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Auteur Sujet: toujours le nucleaire  (Lu 29514 fois)

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toujours le nucleaire
« Réponse #30 le: mai 05, 2006, 03:02:56 pm »
un peu long mais interessant à lire :D
notez que le rédacteur de l'article utilise arabo persique et non persique  :o

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Nucléaire iranien: l'inquiétude monte dans les Etats arabes du Golfe

LE CAIRE (AP) - La crise du nucléaire iranien et le bras de fer entre Téhéran et Washington suscite l'inquiétude croissante des voisins de l'Iran, les monarchie arabes du Golfe arabo-persique.

Selon des sources diplomatiques arabes, l'émir du Qatar, allié des Etats-Unis, s'est rendu en Iran cette semaine pour demander à Mahmoud Amadinejad de calmer son jeu rhétorique et coopérer avec la communauté internationale. Mais le président iranien a manifesté son dédain, en laissant entendre que l'émir n'était qu'un valet de l'Occident...

Depuis l'élection d'Ahmadinejad l'été dernier, les relations d'un Téhéran en plein regain nationaliste avec ses riches voisins pétroliers du Golfe se sont dégradées, alors que son prédecesseur Mohammad Khatami avait lui tenté de resserrer les liens et de dépasser les rivalités traditionnelles perses-arabes.

Ces monarchies du pétrole sont réunies au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG), alliance politique et économique un peu floue: Arabie Saoudite, premier producteur de pétrole au monde, Emirats arabes unis (EAU), sultanat d'Oman, Koweït, Qatar et Bahreïn.

Le développement du programme nucléaire iranien leur fait peur, sachant qu'ils seraient les premiers exposés en cas d'accident nucléaire. Mais surtout ils voient avec angoisse enfler la crise entre Téhéran et Washington, redoutant de possibles représailles iraniennes sur les bases américaines dans la région (Koweït, Qatar, Bahreïn), si les Etats-Unis décidaient de frapper préventivement l'Iran.

A cela s'ajoute la crainte que la crise ne déclenche le ralliement de leurs propres populations chiites à Téhéran. Les pays du CCG, régis par des majorités sunnites mais comportant de fortes populations chiites, à l'exception du Bahreïn, à majorité chiite, ont peur des troubles civils.

Sur fonds de chaos irakien, l'émergence d'un "croissant chiite" sous la houlette de Téhéran agite toute la région, les régimes jordanien et égyptien s'en inquiétant également.

Un éditorial publié cette semaine dans le quotidien koweïti "Al-Siyassah", dénonçait la politique "infantile" de l'Iran. En ajoutant que les Etats-Unis sont en droit de "garantir la sécurité des champs pétrolifères" et "des routes d'exportation du pétrole".

Pour autant, les pays Golfe ne hasse pas forcément la voix. L'ancien secrétaire-général du CCG, Abdullah Bishara, critiquait récemment leur attitude "hésitante, vague et falote" face aux provocations de Téhéran. Les pays arabes, écrivait-il, auraient dû exprimer "clairement et en public" leur rejet de cette attitude.

"Où est la diplomatie du Golfe", renchérit Abdul Khaleq Abdullah, de l'université des Emirats. "Pourquoi s'effacent-ils?" "S'ils y allaient à fond, ils pourraient aboutir à quelque chose".

Les voisins de l'Iran seraient aussi en première ligne en cas de sanctions contre Téhéran.

Pour l'heure, l'Iran envoie des signaux contradictoires. A Dubaï, le principal négociateur dans le dossier du nucléaire iranien, Ali Larijani, expliquait récemment que les craintes des dirigeants de la région étaient "infondées" et les invitait à assurer une médiation dans la crise.

Des propos manifestement destinés à apaiser les voisins du Golfe, après les menaces à peine voilées du ministre iranien de l'Intérieur: Mostafa Pourmohammadi avait averti le mois dernier que son pays "contrôlait la plus importante et la plus sensible voie énergétique du monde". Allusion limpide à la possibilité pour Téhéran de bloquer le détroit d'Ormuz -entre le Golfe arabo-persique et le Golfe d'Oman, par où transitent la majeure partie des exportations de pétrole de la région.

Le vieux contentieux sémantique et géographique entre l'Iran et ses voisins arabes cristallise les tensions actuelles. Téhéran s'enorgueillit toujours de l'appellation traditionnelle "Golfe Persique", contestée par le monde, qui rappellent que six Etats arabes, et seule une terre perse, bordent le golfe.

