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Auteur Sujet: Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?  (Lu 8349 fois)

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Hors ligne Florinda

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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #45 le: août 03, 2015, 10:02:30 am »
10 reasons why jet setters should skip the alps and ski in Iran

While you probably won’t spot Salman Rushdie waxing down his Burton Custom X board at the top of a run anytime soon, Iran’s Dizin ski resort — an under-two-hour drive north from Tehran, up in the Alborz mountains — could be the next Alps.
Yes, this gorgeous, altitudinous part of the Middle East is the skiing world’s best-kept secret.
The place hosts thousands of powder junkies annually — both locals and foreigners alike — starting around the middle of every fall, when the gorgeous high-elevation resort’s extraordinarily lengthy ski season kicks off.
Just not Americans.

Unsurprisingly, there aren’t too many North American companies arranging custom ski trips to Persia. Only one, in fact: Asheville, N.C.(!)-based Iran Luxury Travel, just a year old.
“This particular trip is a bit of a novelty,” says ILT CEO Steve Kutay, a “Jewish, native New Yorker” who runs the company with his wife, Pat.
The timing couldn’t be better — if lifting sanctions is the first step toward rekindling America and Iran’s love affair, a perfect second date is a weekend ski trip together, obviously.
Kutay calls it the Skiing & Snowboarding Tour in Iran (four nights for two, with guide, car and breakfast, from $950 per person).

Of course, there are definitely some caveats: That price doesn’t include the approximately $1,000 round-trip airfare; you’ll have to procure an Iranian visa (good luck with that if you’ve ever worked for the US State Department or possess an Israeli passport stamp), which means a little paperwork and contacting embassies; there are no ATMs and credit cards are a no-go, so bringing cash is a must; and the après-ski in the lodge will undoubtedly be a bust, as alcohol is (mostly) illegal.
But, while you’re sitting there under that humid sun today, melting in a sweaty stew of your own juices and fantasizing about an exotic winter getaway, just remember Iran can even out-Alp the Alps.

Here, 10 reasons why:

Length matters
Dizin’s ski season runs from late November until late May — nearly an NHL season’s worth of snow to enjoy. The reason? The base sits 9,000 feet above sea level (making it one of the 40 highest in the world, dwarfing many Alpine resorts) with lifts running as high at 12,000 feet. Where better to keep tabs on Iran’s uranium enrichment below, I ask you?

They’re so flaky
The resort faces north, so the powdery snow quality rivals that of Europe and the Rockies.

Shape-shifters
Dizin’s 20 lifts and 15 pistes (most of which are empty during the week) run the gamut, from friendly green circles to A-hole double black diamonds. Overall, however, the place skews difficult, given the tremendous 3,000-foot vertical drop. For even crazier runs, head to the nearby Shemshak ski area, nine miles from Dizin.

World star
This is no off-the-radar resort. Dizin is recognized by the International Ski Federation and hosts its fair share of global competitions (don’t hold your breath for the Maccabiah Games).

Shah-ty craftsmanship
What the shah of Iran lacked in the ability to quash insurrection, he more than made up for in mad slalom skills. In fact, Dizin was created under his watch in 1969 (encouraged by German pals of his, natch), building it up with proper chairlifts, gondolas and the like.

Do you even lift?
Ticket prices run a humane $20-$25 per day, depending on the pass.

Get on board
Unlike a couple of Utah resorts we won’t mention, Dizin is 100 percent tolerant and accepting of snowboarders. Go figure.

Three’s company
While the three-star hotel you’ll inhabit at Dizin’s base is the definition of modest, it does the job comfortably and is ski-in, ski-out (the shah had himself a probably very un-three-star presidential suite).

Go beyond
Come to Iran for the snow sports, stay for the “Oh yeah, this was once the greatest empire in the world” stuff. Tack on additional tours of Tehran and beyond, UNESCO sites, mosques, bazaars, etc. You’ll maintain the same guide and driver; you’ll just cough up more rial for extended tours. Keep in mind, this is all infinitely customizable.

