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Auteur Sujet: Il faut sauver le lac d'Oroumieh !!!  (Lu 5335 fois)

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Hors ligne Parvaneh

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Re : Il faut sauver le lac d'Oroumieh !!!
« Réponse #45 le: janvier 12, 2017, 09:46:14 am »
$250M allocated to Lake Urmia restoration program

Source: Tehran Times

TEHRAN - The Iranian administration has allocated some 10 trillion rials (nearly $250 million) to Lake Urmia restoration program.

The lake which used to be a natural habitat for migratory birds, and a tourist attraction is facing a dramatic decline for years now. The decline is generally blamed on a combination of drought, damming of the rivers that flow into it, pumping of groundwater from the area, and increased water diversion for irrigation of farming lands within the lake's watershed.

Some three trillion rials (nearly $75 million) has been recently allotted, ISNA quoted Masoud Tajrishi an official with Lake Urmia restoration program headquarters as saying on Monday.

The $75-million budget allocation was drawn up three weeks ago in a meeting with officials of the headquarters and cabinet members and will be spent on projects to replace old irrigation systems and farming practices and prevent soil erosion, Tajrishi explained.

While the government has passed an annual budget of 17.5 trillion rials (nearly $440 million) for the lake in the current Iranian calendar year, ending on Mar. 20, 2017, however, only some 10 trillion rials (nearly $250 million) will be allocated to the lake restoration, he said.

"The figures and lake's current status indicate that in case we manage to do as we've planned and succeed in getting the proposed budget it is technically possible to restore the lake," he stated.

He further explained that the government has pay out some 10.5 trillion rials (nearly $263 million) for Lake Urmia restoration over the past two years.
About Lake Urmia:

Iran's Lake Oroumeih (also spelled Urmia) is the largest lake in the Middle East and the third largest saltwater lake on Earth. But dams on feeder streams, expanded use of ground water, and a decades-long drought have reduced it to 60 percent of the size it was in t


http://www.payvand.com/news/17/jan/1061.html
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Hors ligne Florinda

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Re : Il faut sauver le lac d'Oroumieh !!!
« Réponse #46 le: février 12, 2017, 12:30:59 pm »
Si même Paris Match y consacre un si long article, alors on est bien fichu ...

Iran : la mort programmée du lac d'Ourmia
Paris Match - 12/02/2017

Celui qui était il y a vingt ans le sixième plus grand lac salé du monde est en train de disparaître. Victime de la politique de construction de barrages tous azimuts des années 1990, cet ancien lieu de villégiature prisé des touristes est devenu un désert de sel. Le président Hassan Rohani avait promis de le sauver mais il tarde à s'attaquer au problème. En attendant, la population locale affronte des tempêtes de sel de plus en plus fréquentes et regarde son agriculture mourir.

Devant le panneau «Le petit Paris» gisent quelques carcasses de bateaux rongés par le sel. Sur une coque lépreuse on peut lire: «Chambre pas chère, avec jardin». Ce village surnommé d'après la capitale française, situé sur les rives du lac Ourmia, était autrefois un des hauts lieux touristiques de la région. «Ici, les touristes venaient faire la fête ou profiter des eaux aux vertus thérapeutiques. Ils allaient aussi sur l'île au milieu du lac pour chasser», explique Sina, un habitant qui venait ici se baigner dans les années 1990. Aujourd'hui, les eaux se sont retirées à plusieurs centaines de mètres pour laisser place à des pontons avançant dans le désert.

Le lac d'Ourmia était autrefois un des plus grands lacs salés du monde. Mais le réchauffement climatique et une activité agricole intensive l'ont progressivement privé de son eau. De 5000 kilomètres carrés initialement, sa surface est aujourd'hui tombée à 2000. Le niveau a baissé de 8 mètres entre 1995 et 2015. Cet assèchement est allé de pair avec une salinisation accélérée de ses eaux qui atteignent désormais un taux proche de 30%. Une concentration telle que toutes les espèces de la région, des flamants roses aux pélicans, ont fui. «Au-dessus de 240 grammes de sel par litre d'eau, aucun animal ne peut survivre», explique Hossein Shahbaz, directeur du programme de restauration du lac. Seule la crevette, «Artemia urmiana», du nom même du lac où elle fut découverte, y est encore observée.