Ainsi, lors des échanges d'amabilités d'usage à l'issue de sa visite, l'émir du Qatar, cheikh Hamad bin-Khalifa al-Thani a félicité son hôte iranien sur son équipe de football, espérant qu'elle ferait la fierté de tout "le Golfe arabo-persique" lors de la Coupe du monde en Allemagne.

Réplique cinglante de Mahmoud Ahmadinejad. "J'imagine que vous l'appeliez le Golfe persique quand vous l'avez appris à l'école", a-t-il rétorqué. Façon de dire que l'émir, formé à l'académie militaire de Sandhurst en Angleterre, était à la solde de l'ancienne puissance coloniale. L'émir ne s'est pas laissé impressionner. "Au fait, je vous rappelle que le Golfe appartient à tous". AP

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toujours le nucleaire
« Réponse #31 le: mai 05, 2006, 05:25:43 pm »
La course contre la montre de l'Iran, par Natalie Nougayrède
LE MONDE | 05.05.06 | 13h24  •  Mis à jour le 05.05.06 | 13h24

En 2002, deux sites nucléaires, Natanz et Arak, jusque-là dissimulés par l'Iran à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), étaient mis au jour par des images satellites. L'ampleur des activités scientifiques clandestines de la République islamique commençait à être dévoilée. Près de quatre ans plus tard, la crise diplomatique qui se noue autour du programme nucléaire iranien, soupçonné d'avoir pour but de fabriquer une bombe atomique, est sur le point d'entrer dans la phase des textes contraignants au Conseil de sécurité de l'ONU, l'instance chargée, comme son nom l'indique, de la paix et de la sécurité internationales.

Au cours de ces quatre années, marquées par le déclenchement de la guerre en Irak et les difficultés rencontrées par les troupes américaines d'occupation, deux tentatives diplomatiques se sont succédé pour tenter d'empêcher, ou du moins de repousser, l'entrée en jeu dans le dossier iranien du Conseil de sécurité. Celle, d'abord, des Européens - France, Royaume-Uni, Allemagne -, lancée en octobre 2003, lorsque les ministres des affaires étrangères firent ensemble une visite historique à Téhéran ; et celle, ensuite, de la Russie, qui prit le relais, à l'automne 2005, pour tenter de dénouer la crise. Ces deux démarches ont échoué.

Reste-t-il encore une marge pour un nouvel effort diplomatique ? Tout se déroule aujourd'hui comme si chacun cherchait à gagner du temps. Non pas parce que le temps apportera naturellement une solution de compromis, mais précisément parce qu'aucune solution n'est en vue, et que nul ne semble capable d'en formuler une. C'est ce désarroi, le fait même que "personne ne sache quoi faire, qui rend la situation dangereuse", s'inquiète Tim Guldimann, ancien ambassadeur suisse à Téhéran (jusqu'en 2004), où il représentait les intérêts américains.

Les Etats-Unis ont fait savoir que leurs stratèges militaires préparaient, en cas de besoin, des plans d'attaque contre les sites iraniens, mais ils répètent aussi que la diplomatie doit encore jouer. Ils sont soucieux de ne pas faire dérailler leurs plans de désengagement progressif en Irak et savent qu'il serait périlleux, surtout à court terme, d'ouvrir un nouveau front militaire dans la région.

Les Européens, tout en tenant un discours ferme face à l'Iran, sont inquiets d'un engrenage que personne ne maîtriserait plus et se prennent à espérer que George Bush prendra la décision historique de franchir un pas auquel les Etats-Unis se sont refusés depuis 1980 : entrer en pourparlers directs avec l'Iran des mollahs, accepter de s'associer à une éventuelle nouvelle offre diplomatique envers l'Iran.

La Russie de Vladimir Poutine, qui a pris goût à apparaître comme médiateur potentiel avec lequel il faudrait désormais compter au Proche-Orient, veut ménager sa relation bilatérale avec l'Iran et éviter que les choses s'enveniment. Moscou déteste tout autant que les Occidentaux l'idée d'un Iran doté de la bombe atomique, sur les flancs sud de sa zone traditionnelle d'influence. Mais le Kremlin a aussi en horreur la perspective d'une nouvelle aventure militaire américaine, que la mise en oeuvre du chapitre VII de la Charte des Nations unies serait susceptible de justifier, craint-on à Moscou.

