourg

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Salon de thé / Re : Rubrique mode/haute couture iranienne
« le: novembre 29, 2017, 09:25:05 pm »
Tradition Alive, une marque de prêt-à-porter iranienne aux jolies motifs !!

http://traditionalive.com/

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Vendredi 17 novembre de 20h à 22h, Paris 1er

Châteaux et forteresses d’Iran

Par Jean-Claude Voisin, docteur en histoire et archéologie, ancien directeur de l’Institut français de Téhéran, rédacteur en Chef du magazine ParisTéhran.

Après avoir parcouru l’Iran sur 120 000 km, plus de 10 000 Km sur les lignes aériennes locales, l’auteur proposera un panorama des vestiges fortifiés sur plus de 2000 ans d’histoire, répartis sur tout le territoire national iranien.

Cette balade à travers tout le territoire iranien est déjà une étonnante synthèse sur l’art de se fortifier en Iran, c’est aussi l’émerveillement devant les paysages de l’Iran que les projections mettront en avant. La projection, qui s’appuie sur les 270 photos de l’ouvrage de 300 pages français/persan, dédicacé lors de la soirée, s’appuie non sur sa propre expérience au Proche- et au Moyen-Orient mais aussi sur le dépouillement de la littérature francophone, germanophone, anglophone qui depuis plus de 400 ans s’intéresse à l’Iran.

Cette semaine Cafélitt sera en Français.

Café Du Pont Neuf
14 Quai du Louvre, 75001 Paris
Restaurant français : 01 42 33 32 37

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Jeudi 16 novembre à 20h, Paris 19ème





https://penichecinema.net/

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Article intéressant qui fait le point sur le Farsi/Dari !

Dari Or Farsi? Afghanistan's Long-Simmering Language Dispute

What to call the Persian language in Afghanistan? It's a question Afghans have grappled with and sparred over for decades.

The long-simmering dispute was reignited after the BBC changed the name of one of its local-language Facebook pages to BBC Dari, prompting a backlash from many Afghan Persian speakers who despise the word officially used to describe their language.

Many Persian speakers in Afghanistan prefer and use the name Farsi, the official language in Iran. They say the term Dari has been forced on them by the dominant Pashtun ethnic group as an attempt to distance Afghans from their cultural, linguistic, and historical ties to the Persian-speaking world, which includes Iran and Tajikistan.

Language has long been a sore point in Afghanistan, where it has exposed unresolved tensions among the country's ethnic and linguistic groups.

Same Language

"Dari is not the Afghan dialect of Farsi," says Partaw Naderi, a prominent Afghan poet and minority-rights activist. "Dari is the name of a language that is also known as Farsi."

Naderi says historical documents prove that the word Dari, along with Parsi, dates as far back as the sixth century, when it was used to describe the Persian language. After the language adopted the Arabic script centuries later, it fell out of use and was replaced by the term Farsi.

Naderi says he prefers to use the word "Farsi-Dari" to describe the Persian language, calling it a solution to the current standoff. Any change would require a constitutional amendment.

Naderi says that while the Persian spoken in Afghanistan and neighboring Iran have distinct accents and variations in vocabulary and usage, the language is the same. There are dozens of regional variations of Persian inside Iran and Afghanistan, Naderi says.

Dari is the lingua franca in Afghanistan, where it is the native tongue of ethnic Tajiks, Hazaras, and Aimaqs as well as being spoken by Pashtuns in and around the capital, Kabul. Many educated Afghans are bilingual, speaking both Dari and Pashto, the country's other official language.

Constitutional Standoff

Dari became an official language in Afghanistan in the country's 1964 constitution. Two earlier constitutions in the 20th century had labeled it Farsi.

The late Afghan historian Mir Sediq Farhang, who was a member of the commission that drafted the 1964 constitution, wrote in his memoirs published in 2015 that the term Dari became a compromise in a standoff between the ruling Pashtun elite and leaders of the Persian-speaking community.

Farhang wrote that Afghanistan's Pashtun leaders wanted Pashto as the sole official language, claiming that Farsi belonged to Iran. To ensure equity between Pashto and Farsi, Persian speakers opted to include the name Dari to make a superficial distinction, Farhang wrote.

While Dari became the official name of the language, Farsi is still the word of choice among many Persian speakers even today.

"This debate pits those who look at language as a shared heritage that includes thinkers, writers, and poets of the Farsi language against those who believe that Dari has older roots and provides a distinct identity that cannot be confused with Iran's claim," says Omar Samad, an analyst and former Afghan ambassador who has advised senior Afghan officials.

Political Move

It is the politics surrounding Dari that has angered many Persian speakers, who say the term Dari was favored by Pashtun leaders as a means of distancing Afghanistan from the Persian cultural and political sphere.

Ali Adili, a researcher at Afghanistan Analysts Network, an independent think tank in Kabul, says many see the BBC name change as a continuation of this policy. "Afghan Persian speakers oppose a move they think is aimed at dividing one common language that is spoken in a broader civilizational sphere into two," he says.

The language dispute comes with ethnic tensions running high, spurred on by an unpopular and polarized central government in which power is divided between President Ashraf Ghani and Chief Executive Abdullah Abdullah, who draw political support from the Pashtun and ethnic Tajik communities, respectively. Ghani has been accused of ethnic favoritism and stoking tensions, allegations that he vehemently denies.

Adili says ethnic and linguistic issues are a manifestation of broader identity politics in Afghanistan. Some political figures, for example, have recently told journalists what Persian words they should and should not use. "This is a bid to distinguish Dari and Farsi, which Persian speakers consider as a campaign to block their language and reconstruct their identity," he says.

'Plot To Divide'

Mina Baktash, head of the BBC's Afghan service, said on November 4 that there were "absolutely no political and cultural reasons behind our decision" and added that the term Dari was the official name of the language in Afghanistan.

But that has not ended the criticism of the BBC.

The Private Arman-e Melli daily newspaper accused the BBC of a "plot to divide Dari from the Persian language."

"The people in Afghanistan, Iran, and Tajikistan speak Dari, which is the Persian language," said an editorial published on November 5.

In an editorial on November 5, the private Mandegar daily said the BBC was guilty of "fascism" and sowing divisions in the country.

Amrullah Saleh, the country's former intelligence chief and leader of the Green Trend political movement, called in a Facebook post on November 5 for his supporters to boycott the BBC.

The European Campaign for Human Rights for the People of Afghanistan (ECHRA), a London-based group, has launched a social-media campaign to get the name changed back to BBC Afghanistan.*

https://www.rferl.org/a/afghanistan-dari-farsi-persian-language-dispute/28840560.html

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