It’s got action sports filmmaker Warren Miller’s seal of approval

+ photos et vidéos :
http://nypost.com/2015/07/30/10-reasons-why-jet-setters-should-skip-the-alps-and-ski-in-iran/

Hors ligne Parvaneh

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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #46 le: septembre 11, 2015, 01:58:46 pm »
L’Iran envisage à construire 20 beaux hôtels chaque année

Septembre 4, 2015


L’Iran devrait accueillir 20 millions de touristes étrangers en 2025. Cela signifie que le pays devrait construire 20 hôtels quatre ou cinq étoiles chaque année au cours de la prochaine décennie.

Parlant lors de l’inauguration d’un hôtel, le directeur de l’Organisation du patrimoine culturel, Artisanat et du Tourisme, Masoud Soltanifar a déclaré, “Les nouveaux règlements vont aider à éliminer les ambiguïtés des individus impliqués dans le secteur du tourisme qui sera connu comme une industrie en vertu de nouveaux arrangements.”

Soltanifar décrit le secteur du tourisme de l’Iran comme attrayant pour les investisseurs étrangers et a dit, “Pour la même raison, les entreprises de construction de l’hôtel de pays arabes travaillent déjà sur plusieurs projets en Iran; en fait, ils ont sept hôtels en construction. Les entreprises européennes, qui avaient séjourné pendant plusieurs années en Iran, en raison des sanctions injustes, vont commencer à travailler ici après l’accord sur le nucléaire à Vienne entre l’Iran et P5 + 1 “.

Il a ajouté, “Nous devons encourager les municipalités à offrir des mesures encourageantes telles que des allégements fiscaux pour la construction de l’hôtel.”

Le directeur du patrimoine culturel, de l’artisanat et du tourisme a déclaré que si le pays est déterminé à obtenir lui-même prêt pour l’arrivée de 20 millions de touristes comme stipulé dans le Plan Perspectives 2025, l’industrie du tourisme a besoin pour croître de 14 pour cent par an; soit trois fois plus que la moyenne mondiale.

Soltanifar décrit le tourisme comme un moyen efficace pour la communication entre les nations et dit: «En 1950, cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, 25 millions de touristes ont voyagé à travers le monde et qui a généré 2 milliards d’euros revenus pour les pays d’accueil.”

Il a ajouté, “En 2014, le nombre de touristes mondiaux se situait à 1,2 milliard. Le Conseil mondial de Voyage et du tourisme (WTTC), une société affiliée du Forum économique mondial (WEF), a prévu que le chiffre va augmenter de 4,5 pour cent pour atteindre 1,6 milliard en 2020, 1,8 milliards en 2030 et 2,6 milliards en 2050. “
Soltanifar a poursuivi en disant l’Iran devrait accueillir 20 millions de touristes en 2025 qui apportera 25 à 30 milliards d’euros en revenus. Pour un certain nombre de raisons, une décennie après le lancement du plan, le nombre de touristes n’a pas dépassé cinq millions “.

Il a dit qu’à l’heure actuelle il n’y a que 130 hôtels quatre et cinq étoiles dans le pays, ajoutant: “Si nous voulons augmenter le nombre de touristes de 15 millions de personnes en une décennie, nous devons augmenter le nombre de ces hôtels pour 400, et cela se traduit par la construction annuelle de 20 hôtels quatre ou cinq étoiles dans le pays “.

http://iranfr.com/?p=3711
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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #47 le: avril 19, 2016, 01:33:29 pm »
L'Iran s'ouvre petit à petit au tourisme


BFM TV du 19 avril 2016

Alors qu'Air France a rouvert sa ligne entre Paris et Téhéran ce lundi, d'autres compagnies aériennes vont faire de même dans les prochains mois. De plus en plus, l'Iran s'ouvre au tourisme. Les sites à l'instar du palais de Golestan ou du bazar de Tajrish gagnent à être plus connus.