La Chine, de l'avis des diplomates occidentaux, joue dans cette crise un rôle d'appui à la position russe. Elle n'aime pas l'idée de mesures coercitives contre l'Iran, avec lequel elle a conclu des accords pétroliers. Mais elle ne prendra pas de front les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité si d'aventure ceux-ci s'accordent sur une stratégie.

Chacun donc veut donner du temps au temps. Ce qui présente pour Téhéran un avantage évident : dans l'intervalle, l'Iran poursuit ses travaux nucléaires, faisant d'ailleurs "exactement ce qu'il avait annoncé", commente un diplomate français. Si les Iraniens arrivent à mettre en route, "d'ici à la fin de l'année", ainsi qu'ils le disent, 3 000 centrifugeuses à Natanz, ils auront de quoi fabriquer une bombe atomique par an, préviennent des experts.

C'est l'une des différences avec la crise diplomatique autour de l'Irak, en 2002-2003 : l'Iran de 2006, lui, est unanimement perçu comme un pays sur le point d'être capable de se doter d'armes de destruction massive. Les rapports de l'AIEA ont une autorité que personne ne conteste. Autre différence : les Etats-Unis semblent vouloir réellement accorder une chance à la diplomatie, alors que, dans le cas irakien, ils avaient passé la diplomatie par pertes et profits.

INVERSER LE GLISSEMENT

Pour autant, dans cette partie serrée, aucune issue claire n'apparaît. Les positions semblent inconciliables. Les Occidentaux et les Russes disent qu'il est inacceptable que l'Iran conserve sur son territoire ne serait-ce qu'une petite installation d'enrichissement d'uranium. L'Iran martèle qu'il est hors de question de renoncer à un cycle autonome de fabrication de matière fissile et argue de son droit à s'en doter, en tant que signataire du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Téhéran en fait une question de fierté et de souveraineté nationale.

C'est au nom de cette obsession iranienne à être reconnu comme interlocuteur légitime que certains, dans les chancelleries européennes et à Moscou, plaident pour un virage à 180 degrés de la politique américaine à l'égard de l'Iran. Seul un coup de théâtre de la part de M. Bush pourrait inverser le glissement vers la confrontation totale, arguent-ils. Mais pareille idée est loin d'avoir mûri à Washington.

Au-delà des pourparlers délicats qui s'annoncent à l'ONU, la véritable échéance, disent des diplomates, est celle du sommet du G8, à la mi-juillet à Saint-Pétersbourg. D'ici là, il s'agira de gagner du temps, à la condition toutefois que les Iraniens s'abstiennent d'un geste drastique, tel un retrait subit du TNP, comme l'avait fait la Corée du Nord en 2003.

"Seuls les Etats-Unis peuvent peser maintenant sur la tournure des événements", dit David Albright, de l'Institute for Science and International Security, à Washington. Il préconise de tenir aux Iraniens le discours suivant : "Si vous suspendez vos activités, on facilitera votre développement économique, et nous ne viserons pas le changement de régime." Pour Gary Samore, ancien conseiller de Bill Clinton, aujourd'hui vice-président de la Fondation MacArthur à Chicago, "les Etats-Unis n'auront pas d'autre choix que d'accepter de parler avec l'Iran. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont fini par faire avec la Corée du Nord". Qui, elle aussi, a su mettre le temps à profit pour s'équiper de la bombe.
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toujours le nucleaire
« Réponse #32 le: mai 12, 2006, 02:57:49 pm »
vendredi 12 mai 2006 (Reuters - 13:45)

BRUXELLES - L'Union européenne compte exhorter lundi l'Iran à cesser totalement ses activités d'enrichissement de l'uranium en dépit des revendications formulées par Téhéran, qui souhaite poursuivre une partie d'entre elles à des fins scientifiques, selon un projet de déclaration que Reuters a pu consulter.

"Il (le conseil des ministres de l'UE) appelle les autorités iraniennes à coopérer entièrement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, à suspendre toutes ses activités liées à l'enrichissement et à la transformation de l'uranium, y compris à des fins de recherche et développement", selon le texte rédigé en vue de la réunion des chefs de la diplomatie européenne prévue lundi à Bruxelles.

