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Auteur Sujet: Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités  (Lu 1846 fois)

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Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« le: juin 21, 2012, 05:11:38 pm »
Paris, Forum des Images, 28 Juin 2012 à 19h00

La Master Class d’Asghar Farhadi

Chaque mois, un cinéaste ou un comédien renommé s’entretient avec le critique Pascal Mérigeau et évoque, images à l’appui, son parcours, ses aspirations artistiques, sa vision du monde.

Un coup de tonnerre. L’effet produit par Une séparation partout où le film est passé fut celui-là en effet. Un coup de tonnerre parce que le film d’Asghar Farhadi a suscité une unanimité critique et publique devenue très exceptionnelle de nos jours. Un coup de tonnerre également en ceci que s’il est rare qu’une production ni américaine ni française, ni même européenne, rencontre le succès, personne sans doute n’aurait pu imaginer qu’un film iranien soit vu en France par plus d’un million de spectateurs.
 
Pourtant, les chiffres ne sont que pour mémoire, et encore à peine, il importe bien davantage que cette réussite soit celle d’un immense cinéaste, aujourd’hui courtisé par les producteurs et les acteurs du monde entier. Asghar Farhadi était alors âgé de trente-neuf ans seulement, mais les cinéphiles avaient repéré déjà son À propos d’Elly (2009), chronique magnifique d’une disparition, et auparavant, pour quelques-uns, La Fête du feu (2006), deux films parmi les cinq qu’il a réalisés à ce jour et qui témoignaient déjà des mêmes qualités d’écriture, d’interprétation, de réalisation. Farhadi travaille longuement avec ses acteurs avant le tournage, “tant que c’est nécessaire, dit-il, tant que leur texte ne leur est pas devenu si naturel qu’à l’écran ils paraîtront l’improviser”, c’est une des données essentielles de son cinéma, qui active par ailleurs des mécanismes scénaristiques dont la virtuosité extrême est mise au service du dénudement des comportements humains au sein de la société. 
 
Cette société est celle de l’Iran, mais au-delà de particularismes aisément repérables, les tensions, les ressorts, les enjeux sont universels. Entre autres et nombreux mérites, les films d’Asghar Farhadi offrent la confirmation que le cinéma ne peut jamais prétendre mieux à l’universalité que lorsqu’il s’attache à décrire le particulier. Que l’auteur soit également écrivain et dramaturge n’est certes pas anodin, et ses références sont pour la plupart littéraires et théâtrales, plus que cinématographiques. De tout cela, il sera question avec lui au Forum des images le 28 juin au soir, un an après la sortie en France d’Une séparation, à quelques semaines seulement du début du tournage, à Paris, de son nouveau film, avec notamment Tahar Rahim. Pascal Mérigeau
 
Critique au Nouvel Observateur, Pascal Mérigeau a publié plusieurs ouvrages sur le cinéma dont “Pialat” (Éd. Ramsay, 2007), “Cinéma : autopsie d’un meurtre” (Éd. Flammarion, 2007) et “Depardieu” (Éd. Flammarion, 2008).

Durée approximative de la séance : 1h30

http://www.rencontres.forumdesimages.fr/fdi/L-Academie/La-Master-class/La-Master-class-d-Asghar-Farhadi
« Modifié: juillet 26, 2012, 11:37:37 am par Florinda »

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Re : Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #1 le: juillet 24, 2012, 04:47:19 pm »


un film de Asghar Farhadi de 2004
sortie le 11 juillet 2012, durée : 1h41min

Synopsis
Akbar est jeune, il vient d’avoir 18 ans, mais Akbar est condamné à mort. Alors qu’il attend son exécution dans une prison de Téhéran, son meilleur ami et sa sœur vont tenter d’obtenir le pardon du père de sa victime, seul moyen pour lui d’échapper à son destin.



Critique élogieuse de Le Point :
http://www.lepoint.fr/cinema/les-enfants-de-belle-ville-attention-chef-d-oeuvre-18-07-2012-1486602_35.php

Présentation sur le site du distributeur :
http://distribution.memento-films.com/film/infos/46
« Modifié: juillet 24, 2012, 04:50:50 pm par Florinda »

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #2 le: août 23, 2012, 11:30:27 pm »
Bérénice Béjo remplace Marion Cotillard chez Asghar Farhadi


Le 23 août 2012


La lauréate du César de la meilleure actrice 2012 sera finalement l'héroïne du prochain film de l'auteur du film "Une séparation" au lieu de Marion Cotillard.
 