 En 2015, quatre millions de touristes ont visité l'Iran. Les autorités visent les 20 millions ces prochaines années.

VIDEO :  http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/l-iran-s-ouvre-petit-a-petit-au-tourisme-797382.html
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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #48 le: avril 19, 2016, 10:33:13 pm »

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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #49 le: avril 20, 2016, 10:26:12 am »
les prix des billets sont en train de tomber  lol !!
 j'ai trouver un nice teheran en pleine saison pour pour 350€ avec Turkish et 410 avec austrian  !
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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #50 le: août 30, 2016, 02:28:53 pm »
Le tourisme apporte une bouffée d’oxygène à l’économie iranienne

LE MONDE ECONOMIE | 29.08.2016



Cela faisait de longues années que Nasser n’avait pas vu autant de touristes à Ispahan, en Iran. Depuis quelques mois, ce surveillant du palais Ali Qapu, l’un des endroits les plus touristiques de cette ville historique, constate avec satisfaction l’arrivée de plus en plus massive de familles, couples ou individus venus du monde entier. « Il y a même des Américains », s’étonne Nasser.

Depuis l’accession au pouvoir du président modéré Hassan Rohani, en août 2013, et notamment depuis la signature de l’accord sur le dossier nucléaire de Téhéran, en juillet 2015, entre l’Iran et les cinq pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine), plus l’Allemagne, le pays a entamé un retour en grâce sur la scène internationale.

Premier effet de cette nouvelle donne : l’Iran connaît un redémarrage du tourisme. « Nous ne serions certainement pas venus si un président comme Mahmoud Ahmadinejad avait été au pouvoir, témoigne Julia, institutrice autrichienne de 29 ans, qui visite Ispahan avec son compagnon, Michael, 30 ans. Ses propos provocateurs ont terni l’image de l’Iran. »

A Ali Qapu, la grande salle se remplit et se vide sans discontinuer. « A l’époque de Mahmoud Ahmadinejad, il m’arrivait de faire visiter Ispahan à des groupes de seulement trois personnes. Aujourd’hui, ils sont quinze, se réjouit Amin, le guide d’un groupe de touristes européens, travaillant pour une société voyagiste iranienne. Nos réservations sont complètes jusqu’à la fin 2017. »


http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/08/29/le-tourisme-apporte-une-bouffee-d-oxygene-a-l-economie-iranienne_4989237_3234.html
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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #51 le: septembre 15, 2016, 10:36:04 am »
L'article complet du Monde

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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #52 le: septembre 16, 2016, 11:20:48 am »
dommage... Ispahan va devenir le disneyland iranien comme venise pour l'Italie..
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Cox & Kings predict Iran as one of the hottest destinations in 2017
« Réponse #53 le: décembre 07, 2016, 02:38:53 pm »
World oldest travel company Cox & Kings predict Iran as one of the hottest destinations in 2017


Cox & Kings has predicted that Russia, Iran and Jordan will be among the “hottest” destinations next year.

Established in 1758, Cox & Kings has been making predictions about travel for centuries.
The operator has made its predictions for “on trend” destinations next year, based on political changes in the world and major events and anniversaries.

Iran
Cox & Kings reintroduced Iran to its Middle East collection in October 2015 for the first time since 2011.
The operator said demand from clients to travel back to Iran has been “remarkable but not surprising”.
The operator explained that it used to be one of the most popular tours offered by Cox & Kings.
British Airways relaunched its direct flights in September so the country is even more accessible.


http://irantourismnews.com/world-oldest-travel-company-cox-kings-predict-iran-as-one-of-the-hottest-destinations-in-2017/
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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #54 le: janvier 20, 2017, 10:37:22 am »
L'Iran, destination tendance en 2017


L'Iran attire de plus en plus les Français, un an après la levée des sanctions. Des touristes curieux et ouverts d'esprit, pour un pays plein de contradictions. Les tours opérateurs mettent l'accent sur sa richesse culturelle.