Aujourd'hui, grâce à l'arrivée de visiteurs venus de la ville voisine de Tabriz dans la province d'Azerbaïdjan oriental, l'activité touristique se maintient tant bien que mal.La région se partage le lac avec celle d'Azerbaïdjan occidental, dont la capitale, Ourmia, se situe à 140 kilomètres. «Les habitants d'Ourmia préfèrent rester dans leur piscine », explique Sina. Les plages ne sont pas attirantes. Au pied du pont qui traverse le lac d'est en ouest, quelques familles ont installé leurs serviettes sur les croûtes de sel pour barboter dans cette eau chaude et salée ou faire des châteaux de sel. Un père réprimande son enfant car celui-ci lui a envoyé de l'eau dans les yeux: à 30% de sel, brûlure garantie. Ce dernier été, le taux de salinité a atteint un niveau si élevé que les eaux sont devenues rouges. La salinité et la chaleur ont provoqué des modifications chimiques qui ont fait proliférer algues et bactéries.

Les minéraux sont utilisés en toute impunité par le secteur de la construction

De l'autre côté du pont, les pédalos échoués voisinent avec les pelleteuses qui s'activent. Au milieu d'un désert de sel, elles retirent des quantités de terre qu'elles basculent dans des camions. «Ce sont les sociétés de constructions de l'Azerbaïdjan oriental qui exploitent la silice, le magnésium et le lithium de ce désert, explique Ahmid, membre du comité de restauration du lac. Mais elles n'ont théoriquement pas le droit de faire ça.» Les minéraux sont utilisés en toute impunité par le secteur de la construction. Pourtant cette exploitation apparaît comme une piste de diversification des activités économiques à Ourmia, pour réduire ainsi l'agriculture dans la région. A la question de savoir si les ressources en magnésium et en lithium du lac sont suffisantes pour attirer des compagnies minières internationales, notre interlocuteur devient plus catégorique. «Ces types de matériaux peuvent être utilisés dans la construction de bombes nucléaires: ils resteront donc iraniens.» Etrange destin de ce lac qui autrefois faisait la fierté des habitants de la région...

Le tourisme n'est pas le seul secteur à souffrir de l'assèchement. Le phénomène a des effets dramatiques sur l'activité agricole. Le retrait progressif de l'eau a laissé la place à des centaines d'hectares de sel et de sable, modifiant ainsi le climat de la région. Cette désertification a provoqué des tempêtes de sable et de sel, qui se sont abattues sur les cultures. Sur les pentes des montagnes qui mènent vers le lac, Napipur, producteur de cerises et de pêches biologiques, nous fait visiter sa plantation. «Les tempêtes ont recouvert de sel la cime des arbres, les faisant mourir. L'eau des puits est devenue plus salée. Nous avons dû monter plus haut pour éviter ces tempêtes, et nos anciens champs ont été détruits», explique Napipur.

Les raisons de cette sécheresse remontent aux années 1970. Le gouvernement du shah souhaite alors moderniser cette région, et lance la construction de barrages avec l'aide notamment de la filiale iranienne de la société française Scet. L'objectif est de bâtir une série de barrages pour fournir de l'électricité aux villes et à une industrie naissante. La politique est stoppée dans les années 1980, alors que l'Azerbaïdjan occidental est aux avant-postes de la guerre Irak-Iran. Dans les années 1990, la République islamique reprend l'édification de barrages. L'objectif du régime est alors de promouvoir l'agriculture. «De jeunes révolutionnaires allaient dans les zones rurales pour aider les paysans à développer leur agriculture. L'idée était de transformer les campagnes pour la révolution islamique, alors qu'elles étaient traditionnellement plus royalistes», explique Bernard Hourcade, géographe spécialiste de l'Iran. Le manque de fonds conduit à multiplier les petits barrages.