Lors du dernier Festival de Cannes, nous apprenions que Marion Cotillard allait tenir le premier rôle du prochain film d'Asghar Farhadi, le réalisateur heureux du film Une séparation (Lire Cannes 2012 : Marion Cotillard va tourner avec le réalisateur d'Une séparation). Mais selon Le Film Français, il semblerait que l'agenda de l'actrice française soit incompatible avec les dates du tournage qui doit démarrer en octobre prochain à Paris et dans sa région. Du coup, c'est une autre comédienne en vue qui est annoncée au générique du long métrage du réalisateur iranien, Bérénice Bejo.
 
Selon le site en ligne du magazine des professionnels de l'audiovisuel, Asghar Farhadi aurait déjà commencé les répétitions avec les comédiens de ce film dont on ne sait pas encore grand-chose. En mai dernier, le producteur Alexandre Mallet-Guy avait tout juste dévoilé qu'il s'agirait "d'un thriller social aux intrigues et aux rebondissements multiples qui tiendra en haleine le spectateur de la première à la dernière image". La sortie devrait intervenir au printemps, ce qui laisse penser qu'on pourrait retrouver Bérénice Bejo et toute l'équipe sur les marches du prochain Festival de Cannes.
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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #3 le: avril 06, 2013, 12:50:57 pm »
"Le Passé" sortie le 15 mai 2013
An Iranian man having long-term domestic problems with his French wife, deserts his wife and two children to go back to his homeland, Iran. In the mean time, his wife is seeing a French man and therefore writes to him and asks for a divorce which compels the man to come back to France, only to see his wife's new partner in his home beside his children.



« Modifié: avril 07, 2013, 10:03:58 am par Florinda »

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MERCREDI 15 MAI 20H45 CINE+ CLUB NUIT ASGAHR FARHADI
« Réponse #4 le: mai 13, 2013, 09:14:35 pm »
MERCREDI 15 MAI 20H45 CINE+ CLUB
NUIT ASGAHR FARHADI
20H45 UNE SEPARATION ; 22H45 FROM IRAN WITH SEPARATION ; 23H40 LA FETE DU FEU ; 01H25 LES ENFANTS DE BELLE VILLE.
NUIT ASGAHR FARHADI

En six films chroniquant essentiellement les conflits familiaux, Asghar Farhadi a remis le cinéma iranien sur le devant de la scène internationale.

20H45 UNE SEPARATION
Film d’Asghar Farhadi avec Leila Hatami, Sareh Bayat, Peyman Moadi, Shahab Hosseini, Sarina Farhadi.
Drame – 2010 – Iran

Simin décide de quitter Nader, son mari, car il refuse de la suivre à l'étranger avec leur fille unique de 11 ans, Termeh. Le divorce suit son cours. Nader se retrouve seul à s'occuper de son père, impotent et atteint de la maladie d'Alzheimer. Il embauche Razieh, une aide-soignante, qui vient travailler avec sa fillette en cachant qu'elle est enceinte. Elle cache aussi à son propre mari, jaloux et perturbé, qu'elle travaille chez Nader. Un jour, Razieh est contrainte de laisser le vieil homme seul. Nader s'en rend compte et la congédie très brutalement. Razieh tombe dans les escaliers en réclamant son dû, ce qui provoquera une fausse couche. Simin doit intervenir pour sortir Nader de cette très mauvaise posture.