Du ski en Iran? Un an après la levée des sanctions contre Téhéran, le pays attire de plus en plus les touristes. Le Seto, Syndicat des entreprises du tour operating, note une hausse du trafic de pas moins de 144% en 2016. Près de 4000 clients des agences de voyage françaises ont choisi cette destination l'an dernier. Même si le volume reste faible, l'Iran devient tendance. Une destination originale aussi bien pour les amateurs de ski et de bronzage, sur ses plages du golfe Persique et de la mer Caspienne, que pour ceux épris de culture, d'art et d'histoire.

En avril, Air France réouvrait sa ligne Paris-Téhéran. Et de plus en plus d'agences ajoutent l'Iran à leur catalogue. Parmi les principales: Aya Désirs du Monde, Maisons du Voyage, Asia, Time Tour, selon le palmarès 2016 des voyagistes de L'Echo touristique. Avec près de 600 clients en 2016, Intermèdes s'affiche en tête des ventes de voyage culturel dans le pays. Le tour opérateur propose une vingtaine de circuits iraniens. «Le pays est encore très préservé, et c'est une destination nouvelle, pour les grands voyageurs», note sa directrice marketing, Patricia Doria. Les départs sont quasi-complets pour le printemps prochain.
Mythe de la Perse éternelle, de la route de Soie, des Mille et Une nuits... Trois lieux semblent incontournables aux yeux des visiteurs: Chiraz, la ville des poètes et des jardins, les ruines de Persépolis, site archéologique unique et monumental, et la splendide Isaphan, fort appréciée. Sans oublier Téhéran la moderne.

Au-delà de la curiosité, une certaine ouverture d'esprit est nécessaire. Car il faut se plier aux règles du pays hôte: voile pour les femmes, pas d'alcool, photographies déconseillées dans les espaces publics. Le Quai d'Orsay recommande aux voyageurs une vigilance renforcée et de faire preuve d'une grande discrétion. Les arrestations arbitraires et les pendaisons sont toujours d'actualité. «Au-delà de ces aspects négatifs, nos voyageurs sont souvent étonnés de la richesse du patrimoine, magnifique, et du peuple, chaleureux et très cultivé, contraire à leur idée d'un pays fermé, affirme Patricia Doria. Ils rentrent en France avec une autre image de l'Iran.»

Les autorités iraniennes comptent d'ailleurs séduire les Français. «Nous avons un plan spécial pour accueillir 200 000 touristes français chaque année», a déclaré le vice-président iranien Massoud Soltanifar en septembre dernier dans la revue du salon IFTM Top Resa, rendez-vous annuel du tourisme. Leur nombre est déjà passé de 8000 en 2013 à 18 000 au total en 2015, avant la levée des sanctions. La dynamique s'accélère.
La France et l'Iran ont décidé de coopérer en matière de tourisme. Selon l'accord signé il y a un an, l'Iran doit s'inspirer de l'expérience française en matière de services et d'infrastructures pour améliorer l'accueil des touristes. L'offre hôtelière, en déficit après des années de sanctions économiques et d'isolement, est en effet perfectible. Le deuxième point de l'accord concerne les opportunités d'investissement en Iran pour les entreprises françaises.

Pionnier en Iran, AccorHotels profite de cette ouverture. Le groupe compte deux établissements à Téhéran, sous ses enseignes Novotel et Ibis. Comme les autres investisseurs qui construisent des hôtels dans le pays, il est exempté d'impôts pendant au moins cinq ans.

Tous pays confondus, les autorités iraniennes attendent 30 milliards de dollars de revenus annuels provenant du tourisme d'ici 2025, contre 9 milliards en 2015. Massoud Soltanifar invite ainsi les agences de voyage françaises à la prochaine exposition internationale du tourisme de Téhéran aura lieu du 6 au 9 février 2017. Son slogan: «Pensez l'Iran différemment».


