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Auteur Sujet: De nouveaux livres  (Lu 25436 fois)

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Hors ligne Azadeh

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #15 le: juin 25, 2010, 03:20:05 pm »
Juste pour avoir un avis contradictoire, je vous invite à lire la critique de ce livre par Fatemeh Keshavarz ici :

http://uncpress.unc.edu/browse/page/143

وين نغمه محبت بعد از من و تو ماند
تا در زمانه باقي‌ست آواز باد و باران

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #16 le: janvier 16, 2011, 12:34:32 pm »
Vu en librairie cette semaine:



Je crois que les traductions de l'Avesta en français sont très rares et/ou très anciennes.
Voilà une nouvelle référence.

J'ai aussi vu ceci


Une traduction française est toujours un accès supplémentaire à d'autres cultures pour des gens comme moi. Malheureusement je crois que je préférerais pouvoir lire cela en persan enfin à hauteur de mon simple niveau), car même si c'est probablement très bien traduit par Frouzandéh Brélian-Djahanshahi (celle qui avait déjà traduit "Shah Nameh") peut-être qu'une dimension nous échappera forcément.
En le parcourant je n'ai pas accroché, ni au récit ni au style.
La lenteur des débutants face à une langue étrangère est souvent propice à la réflexion, la profondeur et aussi à une certaine candeur.

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #17 le: février 03, 2011, 01:36:42 pm »
Je n'ai pas eu le temps de le feuilleter mais j'ai vu ce livre en rayon hier.



Présentation de l'éditeur

« Abou se meurt. Pas comme un vieil homme. Comme un crocodile. » Dans cette veillée, sa fille Homeyra se souvient de son enfance iranienne qui, loin de se limiter au foyer, déborde joyeusement, dramatiquement, à tout le voisinage.

Dans l’une des rues de ce quartier pauvre, les jeux des enfants, les froissements des tchadors et les exhortations des patriarches se mêlent en brouilles, en conflits de générations et en vagues connivences. Au fil des années, la vie quotidienne de toute une société nous apparaît, si vivante et contrastée, à travers ses privations, les interdits qu’elle s’impose et son lancinant désir d’émancipation.

Cette chronique des mœurs et coutumes dominée par l’arbitraire patriarcal se déploie au gré de la folle amitié de deux gamines, Azar et la narratrice. Azar la petite sauvageonne qui refuse en riant l’éprouvante discipline des adultes. Homeyra qui ne rêve que de fuir le grand deuil de l’amour des mères et la jalousie absolue et brutale des pères. Tout le talent de Fariba Vafi est de nous donner à comprendre, avec autant de tendresse pudique que d'intelligence critique, le destin d’un peuple à travers la vie de tous les jours.


   
Écrit sur le mode de la confession intemporelle, mêlant les temps autour d’événements cruciaux, comme la mort du père, de ce vieil alligator ombrageux, et le sacrifice monstrueux de l’amie d’enfance perchée dans son arbre, ce noyer secourable où elle trouvait refuge contre toutes les agressions d’un grand frère aussi lâche qu’intolérant, cette reconstitution de la vie d’un quartier pauvre d’une ville de la Perse d’aujourd’hui vaut par les mille anecdotes et incidents, le tissu singulier d'usages, de règles courantes, de traditions minuscules, de coutumes tellement ordinaires qu’elles participent des gestes de tous les jours.

Il s’en dégage à la fin comme un bruissement de tragédie, un sentiment de familiarité oppressant : nous vivons ce que vivent ces enfants et ces femmes bafouées, ces jeunes gens en délicatesse, à l’exclusion des mâles enfermés dans leur rôle castrateur. La rue d’Homeyra, nous la parcourons incessamment de haut en bas, reconnaissant en aveugle les parfums, toutes les odeurs qui scellent chaque palier, chaque étal de boutique d’un souvenir. La rue d’Homeyra, c’est toute une mémoire bruissante, pleine d’échos et de couleurs, qui voudrait faire le deuil des blessures du passé en rendant son beau rêve de liberté à l’enfance qui demeure en chacun de nous.




Hors ligne lilidjân

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #18 le: février 03, 2011, 08:16:20 pm »
Je me suis procuré les adorables de Zoroastre pour mon cher et tendre, c'est très pointu!  :)
Le visage, c'est notre identité. Autrement dit: faisons face!