En habile tisseur d’intrigues, Asghar Farhadi imbrique le destin de deux familles : celle de Nadar, aisée et ouverte, et celle de Razieh, modeste, pieuse et traditionnelle. La religion les rapproche autant qu’elle peut les éloigner. Chaque personnage a ses mobiles, sa manière de survivre, ses arrangements, ses mensonges, ses contradictions, ses justifications, et dès lors qu’on tente de les comprendre il est difficile de prendre parti. Celui du cinéaste est de confronter le spectateur à cette complexité en l'amenant à se demander ce qu’il aurait fait à la place de tel ou tel des protagonistes. Partant de la sphère familiale et multipliant les points de vue, Farhadi explore les particularismes d’une société et, tout en dépeignant avec acuité la réalité de l’Iran, touche aux émotions universelles. Dans le droit fil de l’école iranienne incarnée par Abbas Kiarostami, Jafar Panahi ou encore Majid Majidi, il donne à ce quatrième long métrage le ressort d’un thriller dramatique et des accents de documentaire. Au diapason, ses acteurs se fondent avec une saisissante justesse dans leur personnage.
Ours d’or 2011 à Berlin
Shahab Hosseini Ours d’argent du meilleur acteur.
Leila Hatami, Sareh Bayat et Sarina Farhadi, ex-æquo, Ours d’argent de la meilleure actrice.
Oscar du meilleur film étranger
César du meilleur film étranger
Golden Globe du meilleur film étranger

22H45 FROM IRAN WITH SEPARATION
Documentaire de Azadeh Mousavi et Kourosh Ataei – 2013 – Iran
Première exclusivité

Le 27 mars 2012, le film UNE SÉPARATION, d'Asghar Farhadi, recevait l'Oscar du meilleur film étranger, une première et importante reconnaissance pour l'Iran. À l'heure où la République islamique est fustigée et internationalement sanctionnée, Asghar Farhadi valorise le goût pour la paix et la culture du peuple persan. Son œuvre entière est une ode à la tolérance et à la prise de recul. Le documentaire d’Azadeh Mousavi et Kourosh Ataei s'attache à montrer l'impact pour l'Iran d'une telle consécration de la part des États-Unis, et à tirer le portrait de la société iranienne contemporaine.

23H40 LA FETE DU FEU
Film d’Asghar Farhadi avec Taraneh Alidoosti, Hediyeh Tehrani, Pantea Barham, Hamid Farokhnezhad, Matin Heydarnia.
Drame – 2006 – Iran
Première exclusivité

Heureuse à l'idée de se marier vendredi prochain, l'insouciante Rouhi est envoyée par une agence d'aide au ménage chez un jeune couple habitant dans le centre de Téhéran. Elle débarque dans un véritable capharnaüm où Mojdeh et Morteza Samii se sont disputés toute la nuit. L'épouse accuse son mari de la tromper avec Simine, leur voisine. Le soir même a lieu le nouvel an iranien, à la suite duquel chacun part en congés dans l'immeuble, les Samii compris. Ballotée entre les époux, leur famille, la gardienne et la voisine, Rouhi est chargée de récupérer à l'école le petit garçon des Samii, Amir-Ali.

Cette journée éprouvante, au scénario ciselé, a été primée lors de l'édition 2006 du Festival des trois continents de Nantes. Asghar Farhadi signe ici son troisième film, où il confronte l'innocence d'une future mariée aux doutes et aux soupçons d'un couple de trentenaires, une thématique récurrente dans son œuvre. Sa caméra exacerbe avec un cruel talent les tensions conjugales somme toute classiques, dévoilant l'humanité du commun des protagonistes. La toute jeune Taraneh Alidoosti  incarne Rouhi après avoir été l'héroïne des ENFANTS DE BELLE VILLE, le précédent film d'Asghar Farhadi.

01H25 LES ENFANTS DE BELLE VILLE
Film d’ Asghar Farhadi avec Babak Ansari, Taraneh Alidoosti.
Drame – 2004 – Iran
Première exclusivité

Au centre de détention pour délinquants mineurs, on fête tristement l'anniversaire d'Akbar. Il a 18 ans, est condamné à mort, et donc à présent exécutable. Cela fait deux ans qu'il attend ici la potence pour le meurtre de Maliheh, que son père Rahmati Abolghassem avait unie à un autre que lui. Ala, le meilleur ami d'Akbar, emprisonné pour des larcins, obtient d'un des tuteurs du centre - l'éclairé M. Ghafouri - de devancer la date de sa remise en liberté. Il a promis à Akbar d'obtenir le pardon et la grâce de la part du plaignant, et se rend pour ce faire chez la sœur aînée d'Akbar, Firouzeh. Cette dernière connaît bien l'inflexible Abolghassem pour l'avoir supplié tant et plus en deux ans. Ala, grâce à son obstination et à sa droiture, parvient à semer le doute dans la maison d'Abolghassem…