Selon des diplomates européens, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne pourraient discuter en marge du sommet d'un nouveau "paquet" de sanctions et de mesures incitatives destiné à convaincre Téhéran de revenir à la table des négociations.

Le projet de déclaration des chefs de la diplomatie européenne ne fournit aucune précision sur la teneur de ces mesures, mais affirme que "l'UE serait prête à soutenir le développement par l'Iran d'un programme nucléaire civil sûr, soutenu et à l'abri de tout risque de prolifération si les inquiétudes de la communauté internationale étaient prises en compte et la confiance dans les intentions de l'Iran établie".

Les diplomates européens espèrent que ces mesures seront définies à temps pour une réunion, prévue le 19 mai à Londres, des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu plus l'Allemagne.
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toujours le nucleaire
« Réponse #33 le: mai 12, 2006, 02:58:14 pm »
vendredi 12 mai 2006, 14h30
D'autres traces d'uranium enrichi auraient été décelées en Iran

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BERLIN (Reuters) - Des inspecteurs de l'AIEA ont décelé de nouvelles traces d'uranium hautement enrichi dans des installations nucléaires en Iran, renforçant les soupçons sur l'existence d'un programme secret visant à fabriquer des armes atomiques, apprend-on de sources diplomatiques.

Un diplomate basé à Vienne, où se trouve le siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique, a confirmé cette découverte tout en en tempérant la gravité: "Ce n'est pas une preuve de culpabilité."

D'après plusieurs autres diplomates occidentaux, toutefois, les observations de l'AIEA accréditeraient la thèse selon laquelle l'Iran poursuivrait un programme secret de recherche sur l'enrichissement de l'uranium. Téhéran affirme que ces activités visent exclusivement à produire de l'électricité.

Dans le rapport qu'elle a remis en avril au Conseil de sécurité de l'Onu, l'Agence dit avoir effectué des prélèvements sur du matériel acheté pour un ancien centre de recherche à Lavizan-Shiyan. Le site a été détruit en 2004 avant que les inspecteurs de l'AIEA aient pu l'examiner.

Les inspecteurs de l'AIEA ont prélevé cette année sur des pompes à vide des échantillons qui ont été examinés au microscope électronique, ont fait savoir les diplomates.

"Les analyses préliminaires réalisées par l'AIEA ont révélé la présence d'uranium hautement enrichi dans les échantillons prélevés", a déclaré à Reuters un diplomate occidental accrédité auprès de l'AIEA, en requérant l'anonymat.

L'ancien centre de recherche en physique de Lavizan, habilité par le ministère de la Défense, s'est procuré des machines dites à "double usage", pouvant notamment servir à enrichir de l'uranium, telles que les pompes à vide.

CONTAMINATION ?

Le diplomate en poste à Vienne a estimé que ces découvertes pouvaient "s'expliquer de diverses façons". "Mais cela accroît la pression sur l'Iran pour qu'il rende des comptes sur Lavizan", a-t-il ajouté.

Aucun responsable iranien n'a souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.

En 2003, l'AIEA avait détecté des traces d'uranium hautement enrichi sur plusieurs sites en Iran. On pense à présent que ces traces s'expliquent, en grande partie, par une contamination au contact de machines d'occasion importées du Pakistan.

"Même s'il s'agit d'une seule et unique source de contamination, c'est une découverte importante car elle indique que quelque chose se tramait à Lavizan", estime David Albright, ancien experts en armements de l'Onu, qui dirige l'Institut pour la science et la sécurité internationale, un organisme de recherche.

Il a ajouté que la question se posait de l'existence d'un autre programme d'enrichissement de l'uranium, secret celui-là, parallèlement à celui que l'Iran a déclaré.

L'Iran assure que son programme nucléaire n'est destiné qu'à la production d'électricité, mais les pays occidentaux, citant le secret qui l'entoure et ses liens avec l'armée, le soupçonnent d'être dédié aussi à la fabrication d'armes nucléaires.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a appelé l'Iran à geler l'enrichissement de son uranium, ce qu'il refuse.

L'Iran est déjà parvenu à purifier de l'uranium à un niveau suffisant pour alimenter des centrales nucléaires. Selon des diplomates occidentaux, le degré de savoir-faire de l'Iran en matière de nucléaire est étonnant.

D'après eux, en effet, pendant la suspension de son programme d'enrichissement de l'uranium, qui a duré deux ans et demi, les chercheurs iraniens ont considérablement approfondi leur connaissance des centrifugeuses.