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #19 le: février 28, 2011, 08:18:41 am »
Je ne l'ai pas feuilleté mais je l'ai vu en vitrine



Présentation de l'éditeur

Un garçon rentre chez lui. Il est jeune et sensible. Il est iranien. Un conscrit, un permissionnaire, un déserteur peut-être. C'est la guerre entre l'Iran et l'Irak. Nous savons par les journaux qu'elle fut atroce. Le Scorpion est un roman plus vrai que tous les reportages. Non pas parce que son auteur est un ancien appelé de cette guerre : l'événement ne joue pas ici un rôle capital. Vues de la boue, des tranchées, de la faim, de la peur, toutes les guerres se ressemblent.

La démarche de Hossein Mortezaeian Abkenar est avant tout littéraire. La maîtrise stylistique, l'économie des moyens, la concision poétique font de ce livre une bombe émotionnelle qu'on ne peut oublier. Le sentiment de vérité - et la vérité est un sentiment - happe le lecteur dès les premières pages. Tout de suite, il se trouve dans la découverte romanesque d'un monde enfoui, tiré de la nuit par la lumière éclatante de l'écriture.

Biographie de l'auteur

Hossein Mortezaeian Abkenar, écrivain iranien, est le scénariste du film Les chats persans qui a obtenu le Prix spécial du Jury dans la section " Un certain regard " au Festival de Cannes 2009. Le scorpion est son premier livre publié en français.

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Re : Re : De nouveaux livres
« Réponse #21 le: mars 20, 2011, 09:38:08 pm »
J'ai aussi vu ceci


Une traduction française est toujours un accès supplémentaire à d'autres cultures pour des gens comme moi. Malheureusement je crois que je préférerais pouvoir lire cela en persan enfin à hauteur de mon simple niveau), car même si c'est probablement très bien traduit par Frouzandéh Brélian-Djahanshahi (celle qui avait déjà traduit "Shah Nameh") peut-être qu'une dimension nous échappera forcément.
En le parcourant je n'ai pas accroché, ni au récit ni au style.
La lenteur des débutants face à une langue étrangère est souvent propice à la réflexion, la profondeur et aussi à une certaine candeur.
Oh, je ne savais pas qu'elle avait fait une nouvelle traduction. J'ai celle d'Henri Massé qui date un peu dans sa couverture jaunie aux éditions des Belles Lettres, et elle est jugée déjà excellente (par Mohammad Mokri par exemple).
C'est vraiment un très beau texte, sans doute la traduction de Brélian-Djanhanshahi est inférieure (son rendu du Shahnameh est déjà plus une adaptation raccourcie qu'une véritable traduction).

Pour continuer dans les textes anciens, je suis sur les Contes du Princes Marzbân (Marzbânnâmeh) de Varâvini, traduction de Marie-Hélène Ponroy. C'est un des grands textes dans le genre des miroirs des princes avec les récits dans les récits.

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #22 le: mai 29, 2011, 08:29:21 pm »
Vu en librairie hier


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Pendant de nombreux siècles, le passé glorieux de l'empire achéménide a survécu en Europe grâce aux récits que nous ont transmis les historiens grecs, principalement Hérodote, ainsi que la Bible. Il a fallu attendre le XIXe siècle pour que l'opiniâtreté des archéologues et la sagacité des épigraphistes nous livrent enfin des documents originaux, rédigés par les souverains achéménides eux-mêmes : Cyrus, Darius, Xerxès, Artaxerxès 1er...

Commencé dès 1802, le déchiffrement des cunéiformes perses s'est poursuivi jusqu'à la fin du siècle. Les fouilles des sites prestigieux comme Persépolis, Pasargades, Bisotun (Béhistan), Suse, etc. , n'ont cessé de nous fournir de nouveaux textes. Ce volume offre, pour la première fois en français, une traduction intégrale des inscriptions achéménides, qui étaient, le plus souvent, rédigées en trois langues : ancien perse, élamite et babylonien.