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/01/20/20002-20170120ARTFIG00019-l-iran-destination-tendance-en-2017.php
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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #55 le: janvier 20, 2017, 12:45:05 pm »
 :cry: va y avoir trop de touriste ..
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Iran, le grand rush
« Réponse #56 le: mai 23, 2017, 07:48:09 pm »
GEO le 22 mai 2017


Iran, le grand rush

Fort de sa politique d’ouverture, hospitalier et plus sûr, le pays des mollahs ne fait plus peur. Les touristes affluent. Vague passagère ou lame de fond ? Enquête en Iran.

Comment expliquer l’afflux soudain de touristes en Iran ? Conseillère pour l’Asie centrale chez le tour-opérateur Voyageurs du Monde, Gaëlle Cochard a, elle aussi, constaté le phénomène : "En 2012, nous avions une dizaine de demandes dans l’année pour cette destination, en 2014, autour de cinq par semaine, et aujourd’hui, deux ou trois par jour !" Même analyse pour Josiane Durand, responsable de production à la Maison des Orientalistes (groupe Les Maisons du Voyage) : "Nous proposons l’Iran depuis vingt ans sans discontinuer, malgré des hauts et des bas. Mais depuis deux ans et demi, la progression est spectaculaire, de 100 % par an au moins." Les chiffres du tourisme publiés par la Banque mondiale confirment le mouvement : l’Iran, qui attirait 2 à 3 millions d’étrangers par an avant 2010, en a reçu plus de 5 millions en 2015. Certes, tous ne sont pas des Occidentaux : la moitié d’entre eux s’y rendent pour des motifs religieux, l’Iran abritant plusieurs lieux saints du chiisme. Mais la tendance est nette : le pays de l’ayatollah Khomeiny – qui lança la révolution islamique de 1979 – est l’une des destinations en vogue du moment.

POURQUOI L’IRAN MAINTENANT ?
"Dans cette République islamique, l’évolution du tourisme dépend étroitement du contexte politique, explique Frédéric Garouste, guide-conférencier et co-auteur du livre Iran : de la Perse ancienne à l’Etat moderne (éd. Olizane, 2015). Prisée du temps du Shah, la destination s’est fermée après la révolution et durant la guerre Iran-Irak des années 1980. En 1997, l’arrivée au pouvoir d’un réformateur, Mohammad Khatami, a provoqué le regain d’intérêt des agences de voyage. Mais le 11 Septembre, puis les huit ans de présidence du conservateur Mahmoud Ahmadinejad, ont à nouveau stoppé l’afflux des visiteurs. Ces derniers reviennent depuis que Hassan Rohani, qui veut ouvrir son pays sur l’Occident, a pris les rênes de l’Iran en 2013." [Il a été réélu le 20 mai 2017, ndlr.]

Les accords sur le nucléaire du 14 juillet 2015 – qui prévoit la levée progressive des sanctions contre l’Iran – ont ainsi scellé le retour du pays sur la scène internationale... et dans les programmes des tour-opérateurs. Parallèlement, la reprise des vols d’Air France pour Téhéran et le réchauffement des liens économiques et diplomatiques (investissements français, visite de Rohani à Paris en janvier 2016...) ont incité les touristes à franchir le pas. Dans l’opinion, l’image de ce pays change : il est de moins en moins réduit à une terre d’ayatollahs ultrarigoristes. "Toutes les conditions sont réunies pour une lune de miel touristique", résume Frédéric Garouste, qui fait le parallèle avec la Birmanie, dont l’ouverture en 2011-2012 engendra un semblable flot de visiteurs. Enfin, l’Iran "profite" du déclin d’autres destinations orientales, relève Josiane Durand : "Jusqu’à récemment, la région offrait un large choix : Egypte, Libye, Syrie, Liban... Aujourd’hui, tout se ferme, même la Turquie. L’Iran apparaît comme la seule destination à la fois sûre et dotée de grands sites culturels."