Deuxième film poignant et subtil d'Asghar Farhadi sur le pardon réclamé par le négociateur d'un condamné à mort auprès du plaignant.
Commentaires
Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 23 juin 1793 :

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #5 le: mai 15, 2013, 11:42:25 pm »
fabuleux reportage !
si qq veux le voir je peux le compacter et le mettre sur un serveur
Citer
22H45 FROM IRAN WITH SEPARATION
Documentaire de Azadeh Mousavi et Kourosh Ataei – 2013 – Iran
Première exclusivité

Le 27 mars 2012, le film UNE SÉPARATION, d'Asghar Farhadi, recevait l'Oscar du meilleur film étranger, une première et importante reconnaissance pour l'Iran. À l'heure où la République islamique est fustigée et internationalement sanctionnée, Asghar Farhadi valorise le goût pour la paix et la culture du peuple persan. Son œuvre entière est une ode à la tolérance et à la prise de recul. Le documentaire d’Azadeh Mousavi et Kourosh Ataei s'attache à montrer l'impact pour l'Iran d'une telle consécration de la part des États-Unis, et à tirer le portrait de la société iranienne contemporaine.
Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 23 juin 1793 :

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #6 le: mai 16, 2013, 08:48:51 am »
Oui, stp !!!!  Merci doni !!!  :jap:

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #7 le: mai 16, 2013, 11:32:20 am »
125 lots de 2 places pour le film "Le Passé" d'Asghar Farhadi
 
Il suffit de s'inscrire pour participer au tirage au sort sur le site de lexpress.fr

http://loisirs.lexpress.fr/culture/quiz/37435_41/lepasse.html
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Re : Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #8 le: mai 17, 2013, 03:18:21 pm »
fabuleux reportage !
si qq veux le voir je peux le compacter et le mettre sur un serveur
22H45 FROM IRAN WITH SEPARATION
Documentaire de Azadeh Mousavi et Kourosh Ataei – 2013 – Iran
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Le 27 mars 2012, le film UNE SÉPARATION, d'Asghar Farhadi, recevait l'Oscar du meilleur film étranger, une première et importante reconnaissance pour l'Iran. À l'heure où la République islamique est fustigée et internationalement sanctionnée, Asghar Farhadi valorise le goût pour la paix et la culture du peuple persan. Son œuvre entière est une ode à la tolérance et à la prise de recul. Le documentaire d’Azadeh Mousavi et Kourosh Ataei s'attache à montrer l'impact pour l'Iran d'une telle consécration de la part des États-Unis, et à tirer le portrait de la société iranienne contemporaine.
le lien en Message privé pour ceux qui le veulent ... il fait 55 minutes et "pese" 700 mo
Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 23 juin 1793 :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #9 le: mai 28, 2013, 05:07:22 pm »
SQUARE, émission d'ARTE
France, Allemagne, 2012, 43mn

Le cinéaste iranien Asghar Farhadi a réalisé l'un des plus gros succès étrangers de ces dernières années avec "Une séparation", couronné par l'Ours d'or à Berlin en 2011 et l'Oscar du meilleur film étranger 2012. À propos d'"Elly", son quatrième long métrage, avait déjà obtenu l'Ours d'argent à la Berlinale 2009. Son nouveau film, "Le passé", avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim et Ali Mosaffa, est en compétition officielle à Cannes et sort sur les écrans français le 17 mai.

Lien vers l'émission :
http://videos.arte.tv/fr/videos/square--7513036.html

Dates de :
- 1ère diffusion : Dim., 26 mai 2013 à 11h46
- rediffusion : Samedi, 1 juin 2013 à 6h30
« Modifié: mai 28, 2013, 05:10:58 pm par Florinda »

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #10 le: mai 29, 2013, 09:07:57 pm »
 :jap:
Le travail d'une femme vaut plus que le discours de cent hommes. (proverbe afghan)

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #11 le: juin 08, 2013, 09:18:00 am »
07 JUIN 2013 - (France24)


Asghar Farhadi reçoit la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris

Le cinéaste iranien Asghar Farhadi a reçu jeudi des mains du maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, la Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris dans les salons de l'Hôtel de Ville.


