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Auteur Sujet: Les entreprises françaises se ruent sur l'Iran et maintenant s'en vont  (Lu 529 fois)

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Les entreprises françaises se ruent sur l'Iran


Le Figaro : Par Fabrice Nodé-Langlois  Publié le 20/09/2015


C'est un débarquement en force. Les patrons ou représentants de pas moins de 134  entreprises françaises se sont envolés ce week-end pour l'Iran. Ils devaient retrouver dimanche soir à Téhéran le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et le secrétaire d'État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, ainsi que le vice-président de Vinci, Yves Thibault de Silguy, qui emmène cette délégation sous l'égide du Medef.
C'est la première fois depuis douze ans que des ministres français accompagnent des patrons dans la République islamique. Depuis l'accord intérimaire de novembre 2013 sur le nucléaire et plus encore depuis l'accord signé le 14 juillet dernier, les hommes d'affaires allemands, italiens, britanniques ou américains se bousculent à Téhéran. Le Medef avait déjà monté une mission, début 2014, avec une centaine de patrons. Mais à l'époque, le Quai d'Orsay, encore en pleines négociations, avait jugé ce voyage trop précipité.

Un besoin colossal de capitaux étrangers

L'horizon s'est éclairci depuis juillet. Si l'Iran respecte son engagement à démanteler son programme nucléaire militaire, les sanctions commerciales et financières devraient être levées, progressivement, d'ici à la fin du premier semestre 2016. Or l'Iran n'est pas seulement une puissance pétrolière qui cherche à revenir sur le marché mondial de l'or noir. C'est aussi un marché de 80 millions d'habitants, rappelle Yves Thibault de Silguy. «Les opportunités sont nombreuses, résume le ministre Matthias Fekl, il y a une forte demande d'infrastructures, de biens de consommation courante, d'agroalimentaire, de transport, d'énergie ou de santé.»

Total, bien qu'ayant maintenu son bureau de représentation et ses relations à Téhéran, est du voyage, ainsi que Technip (ingénierie pétrolière) ou Engie. Pour revenir à son niveau de production d'avant l'embargo (plus de 4 millions de barils par jour [Mbj] en 2004 contre moins de 3 Mbj actuellement et environ 1 Mbj exporté), l'Iran a un besoin colossal de technologie et de capitaux étrangers. Les majors guettent la levée des sanctions et surtout les conditions financières que proposera l'État iranien.

Dans tous les secteurs, «l'Iran fourmille de projets qui attendent des financements, le pays manque de liquidités à court terme», résume Zahra Giacomini, directrice de l'agence de marketing et d'affaires publiques Cosmopolistan, spécialisée sur l'Iran. Les avoirs à l'étranger d'entités iraniennes sont toujours gelés et l'Iran n'a pas accès aux financements internationaux. Les grandes banques françaises sont absentes de la délégation, toujours échaudées par l'amende de 8,9 milliards de dollars infligée par les États-Unis à BNP Paribas l'an dernier pour avoir violé l'embargo, notamment sur l'Iran. À la suite de l'épisode, des chefs d'entreprise français, clients de BNP ont dû signer auprès de leur banque un engagement de ne pas commercer avec l'Iran. Des établissements financiers de moindre envergure sont toutefois du voyage tels la Banque Wormser, des cabinets de conseil ou d'avocats. Bpifrance est également représentée.

Incertitude sur les sanctions américaines

«Le risque, c'est l'incertitude juridique du système des sanctions nationales américaines», notamment le calendrier de leur levée, pointe Matthias Fekl. «Une incertitude qu'il faut lever et ne pas subir», ajoute le ministre. À Paris, certains s'agacent du temps que prend Washington, vu comme un moyen de donner un avantage aux entreprises américaines. D'autres soulignent que les lobbies industriels américains pressent l'Administration pour qu'elle lève les sanctions. John Kerry a promis un feu vert prochain sur l'aéronautique. Les discussions entre Paris et Washington sont en cours.
Cette mission de trois jours à Téhéran et à Machhad, la deuxième ville du pays, ne sera pas couronnée par des signatures de contrats. Il s'agit de prendre contact, d'identifier des projets et des interlocuteurs fiables, la clé d'une relation commerciale réussie.


http://www.lefigaro.fr/societes/2015/09/20/20005-20150920ARTFIG00203-les-entreprises-francaises-se-ruent-sur-l-iran.php
« Modifié: juin 19, 2018, 09:09:24 am par Parvaneh »
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Re : Les entreprises françaises se ruent sur l'Iran
« Réponse #1 le: septembre 22, 2015, 07:28:13 pm »
09/22/15      

France business development office inaugurated in Tehran

Source: Press TV

France has inaugurated a business development office in the Iranian capital Tehran as part of efforts to strengthen economic ties with Iran. French Agriculture Minister Stephane Le Foll and Minister of State for Foreign Trade Matthias Fekl inaugurated the "Business France" office on Monday.

Leading a 100-strong delegation, the French officials have already held talks with their Iranian counterparts to discuss ways to boost bilateral trade ties between Tehran and Paris.

Two cooperation agreements were signed during a meeting attended by senior Iranian and French officials on Monday.