POURQUOI EST-IL SI ATTIRANT ?
Ce pays est avant tout le berceau de la civilisation perse. Née il y a plus de 2 500 ans, soit bien avant l’arrivée de la religion musulmane au VIIe siècle, elle continue de marquer son identité. "Les Iraniens sont très fiers de leur passé, y compris pré-islamique, observe Gaëlle Cochard. D’ailleurs, leur fête la plus importante est Norouz, le nouvel an perse, qui est liée à l’ancienne religion locale, le zoroastrisme." En trois millénaires d’histoire, le pays a accumulé un patrimoine exceptionnel : sites antiques, comme Persépolis (capitale de l’empire perse achéménide aux VIe et Ve siècles avant J.-C.), mosquées, dont certaines remontent au Moyen Age, collections d’art, villes historiques telle Ispahan, palais royaux, châteaux et citadelles, jardins persans, bazars... Et des monuments moins attendus, comme des monastères arméniens ou le sanctuaire zoroastrien de Takht-e-Soleymân. Un bonheur pour les amoureux de culture et de vieilles pierres, qui trouveront ici dix-neuf sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. A cela s’ajoute un artisanat réputé, un art de vivre fondé sur la convivialité et des paysages vastes et variés répartis sur un territoire grand comme trois fois la France : hauts plateaux, steppes, côtes de la mer Caspienne et du golfe Persique... Sans oublier d’immenses déserts, et des montagnes qui attirent les randonneurs, voire les skieurs.

Enfin, l’Iran a un atout maître : sa population, jeune, éduquée, diverse (51 % de Persans, 24 % d’Azéris, 7 % de Kurdes...), est connue pour son hospitalité. "C’est un pays où l’on a l’impression d’être reçu comme un invité, relève Frédéric Garouste. Et les Iraniens sont demandeurs de contacts avec les étrangers. Certes, plus le tourisme augmentera, plus cet esprit risque de s’éroder. Mais il y a encore de la marge pour une dizaine d’années..."

LE PAYS EST-IL PRÊT À RECEVOIR TANT DE VISITEURS ?
Le tourisme n’est pas un fait nouveau en Iran : depuis deux décennies, ses habitants voyagent beaucoup à l’intérieur de leurs frontières, si bien que des infrastructures d’accueil existent sur tout le territoire. "Toutefois, prévient Frédéric Garouste, le pays souffre de certains retards, car il a vécu en quasi-autarcie depuis la Révolution, et n’a reçu que très peu d’Occidentaux sous le règne d’Ahmadinejad, entre 2005 et 2013". Malgré les investissements récents, le parc hôtelier, par exemple, demeure restreint : "Jusqu’ici, il a pu absorber la vague actuelle des touristes étrangers, mais il ne pourrait pas en accueillir plus lors des mois très fréquentés", reconnaît Marjan Saboori, responsable de l’office du tourisme de l’Iran à Paris. Pour les voyageurs sans réservation, attention, donc, aux périodes d’affluence : printemps et automne, ramadan, nouvel an perse...

Par ailleurs, à nombre d’étoiles équivalent, et malgré des prix en hausse, les établissements ne répondent pas toujours aux mêmes standards qu’en Occident. Mieux vaut se tourner vers le milieu de gamme moderne, conseille Frédéric Garouste : "Des hôtels entre 50 et 70 euros la nuit, tenus par une famille ou un Iranien entreprenant, sont parfois plus performants qu’un cinq-étoiles géré par une fondation religieuse. Et dans les villes historiques comme Chiraz, Ispahan ou Yazd, des petits palais traditionnels restaurés pour des séjours de charme font un carton."