Asghar Farhadi est "un homme qui nous rend particulièrement attachante cette société iranienne (...) subtile, raffinée, pleine de culture délicate", a déclaré Bertrand Delanoë.

"Non seulement vous nous la faite mieux connaitre par vos films mais vous êtes aussi quelqu'un qui porte des valeurs universelles", a ajouté le maire de Paris.

"Votre création me fait penser à ce que disait Victor Hugo: +le genre humain a des droits sur Paris+. Vous avez une manière d'exprimer les choses y compris en prenant Paris comme cadre", a-t-il poursuivi.

Asghar Farhadi a remercié le maire pour l'aide apportée dans la préparation du tournage de son dernier film "Le Passé", qui se déroule dans la capitale et en banlieue.

Le cinéaste, dont les propos étaient traduits du farsi, a expliqué avoir choisi de tourner à Paris car il s'y sentait "dans une certaine mesure chez (lui) car après le public iranien, celui qui connait le plus mes films est le public français".

"Le cinéma m'a permis de ne pas me sentir un étranger à Paris" a-t-il dit avant d'ajouter que comme son film s'appelait "Le Passé", il lui fallait "un endroit dans lequel le passé devait être vivant". "Quand on évolue à Paris, on évolue avec le passé", a-t-il ajouté.

"Le passé", qui était en compétition au dernier festival de Cannes, a valu à l'actrice Bérénice Bejo le prix d'interprétation féminine.

Asghar Farhadi livre dans ses films une vision fine et intuitive des relations familiales et amoureuses.

Son précédent film, "Une Séparation" a reçu l'Ours d'Or du meilleur film en 2011 à Berlin. L'année suivante, le long métrage recevait le César et l'Oscar du meilleur film étranger.

Asghar Farhadi sera encore l'invité d'honneur du Festival Paris Cinéma, du 28 juin au 9 juillet. Une rétrospective de ses films sera proposée au cinéma le Louxor le 29 juin.

Le Festival Paris Cinéma, présidé par l'actrice Charlotte Rampling, aura également comme invité d'honneur la Belgique.
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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #12 le: juillet 19, 2013, 02:46:41 pm »
Asghar Farhadi et l'Iran vers la séparation?
Slate.fr - 19 juillet 2013 - Bahar Makooi

Le réalisateur iranien du «Passé» et de «La Séparation» s'est vu confisquer son passeport à sa descente d'avion à Téhéran. Il a dû passer un interrogatoire auprès des services de sécurité. Que lui reprochent les autorités de son pays?

Le geste est anodin en France, mais en Iran, il est bien audacieux. Lors de la cérémonie de clôture du festival de Cannes, l'actrice Bérénice Bejo, très émue, vient de remporter le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans le film Le Passé; elle se lève pour récupérer sa récompense, passe devant le réalisateur iranien Asghar Farhadi et l'embrasse. Sur son chemin, l'acteur iranien Ali Mosaffa, qui fait également parti du casting, applaudit de façon énergique en prenant soin de placer ses mains devant son visage, évitant ainsi de se faire embrasser à son tour. Attentionnée, Bérénice Bejo lui donne une petite tape amicale sur l'avant-bras.

«Elle connaissait les codes et savait qu'il ne fallait pas embrasser Farhadi», explique un proche. Le protocole iranien voudrait que l'homme s'incline légèrement devant la femme en guise de salut, et ce sans contact physique.

Est-ce pour cela que le réalisateur iranien a été arrêté à sa descente d'avion le 9 juillet à Téhéran? Mahmoud Ahmadinejad avait déjà provoqué la colère des conservateurs iraniens en serrant contre lui mère de Hugo Chavez au moment des funérailles du président vénézuélien. L’accolade cannoise avait été commentée dans la presse internet iranienne sans pour autant susciter de réaction de la part des autorités.

Seul un site d'information proche des Gardiens de la Révolution l'accusait de faire la «grimace aux valeurs éthiques et religieuses», et ce «devant les caméras du monde entier». Au contraire, le réalisateur avait été félicité par des sites d'opposition à l'étranger pour son geste jugé tout simplement «normal».