Cette nouvelle abondance en eau pousse les agriculteurs à abandonner des cultures comme le raisin pour se tourner vers d'autres, plus rémunératrices, comme les fruits ou les betteraves, mais plus consommatrices d'eau. La part des vergers sur la totalité des cultures de la région passe alors de 16% à 30% entre 1994 et 2006. Les agriculteurs creusent des puits. C'est le début d'une fuite en avant, qui fait exploser le nombre de puits illégaux. Ils passent de 64400 en 2002 à 107000 en 2012. Les agriculteurs finissent par installer leurs pompes directement dans le lit des rivières censées alimenter le lac en eau douce. Résultat, les arrivées d'eau baissent brutalement. Elles sont réduites de 70% pour la rivière Aji Chai par exemple, une de celles qui alimentent le lac dans le nord du pays. Aujourd'hui, la moitié des puits sont illégaux dans la région. «Selon l'Onu, il faudrait que nous consommions moins de 20% des ressources renouvelables en eau. Malheureusement nous en consommons 70% actuellement», explique Hossein Shahbaz. L'agriculture a aujourd'hui acquis un poids démesuré pour la région en absorbant 89% de ses ressources en eau, mais elle ne fournit que 15% de son PIB.

La mort lente du lac a ceci de paradoxal que c'est en Iran qu'a été signée la convention onusienne pour protéger les zones humides, dite «convention de Ramsar», dans la ville iranienne du même nom, en 1971. La catastrophe finit toutefois par émerger au niveau international lorsque la communauté scientifique commence à évoquer la disparition du lac. Le lieu reçoit une visibilité inespérée lorsque Leonardo DiCaprio reprend sur Instagram une photo du lac asséché au printemps 2016. La situation attire l'attention des Iraniens, effrayés par la disparition de tout un écosystème. Le sujet émerge sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad et s'impose au coeur de la présidentielle iranienne de 2013.

Leonardo DiCaprio s'engage pour Ourmia

Parmi les promesses de campagne de Hassan Rohani, qui remporte l'élection, celle de sauver le lac. Il met sur pied un comité national, lequel s'attaque aux tempêtes de sel, qu'il veut réduire en plantant des plantes halophytes afin de stopper l'érosion et retenir le sel et le sable. Nous visitons un de ces déserts responsables des tempêtes au nord-ouest du lac, à Jamalabad. C'était autrefois une des plus belles plages de sable de la zone, où les eaux étaient peu profondes. Aujourd'hui, c'est un vaste désert qui avance de 60 mètres par an. Le comité, aidé par la FAO, l'Organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture, a couvert une bande de désert de 500 hectares de plantes halophytes. Amin et Reza, deux gardes forestiers à moto, sont chargés de surveiller et d'entretenir le site. «Nous patrouillons deux fois par jour, notamment pour éviter que les habitants viennent chasser ou abîmer le site. L'endroit est dangereux: il y a un an, un homme s'est fait attaquer par un ours», explique Amin. Les deux gardes prennent leur mission très au sérieux, même si leur action peut sembler dérisoire face à l'immensité du désert qui les entoure.