Autres faiblesses : on ne trouvera pas partout un office de tourisme au personnel efficace et anglophone, et surtout, on se heurtera au souci du paiement. Impossible, en effet, d’utiliser sa carte de crédit internationale : il faut partir de France avec son budget en euros ou en dollars, qu’on échangera sur place contre des rials. En revanche, les transports intérieurs constituent un point fort, notamment le réseau de bus interurbains. On pourra aussi opter pour le train ou l’avion, mais on évitera la location de voiture, encore balbutiante et obligeant à se frotter à la conduite anarchique des locaux.

QUELLES RÈGLES DE SAVOIR-VIVRE ?
Les filles de la jeunesse dorée de Téhéran défient parfois les autorités en s’exhibant sans voile sur les réseaux sociaux. Mais, pour les touristes, la consigne est de se conformer au strict code vestimentaire officiel. Les hommes éviteront les shorts et les débardeurs. Les femmes, elles, doivent se couvrir la tête, le cou, les bras et les jambes dès qu’elles sortent de leur hôtel. "Il faut toujours cacher ses cheveux sous un foulard (qui peut être une écharpe légère et transparente), précise Marjan Saboori. Et s’habiller de vêtements un peu amples pour dissimuler le corps : un pantalon ou une jupe pour le bas, une tunique pour le haut... Il n’y a pas d’obligation concernant la couleur. Par contre, on ne couvre pas son visage, ni ses poignets et ses chevilles : on peut donc se chausser de sandales". En cas de manquement, les touristes sont prévenus et bénéficient d’une certaine bienveillance... à condition de rectifier le tir.

La même "décence" régit les rapports hommes-femmes en public. "Entre sexes opposés, on ne se serre pas la main, il n’y a pas de contact physique", précise Marjan Saboori. Se tenir par la main dans la rue est admis, mais pas l’échange de baisers. Et la séparation des sexes est de mise pour certaines activités telles que la baignade. Par contre, on pourra randonner ou skier en toute mixité, et un couple de touristes non mariés dormira sans problème dans la même chambre d’hôtel, chose interdite aux Iraniens. Bien sûr, les comportements "à l’occidentale" suscitent plus de réprobation dans des villes saintes comme Qom ou Mashhad que dans la moderne Téhéran (bon nombre d’Iraniens y sont au fond indifférents). Mais pour éviter l’avertissement, voire l’amende de la police des mœurs, mieux vaut suivre les règles. On se gardera aussi de photographier une prison, une caserne ou un policier. Et on ne se livrera qu’à ses risques et périls à certains jeux dangereux, comme boire de l’alcool (interdit, mais circulant sous le manteau), ou flirter ostensiblement avec un(e) bel(le) Iranien(ne).

EST-CE VRAIMENT UN PAYS SÛR ?
Jusqu’à mi-2015, le site Internet du Quai d’Orsay déconseillait aux touristes Français de se rendre en Iran. Désormais, la majorité du centre du pays, où se trouve le circuit de visite classique (Téhéran, Yazd, Chiraz, Persépolis, Ispahan, Kashan), y est classée en "vigilance renforcée". Comme le Brésil, le Chili, l’Inde, ou le Vietnam. Les connaisseurs sont encore plus confiants : "C’est un pays très sûr, même si, comme partout, il faut rester prudent, notamment sur les sites touristiques où il peut y avoir des pickpockets ou des vols à l’arraché", estime Marjan Saboori. Les arnaques, elles, seraient particulièrement rares.

Le Quai d’Orsay, dont les recommandations sont parfois jugées trop alarmistes par les usagers, continue néanmoins de déconseiller les voyages non accompagnés dans une large bande périphérique du pays (voir la carte actualisée sur diplomatie.gouv.fr). Enfin, certaines régions sont à éviter : les frontières avec l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan, ainsi que la province du Sistan-et-Balouchistan, au sud-est. "C’est une zone tribale où ont déjà eu lieu des enlèvements de touristes en échange de rançons, et qui est traversée par des trafics de drogue et d’armes", explique Gaëlle Cochard. Mais à l’échelle du pays, ces restrictions sont minimes.