Le lobby iranien de Cannes
L'épisode de la bise n'a pas empêché son film, Le Passé, de recevoir l'approbation du ministère de la Culture et de la Guidance islamique pour une distribution en Iran alors que de nombreux cinéastes iraniens se voient régulièrement refuser les autorisations par le ministère de la Guidance. Et depuis sa sortie, Le Passé connait un grand succès en Iran, où les entrées au cinéma ont rapporté 4,55 milliards de rials soit près de 300.000 euros en moins de 10 jours. Et ce, malgré l'absence de publicité dans la capitale iranienne, puisque les affiches ont été interdites à cause des cheveux «trop longs» de Bérénice Bejo et «sa manière de se tenir aux côtés de l'acteur iranien Ali Mossaffa» qui ne serait pas du goût des autorités.

Pourtant, l'Iran profite du succès international de son réalisateur. Ainsi, le vice-ministre de la Culture iranienne et président de la commission du film iranien, Javad Shamaghdari, s'était illustré dans la presse iranienne en s'attribuant la paternité de l'Oscar obtenu par Farhadi en 2012 pour son précédent film Une Séparation.

«C'était un souhait de Mahmoud Ahmadinejad qui m'a demandé d'internationaliser le cinéma iranien. Je lui ai répondu que cela devait d'abord commencer par un Oscar, il m'a demandé de le réaliser et c'est arrivé».

Non sans ironie, pour le festival de Cannes, Shamaghdari avait promis qu'il toucherait deux mots à Spielberg pour que la Palme d'or revienne à l'Iran. Cette fois, son lobbying n'a pas fonctionné...

Quand l'Iran lui mettait des bâtons dans les roues
Pourtant Farhadi et Shamaghdari n'ont pas toujours été amis —si tant est que ce soit le cas aujourd'hui. Certains le présentent comme le chouchou des autorités iraniennes. C'est bien vite oublier le chemin difficile qu'il a dû parcourir avant de pouvoir réaliser ses films à succès. La réalisation d'Une Séparation, adulée par le vice-ministre iranien de la Culture après son Oscar, a été entachée par plusieurs incidents au moment du tournage. En 2010, Farhadi a perdu brutalement son autorisation de tournage après un discours dans lequel il avait souhaité moins de pression sur ses collègues cinéastes en difficulté:

«Si seulement le pays pouvait être tel qu'il soit possible que Golshifteh Farahani [actrice qui a quitté l'Iran sous la pression des autorités] puisse de nouveau jouer en Iran (…), que Jafar Panahi [condamné à 6 ans de prison et à 20 ans d’interdiction d'exercer toute activité cinématographique] puisse réaliser des films dans son pays».

Asghar Farhadi a ensuite eu beaucoup de mal à récupérer l’autorisation de tournage nécessaire pour tourner en Iran. Il a été violemment pris à parti par le quotidien ultraconservateur Keyhan, proche du Guide suprême, qui l'a accusé d'être un «calomniateur» adoptant une «posture d'opposant afin d'attirer l'attention des festivals étrangers et remporter des prix internationaux».

Shamaghdari lui donne une semaine pour retirer ses propos mais Farhadi reste discret, silencieux. Puis il finit par adoucir ses paroles quelques mois plus tard en déclarant que cette histoire lui a «échappé» et qu'il n'avait pas «souhaité que ça se passe comme cela». Il a donc fini par recevoir une nouvelle autorisation.

Plus tard après son Oscar, Farhadi est félicité par celui-là même qui s’en est attribué la paternité, mais le ministère de la Guidance islamique refuse d'autoriser la tenue d'une cérémonie en l'honneur du cinéaste. Et de nouveau le quotidien ultraconservateur Keyhan critique Farhadi et salue l'interdiction. D'autres médias conservateurs lui reprochent de noircir l'image de la société iranienne à travers son film qui expose la vie d'une famille iranienne en plein divorce.

Argo vs Une séparation
Puis, lorsque le film «Argo» de Ben Affleck, retraçant l'exfiltration de diplomates américains retenus en otage à Téhéran, remporte l'Oscar du meilleur film en 2013, l'Iran le prend comme un affront et les mêmes médias ultraconservateurs demandent à Farhadi de rendre son Oscar à Hollywood. Farhadi n'est pas un fan d'Argo, il ne s'en cache pas. Dans une interview donnée au quotidien réformateur Bahar en février 2013 il explique:

«C'est un film moyen  qui sera vite oublié et ne marquera pas l'histoire du cinéma, mais l'image qu'il véhicule des Iraniens restera dans les mémoires, et ce point est attristant».