Le comité a également décidé de suspendre la construction de tous les barrages et entamé une politique de dragage des rivières. Il s'est surtout attaqué aux techniques d'irrigation des agriculteurs, avec l'objectif d'améliorer de 60% l'efficacité de leurs méthodes. Dans une région où les températures peuvent facilement atteindre près de 40 °C, les paysans continuent d'inonder leurs champs pour l'arrosage! Le comité leur enseigne la méthode du goutte à goutte, qui fut pratiquée en Iran il y a des siècles. Pourtant, ceux qui acceptent de modifier leurs habitudes restent rares. Beaucoup soutiennent une théorie farfelue de l'ancien président Ahmadinejad: la sécheresse du lac serait le fait des gouvernements occidentaux, qui auraient réussi à empêcher l'arrivée de nuages sur cette région pour assécher le lac! Ainsi, malgré le risque de voir leur lac mourir, nombreux sont ceux qui appuient la construction de nouveaux barrages pour leurs cultures.

Le lac d'Ourmia est en train de connaître le même sort que la mer d'Aral, en Asie centrale, restée le symbole de la surexploitation des ressources hydriques par une politique agricole ou industrielle forcenée. Il doit servir d'électrochoc en Iran, car la mauvaise gestion de l'eau est un fléau dans le pays. Plusieurs villes y sont déjà confrontées, comme Bandar Abbas dans le sud. Et deux des lacs du Fars, ceux de Bakhtegan et de Maharloo, situés dans le sud-ouest, sont déjà asséchés. La faute à une consommation par habitant supérieure à celle de certains pays européens, à une agriculture par irrigation surdéveloppée, et à une absence totale de gestion.

D'ici à 2023 le comité de restauration du lac d'Ourmia s'est fixé comme objectif de faire remonter le niveau de 3 mètres, à 1274,1 mètres. Ses membres sont conscients que le lac ne retrouvera jamais son niveau d'antan. Cependant, à cette altitude, il retrouverait un niveau écologique, capable d'attirer les pélicans et les flamants roses, tout en fournissant les ressources hydriques indispensables au maintien de l'activité agricole. La réussite du projet serait surtout un exemple pour tout un pays confronté au défi de faire décoller la croissance économique tout en installant les bases d'une gestion plus durable de ses ressources.

Les pelleteuses ont remplacé les pédalos

Les experts iraniens ont imaginé plusieurs moyens de renflouer le lac d'Ourmia. Une des solutions consisterait à faire venir de l'eau d'ailleurs via un canal. Si des projets ont évoqué l'utilisation des eaux d'un fleuve irakien situé dans une zone limitrophe de l'Iran, la région de Piranshahr, ou du détournement de celles du lac turc Van, un projet évoque la possibilité de créer un canal entre le lac d'Ourmia et la mer Caspienne. Pas sûr, toutefois, que les défenseurs de l'écologie se satisfassent de l'arrivée de cette eau tant sa qualité a été critiquée ces dernières années. Car la mer Caspienne, que l'Iran partage avec les quatre autres Etats riverains de la mer, le Turkménistan, le Kazakhstan, la Russie et l'Azerbaïdjan, est l'autre drame environnemental qui touche la région. Selon l'institut iranien de recherche écologique, 120000 tonnes d'hydrocarbures y sont déversées chaque année, ainsi que des tonnes de métaux lourds et divers autres types de polluants provenant des villes frontalières. Si l'Iran n'est pas le principal responsable de cette situation (aucun gisement de pétrole n'est situé sur la zone économique exclusive du pays), il est une des principales victimes de la pollution avec l'effondrement de la population d'esturgeons dans la mer, donc de la production de caviar sauvage.

L'essor de l'activité pétrolière à partir des années 1990 aurait contribué à détruire 90% des zones de reproduction des esturgeons, selon la Banque mondiale. Protégé à partir de 1998 par une convention internationale, pour autant il n'est pas revenu dans «sa» Caspienne. Pourquoi ? A cause de la pollution et de la pêche illégale qui capture les poissons trop jeunes et enraye la reproduction. En 2008, les cinq pays riverains s'étaient entendus pour interdire la pêche à l'esturgeon. Le caviar sauvage est officiellement interdit depuis lors. Officiellement.

http://www.parismatch.com/Actu/International/Iran-la-mort-programmee-du-lac-d-Ourmia-1186529