CET ENGOUEMENT EST-IL DURABLE ?
Difficile de prévoir les aléas (géo)politiques qui pourraient entraîner une nouvelle fermeture du pays... Néanmoins, le gouvernement iranien semble bien décidé à exploiter son potentiel touristique, et à en faire profiter une économie exsangue, encore très dépendante des hydrocarbures. Son objectif : atteindre, en 2025, les 20 millions de visiteurs annuels (quatre fois plus qu’aujourd’hui) et 30 milliards de dollars de revenus touristiques. Des investissements massifs sont en cours, notamment dans l’hôtellerie : début 2015, l’Iran indiquait vouloir construire 400 établissements supplémentaires. Encouragés par la levée des sanctions internationales, les grands groupes étrangers affluent, dont le Français Accor, qui a ouvert deux hôtels près de l’aéroport de Téhéran fin 2015 et vise à s’implanter dans une vingtaine d’autres villes.

"Nous sommes au début d’un essor touristique sans précédent, estime Marjan Saboori. Pour l’instant, il s’agit d’un effet de mode. Nous devons travailler pour que cette tendance s’installe sur le long terme." Chez Voyageurs du Monde, Gaëlle Cochard parie aussi sur une pérennisation : "Les chiffres vont encore augmenter, d’autant que les voyageurs reviennent enchantés, et le bouche-à-oreille joue à plein. De plus, c’est un pays où l’on peut facilement faire trois, quatre ou cinq séjours, tant il y a à découvrir."

"L’Iran va devenir un grand pays de tourisme, confirme Josiane Durand, à la Maison des Orientalistes. Même si la mise à niveau des équipements prendra encore quelques années, comme à Cuba ou en Birmanie, deux autres pays qui se sont ouverts récemment. Et malgré la part d’incertitude liée à la politique : qui aurait dit, il y a quelques années, que l’Egypte serait aujourd’hui une destination sinistrée ?" Mais attention : le tourisme en Iran gardera ses particularités. Religieux pour une part, culturel et naturel pour l’autre, et sûrement pas balnéaire ou festif. Ici, pas de baignades mixtes, pas d’alcool ni de discothèques, et des autorités sourcilleuses... En l’état actuel, on ne connaîtra pas, ici, l’affluence des plages de la Thaïlande...

http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/iran-le-grand-rush-170397
"Affirmons notre fierté d'être Français (et je rajouterais Iraniens), car on ne bâtit rien sur l'auto-dénigrement"

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Re : Le tourisme en Iran va-t-il redémarrer ?
« Réponse #57 le: août 27, 2017, 01:16:18 pm »
Iran to develop Rural Tourism Potentials of thousands of villages


Iranian authorities will review the tourism potentials of 1,000 villages in the current Iranian year (started March 21) and draw up plans for those with the biggest potential.

Seyyed Abolfazl Razavi, vice president for rural development and deprived areas, said the government has identified more than 5,000 villages whose tourism industry could be developed.

“Some 1,000 villages that boast a rich history or unique arts and crafts will be studied this year,” he was quoted as saying by IRIB News.

Out of the 64,000 villages in the country, 33,000 have been deserted and 25,000 villages are each inhabited by less than 20 households. Officials hope to stop and possibly reverse rural-urban migration by developing rural tourism and creating jobs.

To that end, Iran’s Cultural Heritage, Handicrafts and Tourism Organization announced in May that it had developed a plan that would soon be implemented in 76 villages in the provinces of Kermanshah, Ilam, Sistan-Baluchestan, and Kurdestan.

Under the scheme, rural historical houses will be turned either into tourist and cultural attractions with craft workshops or accommodations for both Iranian and foreign tourists. The plan will benefit the original residents of the homes, besides creating work for the local people.

According to published data, the rural population in 1956 comprised 70% of the population of 19 million. In 2015 it had declined to 28% for a population of over 79 million.


http://irantourismnews.com/iran-to-develop-rural-tourism-potentials-of-thousands-of-villages/
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