Meanwhile, Mohammad Reza Najafimanesh, a member of Iran-France joint chamber of commerce said two French delegations including representatives from major oil and auto companies will visit Iran to hold talks with their Iranian counterparts later this year.

Facilitating bilateral trade

The French Minister of State for Foreign Trade Matthias Fekl ialso held a separate meeting with Iran’s Minister of Industry, Mine and Trade Mohammad Reza Nematzadeh on Monday.

The two sides agreed on forming a joint working group to facilitate trade and industrial ties between Iran and France.

“The new round of cooperation should lead to joint investment and transfer of technology,” Nematzadeh was quoted as saying by IRNA on Monday.

He said Iran sets no limitation on the activities of European companies, including French firms but insists that products should be made inside the country.

Meanwhile, the French official reiterated that Paris seeks to broker long-term economic ties with Iran through setting up joint ventures.

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Re : Les entreprises françaises se ruent sur l'Iran
« Réponse #2 le: septembre 13, 2017, 07:23:45 pm »
Les Echos du 11/09/2017

Le cabinet d’avocats Gide s’implante à Téhéran


Le cabinet français est le premier cabinet d’avocats international à obtenir une licence afin d’ouvrir une succursale en Iran. Il inaugure son bureau ce mardi.

C'est une initiative inédite pour un cabinet d'avocats international, et c'est un français qui la lance. Gide inaugure ce mardi son bureau à Téhéran, et s'affirme ainsi comme « le premier à obtenir une licence afin d'ouvrir une succursale et pouvoir exercer en Iran en son nom propre », précise le cabinet dans un communiqué.  D'autres grands cabinets sont déjà présents dans la capitale iranienne, mais en association avec des avocats locaux.

« Nous voulions une véritable implantation pour Gide compte tenu du potentiel économique de l'Iran. C'est une marque de confiance et un signe fort des autorités iraniennes », se félicite Baudouin de Moucheron, associé senior du cabinet, soulignant en outre « qu'être français n'a pas été un handicap. »

Une avocate iranienne aux manettes

La personnalité de Mehrnoosh Aryanpour, chargée de Gide Téhéran, n'y est pas pour rien non plus. Associée du  cabinet français depuis janvier 2017, cette brillante avocate iranienne est spécialisée en droit du commerce international et en droit réglementaire international, et est membre du barreau de New York depuis 2009. Elle eut même son heure de gloire dans son pays natal il y a une quinzaine d'années quand, jeune lycéenne, elle termina première des quelque 500.000 candidats au concours annuel organisé à travers l'Iran pour les nouveaux bacheliers.

Malgré la bonne connaissance du Proche et du Moyen-Orient de Baudouin de Moucheron, qui ouvrit-il y a vingt ans le bureau de Gide en Turquie, cette implantation ne fut pas pour autant un long fleuve tranquille. Le cabinet français compte en effet un bureau à New York, avec lequel il a fallu créer une vraie « muraille de Chine ». En outre, l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis n'a pas facilité les démarches. « Nous avons respecté toutes les règles de compliance imposées avec les Etats-Unis », indique l'associé de Gide.

Un marché en pleine expansion

Le jeu en vaut sans doute la chandelle. « Le marché iranien est en pleine expansion, et l'ouverture de ce bureau va permettre aux entreprises françaises de continuer à s'y développer pleinement, et aux entreprises iraniennes de s'exporter », explique Mehrnoosh Aryanpour. Son équipe locale compte d'ores et déjà une dizaine de personnes dont près de la moitié d'avocats.

Quant à Baudouin de Moucheron, il travaille déjà à l'ouverture « avant la fin de l'année » d'un bureau au Caire, qui sera alors pour Gide le seizième dans le monde.


En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/030546360449-le-cabinet-davocats-gide-simplante-a-teheran-2113311.php#qvVPS1JmyqUprHM4.99
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Re : Les entreprises françaises se ruent sur l'Iran
« Réponse #3 le: septembre 18, 2017, 06:44:34 pm »
Réunion de travail entre le nouveau ministre de l'industrie M. Shariatmadari, le secrétaire d'Etat @JBLemoyne et les entreprises de @MEDEF



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Bruno Le Maire : «La plupart» des entreprises françaises ne pourront pas rester en Iran


19 juin 2018


Ployant face à la décision de Washington de rétablir les sanctions contre Téhéran et l’extraterritorialité de la justice américaine, le ministre français de l'Economie a fait savoir que la plupart des entreprises hexagonales quitteraient l'Iran.

«La plupart» des entreprises françaises «ne pourra pas» rester en Iran, a déclaré le 19 juin le ministre de l'Economie Bruno le Maire sur RMC, après le rétablissement début mai par les Etats-Unis de sanctions visant Téhéran.

Ces entreprises «ne pourront pas rester car elles ont besoin d'être payées pour les produits qu'elles livrent et fabriquent en Iran et elles ne peuvent pas être payées car il n'y a pas d'institution européenne financière souveraine et autonome», a poursuivi le ministre.


https://francais.rt.com/economie/51720-bruno-maire-plupart-entreprises-francaises-pas-rester-iran
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