Dans ces tubes tournant à très grande vitesse, on place un gaz contenant les isotopes lourds et légers d'un matériau comme, ici, l'uranium. La rotation ultra-rapide sépare les isotopes les plus légers, entraînant l'enrichissement du minerai.
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toujours le nucleaire
« Réponse #34 le: mai 15, 2006, 10:16:29 am »
BRUXELLES (AFP) - L'Union européenne est prête à faire des propositions audacieuses dans les domaines de l'économie, du nucléaire et peut-être de la sécurité pour convaincre l'Iran à renoncer à ses ambitions atomiques, a déclaré lundi le chef de la diplomatie européenne Javier Solana.
"Cela va être un ensemble de mesures généreuses, un ensemble audacieux qui portera sur des questions liées aux domaines nucléaire, économique et, peut-être, si nécessaire, à la sécurité", a-t-il dit à son arrivée à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

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"Nous préparons un paquet qu'il leur sera difficile de refuser s'ils ce qu'ils veulent vraiment est de l'énergie", a déclaré M. Solana avant des discussions entre les représentants du groupe de l'UE-3 composé de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne.
"Je pense (...) que l'Iran va bouger", a indiqué de son côté le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn.

"Je pense que les Iraniens vont s'apercevoir que les Européens sont courageux et proposent une chose très importante, c'est une des dernières chances pour résoudre le conflit d'un point de vue diplomatique", a-t-il ajouté.

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE se retrouvaient lundi à Bruxelles pour discuter d'un paquet de "mesures incitatives" à proposer à Téhéran pour qu'il renonce à enrichir de l'uranium, sous l'impulsion des pays de "l'UE-3".

L'idée est de proposer à l'Iran de "l'aider à développer son secteur nucléaire civil, ses échanges commerciaux" et de "reconnaître ses préoccupations de sécurité", à condition qu'il cesse l'enrichissement d'uranium, avait expliqué ce week-end une source européenne.

Les grandes lignes de ce paquet devraient être présentées vendredi aux négociateurs des cinq pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne), lors d'une réunion à Londres.

Le haut représentant européen a minimisé la portée des déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad rejetant la proposition européenne et réaffirmant la volonté de Téhéran de procéder à l'enrichissement d'uranium.

M. Solana a noté que l'Iran n'avait pas encore eu connaissance de la proposition européenne.
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Hors ligne Florinda

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toujours le nucleaire
« Réponse #35 le: mai 15, 2006, 05:43:36 pm »
Des propositions "audacieuses" ... bah bah ... voyons ce qu'ils vont sortir de leur chapeau ces europeens !!  :sol:

ascor

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« Réponse #36 le: mai 17, 2006, 07:31:52 am »
Citation de: Florinda
Des propositions "audacieuses" ... bah bah ... voyons ce qu'ils vont sortir de leur chapeau ces europeens !!  :sol:
des paillettes, comme les americains qui avait dit a l'iran je vous donne des pieces de rechange pour vos avions et vous oubliez vos milliards d'investissement sur le nucleaire.no coment

fransisbis

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toujours le nucleaire
« Réponse #37 le: mai 17, 2006, 08:48:25 am »
"M. Solana a noté que l'Iran n'avait pas encore eu connaissance de la proposition européenne."

Mais nous si !! :D :D :D :D :D

Hors ligne Parvaneh

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toujours le nucleaire
« Réponse #38 le: mai 17, 2006, 09:28:01 am »
mercredi 17 mai 2006


Le président iranien rejette l'offre de la "troïka" européenne

 
TEHERAN (Reuters) - L'offre de la "troïka" européenne - France, Grande-Bretagne et Allemagne - proposant à l'Iran de renoncer à son programme d'enrichissement de l'uranium en échange de mesures incitatives reviendrait à accepter des sucreries contre de l'or, a déclaré le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.  :lol:

"Ils disent qu'ils veulent donner des incitations aux Iraniens mais ils pensent avoir affaire à un enfant de quatre ans auquel ils disent qu'ils donneront des sucreries ou des noix en lui prenant de l'or en échange", a dit le président iranien dans un discours prononcé à Arak, dans le centre du pays, retransmis en direct par la télévision publique.