La traduction des versions ancien perse a été privilégiée, mais on a tenu compte des principales variantes offertes par les versions élamite et babylonienne. A cela s'ajoute la traduction d'une version araméenne de l'inscription de Bisotun, découverte en Egypte, à Eléphantine. L'introduction s'efforce de présenter une synthèse de tous les aspects de la culture des anciens Perses (histoire, institutions, religion), telle qu'elle se présente dans les inscriptions. Ces données sont confrontées aux textes, parfois contradictoires, des historiens grecs.





Hors ligne Myriam

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #23 le: mai 29, 2011, 09:27:32 pm »
Dès que j'aurai récupéré de ma fatigue, je vous lis attentivement. Boos.
"Oh, ma syngué sabour, j'ai tant de choses à te dire encore..." Atiq RAHIMI

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #24 le: mai 30, 2011, 08:01:15 am »
Rien de grave au moins?

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #25 le: mai 30, 2011, 01:50:17 pm »
Non, Léo,   :jap:C'est la course pour boucler la fin de l'année scolaire. Ensuite, je me précipiterai dans les librairies. Merci pour toutes vos informations.
"Oh, ma syngué sabour, j'ai tant de choses à te dire encore..." Atiq RAHIMI

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #26 le: juillet 29, 2011, 04:28:44 pm »
Vu en librairie tout à l'heure



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Présentation de l'éditeur


Poupak est un oiseau gris au regard vif et étonné. Il arrive de l'autre côté du désert, à Hormuzabad, aux portes du désert iranien pour retrouver la paix... Mais ici, comme là-bas, il est fébrile et inquiet. Pour apaiser son esprit troublé, il demande l'adresse de Dieu à tout le monde mais personne ne sait lui répondre. Un jour pourtant, un vieil oiseau, avant de mourir, la lui murmure à l'oreille. Aussitôt Poupak lance un appel à tous les oiseaux et se perche sur la plus haute branche d'un vieil amandier, dans un village abandonné, pour tenir un long discours. Des créatures dont les races, les tailles et les couleurs sont confondues se pressent sur le sol... Très attentifs, les oiseaux écoutent Poupak, qui les invite tous à le suivre pour contempler Dieu en personne. Une fois sa harangue terminée, Poupak descend de la branche qui lui a servi de tribune et tous les oiseaux se rassemblent autour de la fontaine pour s'abreuver, avant de s'envoler vers la montagne d'Alborz, près de Téhéran : là où se situe l'antre de Dieu. Le voyage prit une nuit entière, nuit obscure et glaciale. A l'aube d'une journée ensoleillée ils atteignirent l'Alborz. Ils réunirent leurs forces pour ouvrir la grande porte. Poupak, escorté des autres oiseaux, pénétra dans la demeure de Dieu. A l'intérieur il n'y avait rien, hormis la poussière et un miroir immaculé. Cependant nul n'ouvrit le bec pour décrire ce qu'il avait vu dans le miroir...

Biographie de l'auteur

Hormuz Kéy porte le même nom que son village natal planté au bord du désert tout prés de Yazd en Iran. Écrivain et cinéaste, il enseigne le cinéma à l'Université de Marne-la-Vallée depuis 2003. Il a réalisé notamment " Filles d'Iran, un chemin secret dans la montagne ", " La vie est une goutte suspendue " et coréalisé " Jardins du paradis "

Je l'aurais acheté si il avait été en bilingue.

Hors ligne Azadeh

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #27 le: juillet 29, 2011, 09:34:38 pm »
C'est très joliment résumé.
Attar a dû s'inspirer de cette histoire dans son Manteq al Teyr (le langage des oiseaux). Un group d'oiseaux qui recherchaient l'utopique Simorq, et qui apres de maintes periples, finissent par voir leur propre image dans la façade mirroitée de l'inaccessible mount Qâf ...
"Connais-toi toi-même et tu connaitras Dieu, en Le trouvant tu trouves tout ce que tu veux".
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Re : De nouveaux livres
« Réponse #28 le: juillet 30, 2011, 10:40:25 am »
 :jap:Léo pour toutes ces infos littéraires!

Le visage, c'est notre identité. Autrement dit: faisons face!

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Re : De nouveaux livres
« Réponse #29 le: juillet 30, 2011, 12:41:26 pm »
de rien Lilidjân  ;) mais nous devons plutôt  tout ça à certains libraires qui résistent au formatage et continuent de proposer de telles références en rayon.