Pour autant, le réalisateur iranien ne rendra pas son Oscar, qui restera le tout premier remporté par un réalisateur de nationalité iranienne. Après le succès à Hollywood et la tentative de récupération de sa popularité par les hautes autorités du cinéma iranien, Paris apparaît comme un havre de paix pour Asghar Farhadi.

«Il était prévisible qu'après autant de joie suscitée chez les gens, certains propos reconstruits seraient véhiculés autour de cet événement. Tourner un autre film est un bon prétexte pour se tenir loin de ce genre d'à côté sans intérêt», confie le réalisateur au quotidien Bahar en février 2013.

Mais très vite le pays lui manque. Asghar Farhadi, celui qui veut à tout prix «rester le même» décide de retourner en Iran le 9 juin dernier, préférant la «difficulté» à la tranquillité parisienne :

«Travailler en Iran continue de me procurer une autre sorte de plaisir. C'est comme quand vous faites de la randonnée en montagne: vous préférez les chemins les plus difficiles. A la fin de la journée, vous avez l'impression d'avoir accompli quelque chose. C'est un défi.»

Contexte tendu
S'il n'est pas un Jafar Panhahi, ni un Mohammad Rassoulof – tous deux condamnés à vingt ans d'interdiction d'exercice de leur métier pour «actes et propagande hostiles à la République Islamique d'Iran» - Asghar Farhadi n'est pas aussi soumis que l'étiquette qu'on lui colle parfois. Il défend la profession à sa manière et n'est pas épargné par la pression du ministère de la Culture et de la Guidance islamique.

Pour preuve cet épisode du passeport confisqué à son arrivée le 9 juin à l'aéroport Imam Khomeyni de Téhéran. Un bref incident qualifié de «malentendu» par la presse iranienne puisque le passeport lui a été remis rapidement. Mais un événement à prendre comme une mise en garde de la part des autorités iraniennes, ainsi que l'interrogatoire auquel Farhadi a été soumis les jours suivants.

Le contexte actuel est tendu pour les cinéastes iraniens indépendants. Cette semaine a été marquée par des manifestations devant la Maison du cinéma, qui fait office de syndicat du cinéma iranien. Le syndicat et le centre culturel qui lui est associé avaient été fermés en 2012, suite au soutien exprimé par l'institution en faveur de Jafar Panahi et de Mohammad Rasoulof.

La Maison du Cinéma a récemment été autorisée à renaître et un nouveau directeur a été nommé, mais proche du milieu conservateur, ce qui provoqué la colère de l'ancienne équipe dirigeante très engagée. Au moment de la dissolution du lieu culturel, Asghar Farhadi avait exprimé sa solidarité avec ses collègues et demandé au ministère de la Culture et de la Guidance islamique de revenir sur leur décision.

Le réalisateur du Passé est aussi soutenu par des personnalités réformatrices comme l'ancien président Mohammad Khatami. Le 15 juillet à Téhéran, celui-ci s'est affiché aux côtés de Farhadi lors d'une projection de son film dans un autre lieu du cinéma iranien, le Musée du Cinéma.

La notoriété internationale de Farhadi saura-t-elle le protéger? Va-t-elle faciliter l'obtention des ses autorisations de tournages en Iran ou sera-t-elle un poids qui va l'empêcher de réaliser son prochain film iranien? Dans un pays où les lignes rouges changent constamment, Farhadi a beau être devenu un poids lourd du cinéma iranien, il n'est pas invincible.

http://www.slate.fr/story/75574/farhadi-iran

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #13 le: janvier 24, 2014, 12:03:19 pm »

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Re : Réalisateur Asghar Farhadi - Actualités
« Réponse #14 le: janvier 31, 2014, 02:18:22 pm »
5 nominations aux Césars pour "Le Passé" : Film, Montage, Réalisateur, Scénario original et Actrice (Bérénice Bejo)  :super:
« Modifié: janvier 31, 2014, 08:57:56 pm par Florinda »