"Ne forcez pas les gouvernements et les nations signataires du Traité de non-prolifération nucléaire à s'en retirer", a ajouté Ahmadinejad.
"Affirmons notre fierté d'être Français (et je rajouterais Iraniens), car on ne bâtit rien sur l'auto-dénigrement"

Hors ligne Dev

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toujours le nucleaire
« Réponse #39 le: mai 17, 2006, 09:32:12 am »
y a ça aussi hihi :mdr:
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L'Iran refuse de céder sur son nucléaire en échange de "noix ou de chocolat" que les Européens lui proposent sous forme de mesures incitatives, a déclaré mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

fransisbis

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toujours le nucleaire
« Réponse #40 le: mai 17, 2006, 09:38:16 am »
Il péfère les pruneaux ??

Hors ligne dini

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toujours le nucleaire
« Réponse #41 le: mai 17, 2006, 04:45:49 pm »
L'Iran propose des incitations économiques à l'UE en échange de la reconnaissance de son droit à enrichir l'uranium

AP | 17.05.06 | 14:01


TEHERAN (AP) -- Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé mercredi que Téhéran était disposé à offrir à l'Union européenne des incitations économiques substantielles en contrepartie de la reconnaissance du droit de l'Iran à enrichir l'uranium.
"Nous sommes prêts à offrir des incitations économiques à l'Europe en échange de la reconnaissance de notre droit (à enrichir de l'uranium)", a déclaré Hamid Reza Asefi, un porte-parole, cité par la radio officielle. "Fort de 70 millions de personnes, le marché iranien est une bonne incitation pour l'Europe", a-t-il ajouté.
Les pays européens ont déjà accès au marché iranien, mais Téhéran a privilégié ces dernières années des accords commerciaux avec la Russie et la Chine. AP

 :mdr: :mdr: :mdr: :mdr:
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toujours le nucleaire
« Réponse #42 le: mai 17, 2006, 05:21:14 pm »
PTDR :lol: :mdr: :mdr:
trop fort :ane:


je commence à aimer cet ahmadinejad ...
mais bon je peux toujours rever qu'il fait tout ça juste pour son peuple !
:D

Hors ligne dini

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toujours le nucleaire
« Réponse #43 le: mai 24, 2006, 09:12:16 am »
L'Iran veut discuter directement avec les États-Unis

Agence France-Presse

Washington

L'Iran a demandé par l'entremise d'intermédiaires à discuter directement de son programme nucléaire avec Washington, a rapporté mercredi le Washington Post, citant des responsables américains, des analystes iraniens et des diplomates étrangers.

La demande fait suite à une lettre du 8 mai du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à George W. Bush, première communication de ce genre entre les leaders des deux pays en plus de 25 ans.

Des responsables iraniens de haut rang ont demandé à «une multitude d'intermédiaires» de faire passer le message à Washington selon lequel Téhéran était ouvert à des discussions directes, a indiqué le quotidien, qui cite Saeed Laylaz, un ancien responsable gouvernemental iranien et analyste de renom à Téhéran et plusieurs diplomates.



Parmi les intermédiaires chargés de convoyer le message figurent selon le Washington Post le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, qui était à Washington mardi pour des entretiens notamment avec la secrétaire d'État Condoleezza Rice, le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et des responsables en Indonésie et au Koweit.

La lettre d'Ahmadinejad a été implicitement approuvée par le leader suprême de la République islamiste l'ayatollah Ali Khamenei.

«Il y a deux mois, personne n'aurait pensé que MM. Khamenei et Ahmadinejad tenteraient d'obtenir de George W. Bush qu'il entame des négociations», a déclaré au journal à Téhéran M. Laylaz.

«C'est le signe d'un changement de stratégie. Ils se rendent compte que la situation est dangereuse et qu'ils ne devraient pas perdre de temps», a-t-il ajouté.

Washington n'a plus de relations diplomatiques avec l'Iran depuis avril 1980, à la suite de la prise de l'ambassade des États-Unis à Téhéran l'année précédente dans laquelle 52 américains ont été maintenus captifs pendant 444 jours.
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Hors ligne DarkDarvish

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toujours le nucleaire
« Réponse #44 le: mai 29, 2006, 06:23:56 pm »
titres des journaux :
L'Iran aurait mené des recherches sur la fusion nucléaire  :ouch:

impressionnant si c'est vrai !
La vérité que tu crois connaitre n'est parfois que le mensonge qui te tuera.