Hors ligne Parvaneh

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Re : Il faut sauver le lac d'Oroumieh !!!
« Réponse #47 le: février 12, 2017, 05:55:40 pm »
D'accord, mais l'article précédent mentionne bien que l'état a donné 250 $ pourr etaurer le lac. Apparemment, c'est techniquement possible.
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Re : Il faut sauver le lac d'Oroumieh !!!
« Réponse #48 le: mars 16, 2017, 10:17:07 pm »
16 March 2017 - Lake Urmia comes back to life slowly but surely   :smiley:


By Gary Lewis, UN Resident Coordinator and UNDP Resident Representative

Life has returned to the dying Salt Lake in North-West Iran.  The effort to restore what had been broken is succeeding.

Returning to the barren landscape after almost four years, I was able to see water.  Not nearly enough, but much more than last time.  The lake is reviving.  And this revival is the result of an immensely successful collaborative effort involving many players – some Iranian, some foreign.

Lake Urmia was once Iran’s largest lake.  In its prime, it was the second largest saltwater lake in the world.  But years of man-made disruption – from the frenzy of 60 years of dam-building to the massive over-use of feeder rivers – had diverted the natural flow of sweet water from the surrounding basin into the salty lake.  As a result, it simply dried out.  It died at the hands of humans.

I also remember thinking that if the lake dried up two main things would happen.  One is that salt from the dried lake bed would blow around and get dumped on farming land and crops in what essentially becomes a salt dustbowl in a fairly large radius around the lake.  Secondly, we could expect people to get sick.  For example, in the vicinity of the dried-out Aral Sea in Central Asia, we already see people afflicted with allergies and respiratory diseases including cancers.

But there would be a third self-destructive phenomenon at play as well.  As farmers drilled ever-deeper to pump out the aquifers at the side of the lake for farming, over-exploitation of this groundwater surrounding the lake would cause saltwater seepage into those very same wells. This would hit people’s access to potable drinking water.  So we were threatened by a “perfect salt storm” affecting people’s health and livelihoods.

When our plane landed in Urmia two weeks ago, having taken the normal one hour to fly from Tehran, I wondered what I would see.  I had heard tell of an improvement.  But such stories often vanish in the face of requests to provide evidence.  I wanted to see for myself.

It was when we started to approach the vast open expanse of lake bed that I saw the morning sun glimmering off something which had not been there when last I travelled to the lake.

Water.  Not deep.  But enough to cover the salt dust granules which had caused such havoc before.  As we drove across the bridge which bisects the lake, the glimmering started to stretch out towards the rising sun.

And here are some of the pictures of that long and painful death I captured in October 2013. 

I must confess I was so happy that tears were welling up in my eyes.  The environmental problems we create can be fixed, I thought.  And here is how it happened.

First, some numbers.

When lake Urmia was full, say 20 years ago, it was estimated to contain around 30 billion cubic meters (bcm) of water.  At the worst point, 3 to 4 years ago, it accounted for a mere 0.5 bcm of salt water.  The number now stands at 2.5 bcm.  The deadly decline has been reversed.  The amount of water now keeps increasing month on month.

Because the amount of annual precipitation in terms of rain and snow in the basin has not changed appreciably in the last few years, we must look elsewhere for an explanation of why the lake is now filling up.

There are three main reasons.  The first is engineering works to help unblock and un-silt the feeder rivers.  Second is the deliberate release of water from the dams in the surrounding hills.  Third, and most difficult of all to accomplish, has been a change in the way water management in the basin happens – especially among farmers.  Other approaches like banning illegal wells have also had an impact.

Here are some more numbers.  Three to four years ago, when the water level was at its worst, only 500 of Lake Urmia’s 5,000 square kilometer surface was covered by any water at all.  That figure has now risen to 2,300 square kilometers.  Admittedly, much of that water is spread extremely thin, and some tends to evaporate easily.  But it is there, offering a protective covering for the estimated 6 billion tons of salt and dust, which now no longer finds its way so easily into the air, into our eyes and lungs, and onto the farmers’ crops.

This third approach – better water management – took considerable time and effort to achieve.  But it appears here to stay.  While practicing new roles and partnership of local authorities and communities within LU restoration process, It took painstaking effort to get farmers to reconsider how they grow their crops by modifying their agricultural techniques when growing wheat, barley, rapeseed and fruit and vegetables.

The new techniques are astonishingly simple: changing farm dimensions to make for smaller plots which retain water better; not using flooding as a form of irrigation, but rather trickle-irrigation which is targeted at the crops and thus not wasted; avoiding deep tillage which causes unnecessary water loss; introducing drought-resistant crop strains; ploughing plant residue back into the soil rather than burning it.

Across the board, in some cases the crop yield – despite using less water – has also increased by 40 per cent.

Here is a final reassuring set of numbers.  Considering the normal hydrological conditions, the lake has an average of 5.4 meters and Max. depth in northern part around 15 meters.  When the lake was at its worst point, the lake’s average level had dropped to almost zero.  When we compare the level of the lake taken now with what prevailed at exactly this time last year, we note a 6 centimeter rise.  The monthly increases have been incremental, but sustained.

The project which has brought about the improved water management is being implemented by the UN Development Programme (UNDP).  Based in West and East Azerbaijan provinces with a focus on Lake Urmia surrounding cities and villages, it works closely with local farmers, provincial and national governments and others to initiate an adaptation process by implementing the “ecosystem approach”.

Following a 7 year project to introduce ecosystem approach for saving Lake Urmia ,  with the generous financial support from the Japanese government in recent years, as well as an inflow from the Iranian government’s own resources at both the national and provincial levels, these techniques have been successfully implemented in 90 villages.  But this number represents only about 10% of the irrigated farming area in the Urmia Basin.  Nonetheless, in the areas where the sustainable agriculture is being practiced, there is a water saving of about one-third of the water that would otherwise have been wasted under the old inefficient practices.  This saved water can flow back into the lake, thereby replenishing it.

UNDP’s interventions to save Iranian wetlands including Lake Urmia – starting 12 years ago, but intensifying significantly with the addition of 3 phases of Japanese funds – have focused on working with local farmers, cooperatives and government to support a new model of partnership among stakeholders and initiate an adaptation process by implementing sustainable agriculture techniques.  It has also advocated alternative livelihoods for women using micro-credit and biodiversity conservation.

At present the project’s interventions cover sites all around the lake, and most affected, part of the lake basin.  To boost coverage from 10%, the plan is to move towards significant upscaling of this important initiative in an emblematic effort which is being recognized at an international level.

As I got on the plane to return home to Tehran in the evening, three takeaway lessons occurred to me.

First, we face powerful environmental challenges in Iran.  But we can fix what we have broken.  And this is happening – right now – in Lake Urmia.

Second, the public must educate itself and speak out on the environment.  The UN received a petition in 2016, containing 1.7 million signatures, requesting action on Lake Urmia.  The pressure has been relentless.  Such pressure must be welcomed and acted upon.

Third, in the final analysis, these environmental problems cannot be solved if we act alone.  The Lake Urmia response shows that it takes leadership by public authorities, acting in collaboration with the affected communities, and sometimes with support from the international community (technical support from UNDP and financial support from a partner like Japan) to do the trick.

What has happened in Lake Urmia is an example to inspire us all – both within and beyond Iran.


https://www.un.org.ir/all-stories/item/4004-01-march-2017-a-resurrection-in-the-middle-east-life-has-returned-to-a-dying-salt-lake-in-northwest-iran
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Re : Il faut sauver le lac d'Oroumieh !!!
« Réponse #49 le: mars 17, 2017, 08:18:31 pm »
comment croire au miracle ???
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